Violences non retenues au collège (239)

   avocats006_53.1185292579.gifOn quitte un Christophe Hondelatte remarquable sur France 2 dans sa double émission sur l’affaire d’Outreau et on retrouve le matin sur RTL le même transformé en journaliste aguicheur qui fait monter la mayonnaise sur l’affaire de cet enseignant poursuivi devant le tribunal d’Avesnes sur Helpe pour avoir nous dit-on giflé un élève de 6° de 11 ans qui l’avait traité de connard. Dans le classique jeu  » L’antenne vous est ouverte. Réagissez!  » l’animateur vedette de l’information du matin appelait en plusieurs prises de parole les parents et les enseignants à réagir contre ces poursuites, et déjà contre le placement en garde à vue de l’enseignant. Traiter un professeur de « connard » ! Et avec un père gendarme qui n’hésite pas à venir quelques heures plus tard en uniforme au collège pour demander des comptes avant de porter plainte. Comment ne pas approuver le professeur et comment ne pas fustiger la justice? J’avoue avoir été choqué par le peu d’objectivité du traitement de l’information avec l’impact sur les auditeurs. Et ce soir en lisant les dépêches et en entendant le procureur d’Avesnes sur FR3 il s’avère que les choses sont moins simples qu’il était dit ce matin sur les ondes.De fait ce professeur de technologie d’un collège de Berlaimont, dans le Nord, a été placé en garde à vue pendant 24 heures. Il comparaîtra en mars pour « violence aggravée sur mineur ». 

A en croire l’AFP, l’enseignant mis en cause, avance que lundi matin, il aurait poussé par terre les affaires d’un élève âgé de 11 ans qui refusait de ranger une table en désordre au fond de la classe. L’élève lui aurait demandé une explication et le professeur l’aurait poussé contre la porte du fond. L’enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé « connard » à l’adresse de l’enseignant. Qui l’a alors giflé.

« Une première » assure ce professeur de 49 ans, qui affirme « qu’en 30 ans de carrière, on ne [lui] avait jamais parlé comme ça. »Le procureur de la République assume la poursuite devant le tribunal correctionnel. Pour lui, l’enseignant serait allé au-delà d’une simple gifle. Il aurait plaqué violement l’enfant au mur, l’aurait tiré dans la salle de classe devant les élèves. Il parle d’alcool et laisse entendre que les faits sont reconnus par l’enseignant.Le professeur a été suspendu jusqu’à son jugement pour « violence aggravée » le 27 mars devant le tribunal correctionnel d’Avesnes-sur-Helpe.

Premier reflexe, à écouter la radio, le matin, la garde à vue sur 24 heures apparaissait comme une mesure démesurée – y compris à mes yeux – tellement l’affaire semblait limpide. D’ailleurs la femme de l’enseignant elle-même enseignante dans un propos de bon sens, modéré, admettait que son mari était allé trop loin tout en comprenant qu’il ait pu réagir. Avec ce qu’avance le procureur on comprend mieux la garde à vue, mais il faudra attendre de connaître le fond du dossier pour apprécier.Reste le fond de l’histoire. Indéniablement la présentation radiophonique du matin tendait à s’indigner qu’un enfant puisse traiter de « connard  » un enseignant et à légitimer la réaction de celui-ci. On s’étonnait, sans s’y arrêter deux instants, de la poursuite pour « violence aggravée » pour une gifle. A nul moment il n’était précisé ou rappelé que la circonstance de frapper un enfant quand on est en relation d’autorité sur lui est une circonstance aggravante ! De même, doit-on le dire, le fait de violenter un enseignant est une circonstance aggravante retenu contre l’auteur des faits majeur ou mineur. L’enfant est protégé par la loi, mais l’enseignant l’est également. Heureusement.

On ne saurait d’aucune manière accepter qu’un enfant traite son professeur de connard. La gifle n’était pas la réponse adoptée et autorisée.L’enseignant se devait de réagir en saisissant immédiatement ou un peu plus tard le chef d’établissent pour qu’une réponse disciplinaire soit apportée. L’Education nationale dispose aujourd’hui d’une gamme de réponses possibles (exclusion provisoire, réparation, etc.). Il était alors possible de mobiliser la famille et de voir si éventuellement elle avait une part de responsabilité dans ce comportement.La loi, mais aussi les instructions ministérielles interdisent le recours à la violence contre les enfants. Agressé physiquement un membre de la communauté éducative peut être amené à se défendre pour faire cesser la violence dont il est victime. Sur des injures et des outrages, les enseignants comme adultes et comme pédagogues se doivent de réagir autrement que part la violence physique. D’ailleurs nombre d’entre eux le font quotidiennement.

En d’autres termes si on peut la comprendre, il est impossible d’accepter la réaction de ce professeur. Il serait même grave de la cautionner. L’Education nationale se tirerait une balle dans le pied que de le faire. Fort heureusement il ne semble pas que cette voie ait été retenue. « On ne peut pas accepter qu’un professeur gifle un élève. » a déclaré Philippe Fatrasse, directeur de cabinet du rectorat de l’Académie de Lille. Le ministère parait prendre cette orientation tout en demandant des poursuites disciplinaires contre l’élève.Quel gâchis au final ! Tout cela aurait pu se terminer autrement par une gestion purement disciplinaire. A la limite le gosse est choqué que le professeur ait envoyé balader ses affaires ; l’enseignant est traumatisé par la garde à vue et les poursuites pénales qui lui apparaissent démesurées les autres élèves ont assisté à une scène particulièrement sévère, on a réveillé le discours anti-jeunes et anti-parents géniteurs d’enfants violents et insultants. Dans tous les sens du terme, tout cela a manqué de retenue y compris dans certains médias.

Et je maintiens que la double émission sur Outreau était passionnante, remarquable dans son décryptage de l’influence de la principale protagoniste et par-delà mettant bien en évidence les différents dysfonctionnements à l’origine de l’affaire. Le décorticage des suites données aux travaux de la mission parlementaire était tout aussi intéressante. Surtout j’ai apprécié la qualité du ton trouvé par Christophe Hondelatte pour parler vrai avec les ex-accusés qui pour la plupart vivent encore les fortes séquelles de l’affaire dans leur tête ou dans leur vie. Un ton rarement trouvé à la télévision. Je suis même convaincu que beaucoup de magistrats auront découverts l’impact en profondeur sur les intéressés et leurs proches.J’ai été d’autant plus choqué du traitement médiatique du matin de cette autre histoire.

142 réflexions sur « Violences non retenues au collège (239) »

  1. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs… J’aimerais bien voir la tête de ces citoyens modèles qui s’indignent du manque de sang froid d’un enseignant excédé se laissant aller à une bavure, regrettable certes, mais limitée… Combien d’entre nous ont les nerfs assez solides pour supporter sans craquer jamais le stress accumulé tout au long d’heures, de mois et d’années passées à déployer des trésors d’ingéniosité pour obtenir les conditions minimales d’un travail individuel et collectif dans une classe de mômes dont beaucoup se comportent en petits fauves consommateurs des pub télé qui depuis leur enfance les formatent avec des messages hédonistes en flattant leur ego ?
    Combien d’enseignants de collège ont perdu l’estime d’eux-mêmes en constatant leur incapacité à enseigner leur matière tout en gérant un groupe très difficile ? (difficile est un euphémisme) Combien d’entre eux ont implicitement renoncé à leur idéal, ou tout simplement à « faire leur métier », se contentant de remplir les heures en essayant de sauver ce qui peut l’être, et en premier lieu leur peau, c’est-à-dire leur santé mentale…
    C’est un peu facile de tirer sur le lampiste de 49 ans qui, à un moment « t », lâche un peu la soupape en bousculant un élève occupé à tester l’immunité qu’il croit tenir de son père gendarme en narguant un prof fatigué.
    Il ne s’agit pas bien sûr de cautionner les paires de baffes et autres coups de règles sur les doigts (voire pire) qui étaient le lot commun de nombreux gamins de ma génération (proche de la retraite, j’ai d’ailleurs la chance (relative) d’avoir les ¾ de mes enseignements dans le post-bac).
    Cela dit, l’incrimination de « violences aggravées » correspond à un champ pénal qui n’a pas à être mis en œuvre sur des faits de cette nature.
    Comment ? Cette judiciarisation ne serait pas inappropriée ?
    Soit !
    Allons donc jusqu’au bout de la logique judicaire et réclamons l’application de l’art.222-13 du Code pénal au terme duquel « Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises …sur un mineur de quinze ans… Par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission… Dans les établissements d’enseignement ou d’éducation…
    Sachant que « Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100000 euros d’amende lorsqu’elle est commise dans trois de ces circonstances », ce qui est se serait produit en l’espèce !

    Ainsi, l’application de cette disposition pourrait conduire cet enseignant à méditer quelques années en prison et à ruiner sa famille…
    Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin !
    L’art. D49-23 du Code de procédure pénale (dans sa version de novembre 2007 !) conditionnera en effet dans ce cas toute mesure de réduction ou aménagement de peine au résultat d’une expertise psychiatrique (voir le 4° de l’article D49-23 du CPP)

    Il faudra bien qu’à un moment la raison reprenne le dessus et que l’éléphant Justice accouche d’une souris…
    La meilleure réaction (foi d’ancien pédago encore nourri d’idéal !) à cet article sympathique est celle de « Nathalie » que je me permets de reproduire ci-après
    gg
    je ne suis pas d’accord avec la solution suivante : “L’enseignant se devait de réagir en saisissant immédiatement ou un peu plus tard le chef d’établissent pour qu’une réponse disciplinaire soit apportée.”
    Il me semble qu’une personne “en relation d’autorité ” ne peut pas déléguer son “autorité” à un tiers sans la perdre. J’imagine un prof se faisant traité de connard et répondant par “je vais me plaindre au directeur d’établissement qui va prendre une mesure disciplinaire contre toi”. En tant qu’élève, je perdrais toute confiance en ce prof qui a besoin du directeur pour asseoir son autorité. Et le directeur ? auprès de qui va-t-il déléguer son autorité ? auprès de la police ? et la police ?
    Le propre d’une position d’autorité est de faire preuve d’autorité quand cela est nécessaire. La question étant : quelle est la bonne manière ? comment ce prof aurait-il dû réagir pour se faire obéir de cet élève, sans violence physique ni verbale ? C’est en cela que les profs manquent de formation.

  2. Certains directeur ou directrice n’apprécie pas que leur établissement se fasse remarquer et c’est la loi de l’occultation et ses dérives. Et ensuite il n’y a ni police ni Juge ni rapport de dossier, mais c’est oral verbal et du téléphone dit « arabe » avec des conséquences désastreuses en domino et des réglements de compte à n’en plus finir ! Qui paye l’élève ? l’autorité ? ou les deux ? et quand il n’y a pas régulièrement élève avec un s et autorité avec un s ! Elle est belle la justice dans ces cas là, las.

  3. Bien sur, cet enseignant n’aurait pas dû gifler l’élève, bien sur, on le comprend et on trouve cette médiatisation autant que les sanctions qui le menacent, disproportionnées. Mais cet incident qui nous désole est tout simplement le prix à payer pour ces valeurs molles dont notre aimable Président du tribunal pour enfants de Bobigny est un digne représentant.
    Faut-il s’étonner que la grande machine à dispenser du savoir avec ses millions d’électrons libres ne soit pas capable d’inculquer la chose la plus naturelle : le respect mutuel et en particulier, celui qu’un enfant doit à un adulte.
    J’ai vu dans un pays sous-développé des classes de 60 élèves (il y en avait 5 sous un hangar, séparées par un seul tableau noir) dans lesquelles on n’entendait que les vraies mouches voler. Mais les instits eux n’avaient pas de propblèmes avec le mot ‘autorité’.

  4. 104 commentaires, ce jour, à cet heure (cela fera 105, avec celui-ci) il semblerait que ce sujet « parle » à beaucoup de monde ; ceux qui ont déjà mis des gifles, ceux qui en ont pris, ceux qui n’en on jamais mis et qui rêvent d’en mettre…
    Si un jour nous nous retrouvons face à un massacre à la « Columbin », en France, c’est sur que nous allons tous prendre une grosse gifle.
    Après pour ce qui est de l’autorité que faire lorsque des personnes qui sont sensées l’incarner ne se respectent pas en se donnant en spectacle ?
    (la belle référence)
    Moi,je me dis que tant que l’on en arrive pas à un point où ce sont des organisations douteuses qui viennent faire de la régulation dans les écoles de la république ; cela va encore.

  5. La semaine a l’air tendue ; je viens de prendre une baffe, ce qui va m’obliger à prendre un peu de recul avant d’envisager certaines initiatives.
    Il semblerait qu’il y ai eu un court-circuit dans un ministère (que je ne nommerai pas, par crainte des représailles), qui n’est pas celui de l’éducation nationale.
    J’espère qu’il n’y aura pas trop de victimes.
    Force est de constater qu’un des principes piliers de la république est en train de se faire attaquer au marteau piqueur (made in us ?)
    Cela promet des échaffourées rocambolesques, qui ne feront pas la une des faits divers (puisque personne n’en entendra parler)
    Des fois je me demande si Kadhafi n’aurait pas distribuer des cigarettes qui font rigoler, à tout le monde, avant de repartir dans sa tanière.

  6. juste pour dire que FR3 n’existe plus depuis quelques annees maintenant….
    et ne nous retrouvons pas dans la position de la norvege ou un parent qui met une claque a son gosse peut se retrouver en prison sur denonciation d’un voisin. Je me su pris des fessees etant jeune cela m’a appris le respect. Il y a un juste milieu entre une claque et le fouet quand meme…
    Si ce prof se retrouve en prison, notre pays va droit dans le mur.

  7. Lubin, je suis franchement désolé, votre parti-pris anti-prof confine au délire… Contre le rousseauisme béat de la bonne conscience (l’élève, ce bon sauvage ignorant du mal / le prof, ce corrompu qui l’initie forcément au vice), j’aime assez cette petit référence de Platon (évidemment, elle ne doit pas traîner dans vos manuels de didactique…):
    « De tous les animaux, c’est l’enfant qui est le plus difficile à manier; par l’excellence même de cette source de raison qui est en lui, non encore disciplinée, c’est une bête rusée, astucieuse, la plus insolente de toutes. Aussi doit-on le lier de multiples brides, pour ainsi dire; d’abord quand il quitte nourrices et mamans en l’encadrant de pédagogues qui régentent la puérilité de son bas-âge; puis de maîtres qui l’instruisent en toutes sortes de disciplines et de sciences, comme il convient à un homme libre » (Lois, VII, 808 d-e).
    Vous m’objecterez que Platon est, à en croire les pitreries interprétatives de Popper, l’inventeur du totalitarisme, et que ceci explique cela… A quoi l’on répondra que les interprétations de Popper sont effectivement des pitreries.
    Aucune fantaisie certes dans l’éducation prônée par Platon; mais il avait compris, avec les Anciens, ce que les rousseauistes niais refusent à tout prix de croire: de toutes les bêtes de la nature, l’homme seul est capable d’être féroce; la cruauté est ignorée de l’animal, seul l’homme peut faire le mal pour le plaisir de faire le mal. Bref les idioties sur l’élève systématiquement bon, parce que proche de sa nature, le prof toujours mauvais, ça va 5 min. Lorsque Golding écrit Lord of the flies, lorsque Freud décrit l’enfant comme un pervers polymorphe (quel horreur! comment peut-on dire des choses aussi horribles sur ces petits chous!), ils sont juste conscients de ce que l’enfant peut le pire aussi bien que le meilleur. Nietzsche dit que la nature a voulu faire de l’homme un être qui puisse promettre: chez lui, l’éducation est directement conçue comme un dressage… Loin de moi l’idée de me référer à son projet éducatif, mais de grâce, les théories constructivistes qui postulent par principe la bonne volonté de l’élève, contre quoi toute violence du prof ne serait qu’une façon de dissimuler son propre échec, épargnez-nous ces niaiseries.

  8. @ Marcel :
    De l’avis des professeurs que je fréquente, le nombre de perturbateurs en moyenne s’élève à entre 2 et 5 par classe : mais il est vrai qu’il suffit de deux perturbateurs particulièrement motivés pour pourrir une ambiance de classe et une journée d’enseignant.

    Et même un seul, si vous saviez ! un seul qui dès l’entrée en classe pousse des cris d’orfraie, juste pour qu’on lui demande de se taire et justifier le souk qu’il mettra pendant toute l’heure, à quoi de « quoi, moi j’ai rien fait moi pourquoi vous m’en voulez, etc, je vai sle dire à ma mère, elle va venir vous mettre une râclée…

    Arrêtons de voir des monstres et des tyrans derrière chaque enfant

    Ce n’est pas le propos, je pense. Moi, je les aime assez pour faire ce métier depuis 35 ans. Mais les enfants ne font souvent que répercuter l’opinion de leurs parents sur les profs, et lorsqu’un père ou une mère a « la haine », l’enfant ne vous l’envoie pas dire (et sait qu’il sera soutenu à la maison.)

    Il y a quelques années, dans la salle vidéo (attenante au CDI), je fais rentrer mes élèves de 6ème. Il y en a un particulièrement remuant, à qui je dis (gentiment): « untel, tu te tiens tranquille, sinon je te mets… (mon intention était de dire : « à côté de moi ») mon « chef » passe:
    « expliquez-moi, madame, qu’est ce que vous lui mettez, sinon ?
    – Je ne lui mets rien, je le mets à côté de moi.
    – Ah, bon, j’ai cru que vous le menacier d’un coup de pied, d’une gifle (des petits yeux méchants et pervers, réellement soupçonneurs et sceptiques)

    Je reste persuadée qu’il ne m’a pas crue.

    Faire la chasse au « bourreaux d’enfants » est devenu le sport favori des chefs d’établissement. Excellente ambiance de travail garantie, où l’on guette le moindre mot plus haut que l’autre de la part d’un prof pour le souçonner des pires sévices sur ses élèves. Et bien sûr, ils en profitent ! Ils voient ce jeu des chefs contre les profs, et en jouent, ce sont des enfants. Si en plus les parents les soutiennent, on gagne le gros lot. Et si un parent, un enfant nous agresse, on va porter plainte à la gendarmerie (conseil des chefs) , bref, je n’épilogue pas, certains ont déjà dit comment on nous reçoit…

    Le problème, c’est qu’on serait censés obtenir des résultats… en général, on a tout de même une matière à enseigner, et un programme à finir. AZ raison de 50% de discipline par heure… c’est pas gagné.

  9. Clara, j’ai la même expérience que vous, en pire même je pense… Je vous comprends parfaitement bien, hélas !… La lâcheté du système est devenue une caractéristique de la déliquescence sociale où nous vivons. On a introduit les parents à l’école dans les conseils d’administration et dans l’espoir de mieux encadrer les enfants pour le bien de leur éducation, et le plus souvent, là précisément où ce serait nécessaire, on obtient exactement l’effet inverse : la lâcheté générale de la société a produit une telle déréliction des responsabilités à tous les niveaux que c’est le niveau générale de l’éducation des enfants qui en est gravement atteinte. Il ne faut pas s’étonner ensuite si la France se retrouve au 29ème rang mondial de la lecture ! Une vraie décadence, avec la bénéiction des bien-pensants de tous bords ! Et en sus, le « politiquement correct » évidemment de la magistrature et des institutions judiciaires…! Quelle horreur est devenu ce pays !

  10. @ israel
    Ce n’était qu’une anecdote, je pense en avoir assez d’autres pour remplir un livre…
    En effet, nous (et monsieur le Juge aussi, visiblement) sommes assez mal informés sur ce qui s’est produit en amont de la gifle.
    Mais il est devenu systématique, même en 6ème, et même en primaire, qu’un élève à qui on demande gentiment et poliment de changer de place (parce qu’il perturbe les autres) veuille immédiatement des explications, s’estime lésé, harcelé, persécuté, et pourquoi moi, et pourquoi pas lui, alors que le but de la manoeuvre était d’obtenir la paix. Que faire ? Faire semblant de ne pas voir, ne pas intervenir, ne pas punir, sinon c’est encore une heure sacrifiée en parlottes et provocations.
    (étant bien entendu qu’il est particulièrement mal vu de mettre un élève à la porte, même si c’est en principe « permis »)
    Bien. Reste à essayer de l’impressionner (quand un seul élève se donne de cette façon en spectacle, il y a entre 25 et 30 spectateurs, bien sûr) devant les autres, qui ne sont pas tous des anges, et qui attendent avec intérêt le résultat de la confrontation. Et pendant ce temps-là… l’heure tourne. Ce n’est pas un match de foot, il n’y a pas d’arrêts de jeu.

  11. @Clara

    Excellente intervention…
    Mais qui hélas ne convaincra sans doute pas ceux qui ont la haine de l’éducation…

  12. Les enfants ne sont pas nés « méchants » certains(es) le deviennent au fil du temps ! Versions et interprétations de situations très spécifiques au fil du temps, alors comment « juger » juste au bout du compte ?
    Le harcèlement dans l’enseignement de PH. Arquès donne un assez large aperçu de l’ambiance en propre qui y règne sur la durée entre enseignants et hiérarchie, les abus de pouvoir etc, et forcément en conséquences sur les élèves et leurs parents et bien au delà de leur famille.

  13. et de traiter un gendarme de connard combien prend t on? c’est plus facile de porter palinte contre un enseignant que d’arreter un jeune dans une banlieu au volant d’une voiture volée, d’arreter un automobiliste sans ceinture que de « coincer » un diller en ville,,,,, courageux militaire….

  14. @ papet croûton et annie

    Je le sais bien, hélas ! (que je ne convaincrai personne) et je suis persuadée aussi, je dirais même plus qu’Annie, qu’aucun enfant ne naît méchant. Certains ne sont pas du tout faits pour le système scolaire actuel, et ne sont pas forcément « méchants » pour autant. Ils sont… disons, pénibles, en recherche d’une reconnaissance et d’une affection ( cet avis n’engage que moi) que nous ne sommes pas toujours habilités à leur fournir. Certains font bêtement leur crise d’adolescence, s’opposant à tout, râlant à la moindre contrainte, comme ils le font sans doute aussi chez eux.
    La gifle (si gifle il y a ) peut partir non pas dans un moment de haine, mais dans un moment d’exaspération, où tout raisonnement logique est aboli pour laisser place au seul cerveau reptilien. Le ras le bol.

    Enfin, on trouve des circonstances atténuantes à des hommes qui tuent leur femme sous les coups dans un moment de rage, mais on n’en trouve pas à un professeur
    qui aurait pu faire bien pire que gifler, s’il s’était contenu.

    Les petites vexations quotidiennes et les mesquineries sont des « défenses » dont nous pouvons disposer tout le temps, sans que personne n’y trouve rien à redire. Les mots blessants aussi, à condition qu’ils soient bien choisis, à l’ironie mordante, de façon à mettre les spectateurs/ rieurs de son côté. Une réflexion sur un devoir « raté » fait plus d’effet qu’un coup (oui, même chez ceux qui donnent l’impression de « s’en foutre ».)

    J’ai dit que cet arsenal*était à notre disposition, personnellement j’au pour principe de ne jamais l’employer, car j’estime que c’est le pire. C’est ça qui casse, qui fabrique des adultes qui « ont la haine », et qui inculquent cette haine à leur progéniture. Laquelle arrive à l’école avec des idées préconçues, bien décidé à « ne pas se laisser faire » avant même d’avoir eu un problème avec qui que ce soit.
    Un cercle vicieux, en quelque sorte.

    *Cet arsenal qui est bien sûr à l’oeuvre – et bien vu – dans la société en général, l’exemple le plus frappant étant des émissions de télévision comme « le maillon faible ».

  15. Sur le même sujet, je conseille, à ceux qui ne l’auraient pas lu, le billet de Philippe Bilger publié sous le titre « Classe tous risques » sur son blog « Justice au singulier ».
    Adresse : http://www.philippebilger.com/
    Beau billet, très modéré. Bien que n’ayant, en général, pas une sympathie très grande pour les procureurs, je dois avouer que je partage son avis.

  16. Les enfants qui ont été mal élevé deviennent des adultes méchants (ou mauvais ; c’est selon)
    Des parents qui se ratent et on se retrouve avec des immondes sur les bras.
    Bien sur il y aura toujours des ahuris de service pour venir mettre du gène là-dedans (surtout si cela permet de faire de l’argent)

  17. Bonjour.
    Je suis d’accord sur quelques points avec vous:
    1) se méfier du traitement de l’affaire par les médias. Donc, je vais plutôt intervenir sur les principes et non pas sur les détails de l’affaire qu’on ne connait pas.
    2) la gifle n’est pas une méthode pédagogique (l’insulte non plus d’ailleurs).
    3) une réponse disciplinaire aurait dû être apportée…
    C’est quand on arrive au point 3) que ça se gâte. La hiérarchie de l’Éducation nationale n’a qu’une envie: c’est de ne pas en entendre parler. Le mot discipline est un mot tabou. Idem pour l’institution judicaire (désolé) sauf si l’affaire est médiatisée. J’en ai fait personnellement l’expérience pour des menaces.

    4) Un enseignant n’a pas à lever la main sur un de ses élèves (de même que tout citoyen, policiers et gendarmes y compris, n’a pas à frapper d’autres citoyens. De même aussi que mon boulanger ne me tape pas dessus, je ne l’insulte pas et vice-versa.

    Je rajouterais une précision importante: un enseignant n’a pas à se trouver confronté à ce genre de situation. Or c’est le cas car justement il n’y a pas de « réponse disciplinaire » de la part de l’institution. En cas de problème, c’est le sauve-qui-peut général. Un élève est insolent, pertubateur, on le signale. Que se passe-t-il la plupart du temps? Rien. Inspections Académiques et Rectorats deviennent subitement sourds et muets.
    Une autre précision en forme de question: Qu’advient le reste de la classe pendant que l’élève perturbeur s’en donne à coeur-joie? Vous savez, ces élèves qui veulent travailler et qui ne cassent pas les pieds au reste de la classe.

    « Agressé physiquement un membre de la communauté éducative peut être amené à se défendre pour faire cesser la violence dont il est victime. »
    Oui, bien sûr. Mais comme le premier réflexe du Rectorat ou de l’Inspection académique sera de ne pas appliquer la loi sur la défense des fonctionnaires et de se cacher sous le tapis…

    « Sur des injures et des outrages, les enseignants comme adultes et comme pédagogues se doivent de réagir autrement que part la violence physique. »
    Tout à fait d’accord, mais… =>
    « D’ailleurs nombre d’entre eux le font quotidiennement. »
    => … comme on les dissuade de le faire, on ne les soutient pas et on classe sans suite pratiquement tout le temps, on revient à la case départ.

    Quant à dire que « L’Education nationale dispose aujourd’hui d’une gamme de réponses possibles (exclusion provisoire, réparation, etc.). », c’est à se demander sur quelle planète vous vivez.
    Soit:
    – vous êtes de mauvaise foi. Je ne le pense pas vu que pour rester toute sa carrière sur ce poste, il ne faut pas être carriériste et il faut avoir la foi justement.
    – vous êtes naïf
    – soit on vous ment. Je pencherais pour cette hypothèse. Notre administration est adepte du « toutvabien » et a visiblement réussi à vous faire croire qu’un enseignant a, de part l’institution, les moyens de se faire respecter en classe. Les collèges et lycées regorgent de situations où l’enseignant s’est trouvé seul face à une administration dont le seul désir est de ne pas faire de vagues.

    Une suggestion. De la même manière que les étudiants de certaines grandes écoles font des stages dans les usines pendant leurs études, demandez un détachement ou une disponibilité et allez enseigner un an dans un de ces établissements (je ne pense pas que vous aurez de difficultés à vous faire embaucher comme vacataire par le Rectorat vu qu’il a beaucoup de mal à recruter). Vous pourrez vous faire une idée de la situation.

  18. Absolument d’accord avec vous, Claude.
    Autre cas de figure expérimenté : les élèves punis sévèrement (3 jours d’exclusion, commission de discipline) pour avoir insulté un(e)surveillant(e) ou pour avoir fait le mur, alors que les profs (du même élève) réclament une sanction en vain depuis des mois, et qu’on leur demande d’aller porter plainte à la gendarmerie. De quoi avoir l’air encore un peu plus malin !

  19. atchoum:
    «  » » » » » »J’ai vu dans un pays sous-développé des classes de 60 élèves (il y en avait 5 sous un hangar, séparées par un seul tableau noir) dans lesquelles on n’entendait que les vraies mouches voler. Mais les instits eux n’avaient pas de propblèmes avec le mot ‘autorité’. «  » » » » » »

    ma mere institutrice (« maitresse ») faisait la classe unique avec 80 éleves dans un village béarnais………point de mouches non plus……. et ils savaient lire et écrire quand les plus vieux rejoignaient leurs parents pour la fenaison………. apres ce fut rue hypollite maindron dans le XIV avec au moins 40 éleves!
    moi qui n’ai pas que des bons souvenirs de ma scolarité, je suis entierement solidaire avec ce prof

  20. En bref : ne pas croire tout ce que dit les Médias ou les peoples
    Autre sujet : Politique et les affaires privées de coeur ou de culs ??? quel intérêt ? l’€ ou le dollar

  21. Qu’est devenu le giflé ? Est-il gardé a vie? Le prof. va t-il finir en cour d’assises?
    (Pourvu que l’on ne regraisse pas la guillotine pour lui)
    Plus personne ne parle de cette histoire.
    Des fois je me demande s’il ne faudrait pas baffer les journalistes.
    (le prof. mis au pilori n’a toujours pas été réhabilité et l’enfant traumatisé soigné)
    Pendant ce temps là, certains font des fautes d’orthographe, de syntaxe, de goût et d’honneur.

  22. LETTRE A MONSIEUR LE GENDARME

    Professionnel de l’éducation depuis 30 ans, je peux vous témoigner l’intérêt et l’utilité que représente parmi d’autres la gendarmerie en tant que superstructure de notre société, au moment où les repères, les habitudes, les croyances amorcent un recul dans un contexte social plus difficile qu’autrefois. Tout ce qui contribue à donner des références mérite d’être respecté, parce que participant au processus d’éducation. Le respect du droit, des personnes, de la propriété, sont autant de fondamentaux structurants pour les enfants, que des partenaires institutionnels nombreux essaient de valoriser au côté des parents dans leur difficile tâche d’éducation. Je salue donc votre action, votre mission et votre courage.

    Pour autant un détail m’échappe. Sans doute une mauvaise lecture de ma part, me fait comprendre que vous avez fait irruption dans le collège de Berlaimont parce qu’un collégien y avait été giflé par un enseignant excédé. Si telle était votre mission, c’est-à-dire commanditée par votre encadrement, on peut comprendre votre présence en uniforme. Si ce n’est pas le cas, je vous interroge sur l’utilisation semble-t-il usurpée de votre habit. Y avait-il besoin que vos habits parlent d’eux-mêmes ou à la place de ce que vous auriez pu dire simplement comme citoyen ? Je sens une gêne qui doit vous envahir.
    Imaginons un instant cette question sans importance.
    Vous vous êtes donc ému du comportement condamnable d’un enseignant face à un adolescent. Imaginons que vous ayez raison de poser la question de la légitimité de son geste, je vous invite un instant à poursuivre votre investigation.
    Sans doute y a-t il lieu d’interroger dans le même temps les parents laxistes qui ont permis le comportement inacceptable de cet adolescent. Je vois que nous sommes d’accord, mais je sens une nouvelle gêne dans votre réaction.
    Nous sommes bien d’accord, les manières et la façon de vivre des adolescents ne sont pas spontanées. Elles sont largement le résultat d’un processus d’éducation, et donc de l’impact des parents.
    On me souffle que vous êtes le père de cet adolescent.
    Ca change tout : soit je n’ai rien dit et vous repartez libre, soit j’ai raison de vous faire ce commentaire et vous pouvez vous posez la question de votre place de père et d’exemple à l’égard de votre fils dans cette histoire ; si j’ajoute que vous brouillez la représentation des places des adultes et professionnels que les adolescents doivent se faire, ça fait véritablement beaucoup, voire beaucoup trop pour un seul homme.
    Je vous laisse juge d’y réfléchir.

  23. Ne pas tout mettre sur le DOS des parents même s’ils ont leur part importante dans l’éducation. Les adolescents sont livrés à eux mêmes et s’entraînent mutuellement en bien comme en mal dans certaines situations avec en plus des adultes « étrangers » à leur famille. Comment peut on juger un ou deux voir trois mineurs à distance (politique des 3 singes : ne rien voir rien entendre et rien dire) sans faire un minimum d’enquête et être au plus juste pour juger le plus objectivement possible ? Il y a des faits précis, des réalités dans un contexte daté avec horaires mais avoir un avis comme ça sur le vif est un peu aisé sans connaître véritablement ces personnes et la situation criminogène ou mafieuse.
    On parle régulièrement de faux témoignages (code pénal) altération de la vérité entraînant forcément un préjudice grave pour celui ou celle qui est accusé de délits ou de comportements criminels.

  24. Luc Ferry a précisé qu’il aurait donné deux gifles à son fils ? c’est fort de café, et contradictoire puisqu’ à un moment donné il a précisé qu’il ne faut pas encourager la gifle. Ce bon enseignant judéo catholique est sans aucun doute pour la manière forte et ne privilégie pas le dialogue la communication et savoir pourquoi ce professeur à des lacunes pédagogiques ??? de plus entre enseignants ils elles se couvrent, on peut comprendre mais ne pas tout admettre !

  25. Un élève de 6e de 11 ans ? tous n’ont pas la même année et la même modernité etc

  26. Pourquoi beaucoup de parents soutiennent leurs enfants contre le corps enseignant ?

    Simplement, ils leur font payer les mauvais traitements subis par leurs ancetres, il n’y a rien de plus a chercher, comme quoi, les tirages d’oreilles, coups de regles, baffes et autres fessees que les instits d’antan infligeaient sans vergogne ont bien laissé des traces

  27. La post-modernité voudrait donc que ces chères « têtes blondes » puissent se permettre de tirer à balle réelles, un jour ?
    [Notamment en Ile de France, où je sais par expérience ; pas de mon vécu (note de la rédaction) qu’il est plus facile d’acheter une arme à feu, que de s’acheter une conduite]
    Tout cela au nom de : je te fais payer ce que mes ancêtres (que je n’ai pas) auraient vécu.
    Si tout cela dégénère il va bien falloir appliquer la règle sans coups, baffer qui de droit, infliger avec vergogne ; suivre les traces que nous ont laissé ceux d’antan.
    Histoire de ne pas se retrouver à 116 ans en 6ème.

  28. Mon père n’était pas Gendarme. Et pourtant, si un prof m’avait flanqué une gifle au lcée, parceque, à 11 ans, je l’avais traité de connard, quelles qu’en soient les circonstances, il m’aurait « mis la rince »et m’administrant une raclée à la maison. Et j’aurais fait de même avec mes enfants, dont je n’ai jamais toléré la mondre grossièreté à la maison et encore moins en classe. Tout fout le camp. Même la Gendamerie…..

  29. Le dit janvier est prévu un rassemblement convivial, sympathique et bon enfant. (que tout ceux qui combattent l’oppression, avec humour, bonne humeur et respect de l’autre) aient une pensée émue.
    Il semblerait que cela soit du à un organisation ayant des prétentions mondiales (sans but terroriste, de sujétion, d’escroquerie…j’en passe et des meilleurs)
    Il se pourrait que se mouvement s’institutionalise
    (style ; téléthon, fête de la musique…)
    Auquel cas il convient de se réjouir
    (même les enfants y trouveront leur compte).
    Comme quoi, il ne faut jamais désespérer des autres.

  30. C’est le 10 février et non le 10 janvier, 2008 qu’aura lieu la première.

  31. Je ne désapprouve pas le gendarme d’être allé voir l’enseignant, cela ne veut pas dire qu’il soit entièrement d’accord avec son fils mais certains profs abusent de leur pouvoir dans un autre genre, picolent, se droguent, fument à outrance etc ce sont des êtres humains avec leur propre lacune. De toute manière ce n’est pas la profession qui fait l’homme ou la femme, et les mineurs sont sous inffluences d’une manière ou d’une autre. La Justice officielle a elle même de grosses lacunes ou fait des erreurs judiciaires au passé et au présent. C’est sûre qu’il y a des mineurs qui se retrouvent dans des situations complètement absurdes et morbides, de même pour des majeurs. Double peine pour un mineur quand il s’agit d’injustices sur la durée : côté enseignant comme côté parents et bien au delà ! Cela devient une vindicte sordide de populas et un drôle de téléphone dit « arabe » aux conséquences désatreuses pour tous. Pas très valorisant tout ça ! De la récupération en tout genre…

  32. Je reviens pour préciser que dans certaines affaires ambivalentes, complexes il y a une bonne connotation d’argent, de récupération € plus ou moins sordide !

  33. Je ne désapprouve pas la justice quand elle se trompe. puisqu’un jour où l’autre elle se détrompe ; vu qu’elle ne saurait rester dans l’ambivalence.
    Le téléphone arabe se décode tès facilement; il suffit d’être dans la récupération ; l’euro n’a alors plus aucun sens.
    C’est alors que les sordides font des complexes ; la vindicte d’un seul vaut largement celle du peuple.
    Un jour le temps arrive des abuseurs qui tombent dans leurs propres lacunes ; ils se retrouvent sous influences.
    Il est alors temps de continuer à s’occuper des enfants (puisqu’ils ne sont plus en danger)

  34. La Justice reconnaît rarement ses erreurs judiciaires ou bien c’est trop tard ! Des « double vic times » payent trop par rapport à ceux ou celles qui sont bien planqués, ou suffisamment rusés pour envoyer des intermédiaires comme des mineurs ne pouvant en général aller en prison mais sont d’une autre manière endoctrinés, emprisonnés par leurs propres tricheurs femme ou homme d’ailleurs ou les deux. L’argent joue un rôle évident dans certaines affaires mais au bout du compte la violence est toujours « gratuite » et d’une certaine manière ridicule !

  35. rarement vu sur ce blog une telle volée d’insultes. il aura fallu « oser » émettre une opinion , très mesurée d’ailleurs », pour que l’auteur de ce blog s’attire l’ire des milieux enseignants…et de tous ceux qui ont des idées toutes faites sur l’école comme sur la justice. décidément, si je pense que cette affaire de gifle est un mauvais prétexte, le malaise des profs lui est bien réel.

  36. dans un établissement, il n’ y a pas que les professeurs.
    Il y a aussi les CE, CPE, les surveillants, l’ infirmière, le chef d’établissement, et l’ adjoint assorti, la bibliothécaire et ses adjoints divers, l’assistante sociale, la ou le conseiller d’orientation-« psychologue », le médecin scolaire (rarement là), l’intendant, les secrétaires divers, les personnels ouvriers. Ajoutons les parents d’élèves.
    1) Pourquoi la vie y est-elle aussi dure pour les seuls professeurs ? Parce qu’elle l’est, j’en témoigne, c’est dur.

    2)Pourquoi ne parler que des profs devant les problèmes de disciplines récurrents ? Les profs vivent une grande solitude, rarissimement soutenus, souvent accusés de n’être pas à la hauteur. La barque est bien chargée. Et souvent que d’agressivité envers eux de la part de leur administration ! Quel confort que de recevoir un ado agité seul à seul dans son bureau, pour affirmer ensuite au professeur qu’il n’y a pas de pb !!

    Quant à l’âge (11 ans) de l’élève de 6ème de Chin, il faut être bien ignorant de la réalité des pré-ados d’aujourd’hui pour en faire un critère le classant dans la catégorie » chérubin ». Qu’il ait été l’an dernier en CM2 ne fait rien à l’affaire, demandez à un instit que vous auriez sous la main. (prof des écoles)

  37. M; hondelatte est intervenu a l’université de versailles St quentin ce jeudi 14 février et est revenu sur cette « affaire de la baffe en marge de son intervention initiale »; selon ses dires, l’information relayé par l’AFP, puis par lui même et l’ensemble des médias, était eronée et un démenti aurait du etre publié: le professeur concerné était ivre, et aurait trainé l’élève aux toilettes pour lui mettre la tete sous l’eau…. Cette information nous a été relayé ce jour en amphi par un professeur de droit pénal de l’université qui lui avait demandé le 14 février d’intervenir sur l’affaire d’Outreau ds le cadre d’un cours de droit pénal, qui n’avait pas de relation directe avec son intervention a l’université dans le cadre du festival du polar. Personnellement, si cette information s’averait etre réélle (je n’étais pas présente lors de l’intervention du journaliste) ma vision de l’affaire est sensiblement différente. qu’en pensez vous?

  38. D’abord je voudrai dire bravo a l’enfant de 11 ans !!!

    mais en meme temps au maroc l ya des cas plus grave la loie dit que la vilolence dans l’école et interdite
    mais dans les école (je ne précise pas ) au marc a berkane
    tous les professeures intervienne a la violenece imaginez vous !! que l a directrice qui analphabétte ne c’est ni écrire ni lire préne tuyo ou un fil en plastique est commence a frappé les pett enfant de la crédche
    des petite enfants!
    on plus de ca elle frappe meme les mec et fille de 14 ou +
    est quand un deux appelle leur parent elle leur dit si vous ne voullez pas que on frappe vos éléve on vous renvoie votre enfant ce qui est incopréssible boon je c’es vous dite que si dans cette école la directrice et comme ca dans les autres école elle ne serait pas de sorte comme elle mais! quand vous alé dans d’autre école les prauf frappe les éléve avec le compas (utilisée pour les maths) sans la pérmition de la direction mais bon…

    meci pour votre compréhension

  39. Dans l’article on peut lire “L’Education nationale dispose aujourd’hui d’une gamme de réponses possibles (exclusion provisoire, réparation, etc.).”
    Foucart a bien raison de parler de naïveté. Quant à l’appui de la hiérarchie, autant ne pas en parler.
    Témoin l’affaire récente de la jeune prof Karen Montet-Toutain qui avait été poignardé en plein cours. Quelles avaient été les réactions de sa hiérarchie (principale et inspectrice) :rien! « Veux pas le savoir ». Le ministre ? On n’a rien à se reprocher. Tout va très bien madame la Marquise. Jusqu’à drame… Il a fallu un recours au tribunal administratif pour faire reconnaitre l’inaction de l’État.
    Les magistrats ont rappelé que « la collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer » et ont accordé 15 000 € au titre du préjudice moral.
    Donc pas de problème est cas d’insultes, menaces,… Il faut prévenir la hiérarchie de manière officiellle (recommandé, huissier,…), puis saisir le tribunal administratif. C’est tout simple. Ah oui, j’avais oublié un détail : il faut continuer à faire cours pendant ce temps (ou au moins semblant, l’important étant que tout se passe bien vu de l’extérieur).

  40. Bonsoir,
    un petit peu de lecture sur le sujet.
    Comme vous le constaterez, ça se dégrade de plus en plus. Bon, c’est normal, vous me direz: tel que c’est parti, il n’y a aucune raison pour que ça s’arrange…
    Il y a juste un point positif, c’est que la peine de mort a été supprimée dans ce pays. C’est déjà un garde-fou.

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=49893
    http://www.bienpublic.com/actu/region/20090110.BPA5957.html

    « L’instituteur avait dit : « Je coupe tout ce qui dépasse » à un élève qui montrait son zizi… »
    « On peut être rassuré. L’administration de l’Éducation nationale et la justice veillent. Elles traquent impitoyablement cette engeance qui menace la sécurité des citoyens. Ils viennent de mettre hors d’état de nuire dans la région de Saulieu en Côte d’or un dangereux malfaiteur qui se camouflait sous les traits badins d’un instituteur remplaçant. »
    […]
    « Ayant reconnu les faits, le geste joint à la parole, il est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Dijon, le 23 janvier prochain, pour y répondre de « violences aggravées, sans incapacité, sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur mineur chargée d’une mission de service public, avec menace d’une arme. » Il est passible, selon l’article 222-13, de 5 ans de prison et de 75.000 euros d’amende. »

    « La Ligue des droits de l’homme dénonce
    Un instituteur suspendu près de Saulieu
    A Dijon, la Ligue des droits de l’homme défend le cas d’un instituteur côte-d’orien, actuellement suspendu. Explications…
    C’est une dérive extraordinaire ! nous ne disons pas que les choses n’ont pas été faites dans le respect de la loi ; mais une machine s’est mise en route et elle a eu tort ! »… tels sont les propos de Bernard Marchois, membre du bureau de la Ligue des droits de l’homme à Dijon.
    […]
    A Dijon, la Ligue des droits de l’homme dénonce les « proportions ubuesques prises par cette affaire, par rapport à l’incident initial, que Bernard Marchois qualifie de « plutôt rigolo ». L’association a écrit au préfet pour évoquer, en terme d’« atteinte intolérable », le sort réservé à « cet instituteur aujourd’hui brisé et, dont l’honneur a été bafoué ».
    Et de demander solennellement l’intervention du représentant de l’Etat « afin que cessent ces pratiques ». »

    Prochaine étape ? La réponse est peut-être donnée ici:
    http://www.lesmotsontunsens.com/jean-dell-sketch-instituteur-gifle-baffe-professeur-prof-audio

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