La mobilisation a été immédiate pour sortir des griffes de la justice américaine le talentueux réalisateur de cinéma interpellé en Suisse à la demande. Dès la nouvelle connue la charge a été lancée par pas moins de deux ministres de la République relayés par le ghotta français.
Il faut dire que les arguments ne manquent pas : les faits sont anciens ; ils sont reconnus de longue date par leur auteur ; la victime a retiré sa plainte et demande qu’il n’y ait pas de poursuites. Elle a été indemnisée et souhaite aujourd’hui légitiment tourner la page. Et puis l’homme par-delà ses qualités cinématographiques est sympathique. Il a connu un drame majeur avec l’assassinat de sa femme ; en son temps, il a été pris à partie par l’intelligentsia américaine pour avoir osé aborder des questions taboues. Ajoutons qu’il a fui les USA après que le juge en charge du dossier ait laissé à penser qu’il ne respecterait pas l’accord passé avec la justice.
Quelques voix (Luc Besson, Dany Cohn-Bendit, des parlementaires français) se sont depuis élevées pour dire que finalement il ne fallait pas se précipiter à pétitionner. Une association comme La fédération « La voix de l’enfant » s’est indignée de l’indignation à travers sa présidente Martine Brousse!Quelques jours étant passés il devient p ossible de raisonner d’une manière plus rationnelle qu’émotive et de fonder une attitude , sachant que chacun privilégiera tel ou tel argument.Quatre données me semblent devoir être rappelées dans la mesure où elles constituent le cadre incontournable du débat.
1° On l’oublierait presque, mais au sens juridique du terme le fait commis et reconnu par Roman Polanski – des relations sexuelles avec un enfant de moins de 15 ans – s’analyse en France comme un crime. Peu importe que l’intéressée ait « accepté » les relations. La loi pose une présomption : un enfant de moins de 15 ans en cette matière n’a pas de consentement libre face à un adulte. Et encore plus s’il y a eu administration de boisson alcoolisée ou de produits stupéfiants, mais sur ce point, il y a doute. Ne le retenons pas. Il y a déjà crime dans ce qui est reconnu. 2° Les faits ne sont pas prescrits aux USA et il n’est pas sûr qu’ils l’auraient été en France quand on sait qu’il y encore quelques mois un acte d’instruction avait lieu entre ministère public américain et avocats du cinéaste.
3° La victime n’est pas maitre du procès pénal. Bien sûr son positionnement est important. En France, elle peut accepter ou non que l’affaire aille devant un tribunal correctionnel plutôt que devant la cour d’assises ; elle peut demander le huis clos ; elle peut et doit démontrer qu’elle a souffert d’un crime ou d’un délit, mais c’est au procureur de demander une peine au nom de la société. Le procureur agit au nom de la société avec le souci de faire respecter la loi par chacun et de faire comprendre aux futurs contrevenants potentiels qu’il ne laissera pas passer certains faits sans réagir.
4° Et enfin, l’intéressé avait depuis le temps largement la possibilité via ses avocats d’obtenir qu’une décision intervienne dans cette affaire. A l’inverse il est difficile d’admettre que pourvu que l’on soit riche et connu plutôt pauvre et transparent, on puisse échapper à la justice en s’enfuyant et en vivant dans un autre pays. La justice américaine a fonctionné à son rythme, mais ce n’est pas au délinquant de lui en faire grief. Et en l’espèce l’argument développé par les avocats de M. Polanski ont fini par se retourner contre lui :
– « Vous avez trainé depuis des années à le faire arrêter ; preuve s’il en fallait que n’y teniez pas tant que cela ! »
– « Qu’à cela ne tienne, vous allez voir si nous négligeons le problème ! »
On a vu …
Un accord d’extradition existe entre deux pays à la tradition démocratique bien installée qui sont de forts Etats de droit. Laissons la justice faire son office. Le dossier de Roman Polanki est solide : il a reconnu au moins partiellement les faits ; la victime souhaite une solution apaisante ; elle dit avoir été indemnisée. Roman Polanski c’est le moins qu’on puisse dire n’a pas mal tourné depuis les faits. Les américains ne vont pas lui couper la tète et personne ne souhaite pour lui une peine de prison même s’il a commis aux yeux des américains une faute impardonnable : s’enfuir.
Et ce d’autant moins qu’apparemment le juge américain a lui-même à balayer devant sa porte.La page peut être tournée semble-il aisément. Plus que jamais Roman Polanski devrait revendiquer qu’une réponse judiciaire définitive intervienne rapidement. Il sera dit qu’il a commis à une certaine époque une faute grave et reconnue et que depuis il a su avoir une toute autre attitude. La victime maintiendra sa position et on peut penser qu’une décision symbolique clôturera cet épisode contestable.Mais il n’est pas possible qu’il puisse être dit comme on l’a entendu que ces violences supportées par la victime constituent une « banale affaire de mœurs ».Il n’est pas normal qu’il puisse être entendu – notamment par les plus fragiles que sont les jeunes – que parce que l’homme est connu et remarquable il n’a pas à rendre des comptes. Pour le coup c’est la justice universelle qui serait mise à mal.
Là encore on voit bien que la décision dépasse les acteurs premiers de l’affaire et devrait amener à plus de prudence dans la réponse reflexe.
PS : Au passage que les admirateurs du système pénal américain réfléchissent à l’occasion de cette affaire médiatisée à ce qu’on est en train de nous importer en France !
Vous qui savez le rôle néfaste de la prison pour les mineurs, ne trouvez-vous pas paradoxal qu’on puisse incarcérer un mineur de 13 ans, estimant qu’il est assez mature pour répondre de ses actes, tout en lui refusant le droit au consentement sexuel? des relations sexuelles (consentantes) seraient plus néfastes que la prison?
(Attention, je ne me fais pas ici l’avocate de relations trop précoces. Je trouve simplement qu’il y a une incohérence totale et que l’incarcération d’enfants de 13 ans est aussi scandaleuse que leur abus sexuel par un adulte).
Il est sain de nettoyer ce sujet des strates d’émotion qui le submergent pour en revenir un peu aux fondamentaux.
A quoi sert de mettre les gens en prison ?
1 – A favoriser le travail de deuil et de guérison de la victime en la reconnaissant comme telle et en châtiant le coupable.
Ici, la victime a clairement indiqué que rouvrir l’affaire aurait un effet inverse.
2 – A empêcher le coupable de récidiver en le privant de contact avec la société.
30 ans après les faits, on peut douter de la dangerosité extrême pour la gent féminine d’une personne de 76 ans.
3 – A dissuader le coupable de récidiver, de la même manière qu’on tente de dissuader un enfant de voler des bonbons une seconde fois en le frappant à coups de nerf de bœuf. (je plaisante)
Les 30 années écoulées montrent qu’il n’est pas besoin de dissuader la récidive dans le cas présent.
4 – A dissuader les autres délinquants potentiels de passer à l’acte.
Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête, car son analyse est plus délicate. Rappelons que l’enjeu est bien de protéger la société, y compris le cas échéant contre l’avis de la victime. Dans le contexte de la politique pénale américaine, qui utilise très peu la détention provisoire, on peut comprendre qu’une attention particulière soit portée à poursuivre longtemps des criminels en fuite (en France, où la justice est très généreuse en matière d’accueil en maison d’arrêt des prévenus, le risque d’évaporation est bien sûr moindre).
Cela justifie-t-il pour autant que les crimes soient imprescriptibles et les fuyards poursuivis à vie ? De mon point de vue, non. Il est fort douteux qu’un criminel sur le point de passer à l’acte se demande s’il va se faire coincer à un festival de cinéma en Suisse à 76 ans, et qu’il renonce pour cette raison
On peut discuter du délai de prescription pour les crimes les plus graves, comme les crimes contre l’humanité ou les assassinats en série, mais cela n’a rien à voir avec un viol, même sur une mineure.
Continuons donc à dire haut et fort que la prescription et le droit à l’oubli sont des facteurs d’apaisement et que la poursuite éternelle des délinquants est une idée, certes américaine, mais pas forcément humaniste ni efficiente.
Quel paradoxe? Il ne s’agit pas ici du contentement sexuel du mineur. C’est le contentement sexuel de l’adulte avec un mineur que la loi interdit.
Roman Polanski n’a pas seulement perdu sa femme, Sharon Tate, atrocement assassinée. Il a été aussi cet enfant de six ans, enfermé par les Nazis dans le ghetto de Cracovie, où la distraction des SS était de lancer leurs chiens contre les femmes, les vieillards, les enfants. Il n’a survécu que par miracle, tandis que sa mère a été assassinée à Auschwitz. Ce n’est qu’en 1943 (je crois) que l’enfant a pu s’échapper du ghetto. Je m’imagine qu’un homme qui a vécu dans son enfance une telle horreur peut avoir conçu une phobie insurmontable de l’enfermement et une méfiance insurmontable à l’égard de ceux qui ont le pouvoir de vous enfermer. Je suis persuadé qu’il y a des peurs insurmontables, des peurs qu’on traîne toute sa vie. Quand il a senti que le juge américain allait revenir sur sa précédente décision, il a préféré fuir, au risque d’être accusé d’éluder ses responsabilités d’homme. Depuis ce moment, Polanski est resté, malgré tous les honneurs qu’a reçus le cinéaste, un homme en fuite, un homme traqué. Si j’avais vécu ce qu’il a vécu dans son enfance, je crois que j’aurais fui toute ma vie. Cependant la justice américaine fait de cette affaire une question de principe. Elle n’admet pas, et c’est normal, qu’un prévenu, accusé d’un acte grave, se dérobe et n’affronte pas sa responsabilité. C’est pourquoi je pense que cet homme, que j’aime et que je respecte, parce qu’il est l’auteur de films qui m’ont profondément touché et sont pour moi inoubliables, parce qu’il n’est évidemment pas réductible à cette faute grave qu’il commit il y a plus de trente ans, devrait de lui-même se présenter à la justice américaine, pour qu’enfin, la justice étant passée, le cauchemar de la fuite étant derrière lui, il soit enfin un homme libre.
Bon billet, clair et équilibré.
Je souhaite, comme vous, que Polansky accepte de se rendre devant la justice, et espère qu’il aura droit à un procès dépassionné et à une peine symbolique, et qu’on close vite cette affaire.
Je reconnais, cela dit, que les propos d’Augustissime ont un certain poids. La prescription gagnerait peut-être à être étendue plus facilement. Il faut vraiment que le prévenu soit un criminel de guerre à la Pol Pot ou à la Barbie pour que je ne me sente pas mal à l’aise devant le procès d’un vieil homme pour un unique crime, et qui n’est pas un meurtre, commis il y a trente ans.
Raison de plus pour que l’affaire soit vite close et que le rescapé du ghetto puisse enfin vivre sans crainte.
Messieurs Augustissime et Le Cheick,
Comment pouvez-vous avoir le culot d’écrire qu’un viol n’est pas un crime contre « l’humanité » ou un meutre ?
Quand on est violé(e), on meurt de l’intérieur, on devient un ou une « morte vivante », être violé(e) c’est pire que d’être mort, quand on meurt au moins on est plus là !
Quand on est violé(e), faut continuer à vivre dans un corps qu’on voudrait quitter, un corps qui donne envie de vomir, un corps qu’on rejette, un corps dont on ne veux plus, un corps qu’on veut oublier…. vous avez déjà essayé vous, de vivre en dehors de votre corps, parce que si vous savez comment on fait ayez la « bonté » de donner le mode d’emploi, ça pourra toujours servir aux nombreuses victimes !
Et si c’est pas un crime contre « l’humanité », pourquoi est-ce que le viol est toujours utilisé à l’heure actuelle comme « arme de guerre » dans de nombreux pays ?
Ma théorie : c’est le méthode la plus efficace pour mettre fin à un ethnie et en plus y en a qui prennent « leur plaisir au passage », autre avantage y a pas à s’embêter à construire des camps ou concevoir des chambres à gaz.
Y en a marre de lire des « hommes » qui aborde le sujet du viol en minimisant l’acte et ses conséquences .
Une personne violée est une personne « HANDICAPEE A VIE ! ».
Traumatisée dans au plus profond de son âme,sa sexualité, explosée de plein fouet et atteinte, juste là ! dans cette « partie du corps » qui permet de « donner la vie »….
Polanski a commis un crime, il a choisi de fuir, il a bien vécu pendant 30 ans et c’est tant mieux pour lui !
Maintenant, c’est l’heure de payer…
Evoquer son enfance dans le ghetto et la fin horrible de sa 1ére femme et de ses amis, je trouve ça INSULTANT pour tous ceux qui on survécu au nazisme ou autres monstruosités et qui se sont tenus et se tiennent toujours « droit dans leurs bottes » !
Qu’il assume et que les victimes de viol puissent enfin vivre sans crainte…..
Les actes de Polanski, qu’il n’ont dispute pas, sont criminelles en France et aussis ici aux Etats-Unis (precisement, en Californie, nous n’avons pas une loi nationelle surs les offenses sexuelles).
Je dois encore être sous le choc émotionnel, mais je pense sincèrement qu’un type qui a violé une enfant de 13 ans et qui est en cavale depuis 30 ans doit être jugés comme le criminel qu’il est. Et pas comme le gentil papy qu’il est devenu.
Je ne comprendrais pas si il n’écope pas de plusieurs années de prisons correspondant à l’acte initial additionné à la peine pour s’être soustrait à la justice. Bref une bonne dizaine d’année en prison…
Bon je suis effectivement encore énervé. Mais je trouve odieux que parce qu’il s’agit de monsieur Polanski on aille contredire la justice sur laquelle on se repose le reste du temps!
Suivant le raisonnement de notre ministre de la jusitice Alliot-Marie, je demande la castration chimique pour Polanski…
Humour…
Déclaration du cinéaste polonais Krzysztof Zanussi :
« Si Polanski n’était pas un personnage célèbre, le fait d’avoir profité il y a plus de 30 ans à Los Angeles, ville connue pour la liberté des moeurs, des services d’une prostituée mineure n’aurait eu aucune suite aujourd’hui. »
Salir la victime, c’est la nouvelle tactique des défenseurs de Polanski.
Bientôt, ils vont demander qu’on la mette en prison. Qu’en pensent F. Mitterrand et Sarkozy (bien silencieux)
Les commentaires refletent bien les opinions doubles qu’on trouve en France. On trouve des excuses a Polanski : Le pardon accorde par la victime, son enfance dramatique, le meurtre de sa femme enceinte, son talent et le reste de sa carriere qui absouderait cette erreur…D’un autre cote, on colere contre un pedophile abuseur d’une fille de treize ans et lui souhaite le pire. Vivant en Australie, je suis temoin d’une quasi unanimite pour condamner Polanski et une incomprehension a l’attitude francaise.
Je viens de lire un article qui relate le temoignage de la victime alors. Droguee, Polanski l’aurait finalement sodomise.
Ayant vu le doc qui retrace l’affaire et la bio de « Roman », je dois dire que je ne suis d’accord qu’avec la fin de votre article. Que la jsutice fasse son oeuvre et qu’elle decide si il y a eu condamnation suffisante dans le passe et reparation du prejudice jsutifiant l’abandon des charges.
Mais dire que Polanski a fuit parce que le juge s’appretait a rompre l’accord passe n’est pas suffisant. Le doc montre que le juge etait embarasse de cette affaire mais soucieux de publicite et de l’opinion publique. Polanski n’avait fait qu’un gros mois de prison avant qu’il ne s’enfuit de peur d’une peine plus lourde. Il semble que le juge alors soit passe d’une indulgence « people » a la menace de severite pour plaire a l’opinion publique. Il y va de votre election dans le systeme US.
La gravite des faits restent, et la castration chimique s’appliquerait a un cas comme ca si elle est votee.
Polanski relate dans sa bio comment il a decouvert Nastajsia Kinski lors d’une seance de triolisme alors qu’elle avait quinze ans. « Blow Up » avec une mineure.
Alors, oui, la solution aux crimes sexuels n’est pas simple et doit s’appliquer a tous.
Font a paye. Pourquoi pas Polanski?
Rebondissement.
Polanski: un procureur américain revient sur ses déclarations favorables au cinéaste.
http://bit.ly/2FffCc
Beau lapsus tout au début.
Le Gotha n’a rien a voir avec le ghetto, mais avec la ville allemande de Gotha (Saxe-Cobourg-Gotha) où paraissait un almanach célèbre, le « Who’s who » de l’époque en quelque sorte.
Je suis française et n’approuve PAS l’hyper-réactivité médiatique faite en France par le libidineux F. M et certains acteurs de style « haro! » sur l’Amérique…!
Quant à Polanski, un passage très court, de plus dans une prison suisse avec un traitement de faveur pourra l’amener
à faire le bilan et de faire des plans pour un film plein d’humanité et moins de désespoir que ceux qu’il a pu nous servir…
Un parcours de chaos (holocauste, femme et enfant assassinés etc…) est-il plus une excuse pour lui que pour d’autres?
En écho à cet affaire, je trouve que cette lettre ouverte est à lire:
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/09/30/lettre-ouverte-a-monsieur-kouchner-et-monsieur-mitterrrand_1247376_3232.html
un ancien violeur explique comment il a ressenti l’affaire Polanski et la nécessité d’être jugé pour prendre conscience de son erreur.
A nouveau certaines confusions apparaissent dans les commentaires. « Statutory rape » que l’on pourrait traduire par « viol par statut » s’apparente dans le droit français à un « détournement de mineur ». On emploie notamment cette expression en cas de « relations sexuelles librement consenties avec une personne n’ayant pas l’âge légal ». Il ne s’agit donc pas d’un « viol », acte sexuel imposé par la force. Quant au terme de « sodomy », il désigne un crime sexuel dans le droit américain, mais n’est pas synonyme de « sodomie ». Dans certaines juridictions américaines le terme peut aussi bien être employé pour désigner la félation ou le cuninlingus. Bravo M. Rozenczveig pour votre billet remarquablement mesuré. Comme vous, j’espère une solution juridictionnelle respectueuse du droit et apaisée. Malheureusement, certains commentaires un peu énervés » laissent craindre qu’une opinion populaire très mal informée et guidée par une haine aveugle exige un lynchage…
D’un coté nous avons des ministres qui sont révoltés par l’arrestation d’un individu ayant abusé d’une fillette de 13 ans !!!!! Une honte!!!!!!!
Et de l’autre une ministre qui réclame la castration de ces pédophiles ?
Accordez vos violons ?
il ne reste pratiquement aucun tabou sexuel et c’est tant mieux.mais va-t-on banaliser maintenant la sexualité avec les mineurs? Si un grand artiste connu internationalement est a ce point défendu officiellement par un ministre . quid de la loi protectrice ? Brigitte
Qu’en est-il de la responsabilité des parents de la victime ? Laisser seule sa fille de 13 ans faire une séance photos « de mode » avec un réalisateur de 40 ans, dont vous rappelez à juste titre qu’il a brisé quelques tabous aux US, me semble quand même assez léger pour ensuite jouer les vierges effarouchées…
Par ailleurs, je pense que notre époque est beaucoup plus conservatrice question sexualité qu’il y a 30 ans. Donc on juge des faits de l’époque à l’aune de notre morale actuelle.
« Statutory rape » peut se traduire par « viol au regard de la loi ».
Toute relation sexuelle avec un mineur de moins de 15 ans est considérée comme un viol par la loi, même si elle a eu lieu sans contrainte.
Effectivement, c’est choquant d’accepter que parce qu’il a les moyens de s’expatrier pendant 30 ans, un criminel puisse finalement être pardonné.
Par contre je crois que ceux qui pensent que Polanski ne sera que modérément réprimandé aux USA se trompent.
Il suffit de regarder les récentes affaires de moeurs pour voir que des Outreau arrivent régulièrement là-bas, tel cet enfant de moins de 12 ans incarcéré pour une histoire de touche pipi avec sa voisine, ou ces enfants enlevés à leurs parents après qu’ils aient déposé leurs photos de famille ou les deux petites filles figurent nue dans le jardin.
En plus, les américains adorent ce genre de procès à forte audience et rebondissements hollywoodiens, dont les procureurs, juges et autres avocats se font une pub incroyable.
Polanski a raison de vouloir rester en Suisse. Les USA peuvent lui réserver une retraite sordide.
Aussi sordide que son geste, il est vrai…
@Pénélope Beuze : Madame, faut-il vous rappeler que le « crime contre l’humanité » a une définition juridique bien précise grâce à l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale ?
Un « crime contre l’humanité » est une infraction criminelle comprenant l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre, non pas un individu particulier, mais l’ensemble d’une population civile.
Il faut savoir raison garder, et ne pas tout confondre. Un viol (ce n’est d’ailleurs pas la qualification juridique de ce qui est reproché à Monsieur Roman Polanski) est un crime contre une personne, au même titre qu’un assassinat, y compris celui d’un enfant (je suis père moi-même). Inutile d’en rajouter pour qu’un crime soit inadmissible, révulsant et condamnable !
Mais c’est sur cela que peut et doit se fonder une réflexion philosophique (comme chez Jankélévitch) entre le prescriptible et l’imprescriptible. Et c’est sur cela, aussi, que se fonde aujourd’hui – à juste raison – la Loi pénale français.
Il est faux de dire que Polanski a reconnu les faits. Il a plaidé non coupable des faits présentés par la victime (usage de drogue, viol, sodomie) et n’a « reconnu », ensuite, qu’une accusation très vague, en achetant, a posteriori, la bienveillance de la victime.
Il s’est conduit comme un criminel, non repenti, de bout en bout. Et il continue.
Je pense que cet affaire montre bien à quel point, les representants les plus visibles de la culture FR tiennet à l’égalité: EN RIEN !! La France a été, est , et bien doit changer pour qu’elle arrete d’être le pays de Versailles, Napoleon I et III et bien d’autres. Le pays de « l’état est moi », et « tous les privileges pour le pouvoir ». Bonne continuation MM Lang, Kouchner et Mitterand !
Quand est-ce-que les Lang, Kouchner et Mitterand feront la meme chose pour Mami?
C’est sûr qu’avoir son article dans wikipedia juste parce qu’on s’est fait violer par un cineaste, c’est un préjudice assez énorme.
Une précision toute de même pour beaucoup qui n’ont pas l’air de le savoir: la loi n’interdit les relations sexuelles avec un mineur que s’il a moins de 15 ans, âge de la majorité sexuelle en france sauf cas de personnes particulièrement vulnérables, ou si l’adulte est dans une relation d’autorité, prof avec élève par exemple.
IL ya eu un delit donc l’equité veut que le coupable soit jugé , le probleme c’est que attendre 30 ans est totalement stupide . Mais dans un pays ou on parle dans le cadre de hadopi de jeter des dizaines de milliers de telechargeurs en prison on ferait bien de refléchir n’est ce pas monsieur Miterrella (la culture en tartines)
Ne pensez-vous pas qu’au contraire, on va faire un exemple d’égalité de Polanski en le condamnant sévèrement pour prouver que « mieux vaut tard que jamais, on n’épargne pas les puissants » ?
Par ailleurs, je me permet de glisser un lien avec une analyse qui me semble complémentaire de la vôtre. http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/09/29/Quelques-mots-sur-l-affaire-Polanski
Je trouve que la réaction de Pénélope nous tire vers des régions inquiétantes (et je suis une femme, je le précise. en ljui rappelant au passage que les garçons sont aussi victimes de viols sur mineurs).
en rajouter dans le « mieux vaut être mort », dans la prise de parole en lieu et place des victimes, c »‘est prendre leur place et mépriser leur parole. C’est considérer qu’une victime n’est qu’une « femme violée » pour l’éternité, au delà de ses propres désirs et efforts de résilience. Comme les hommes qui parlaient du « traumatisme irrémédiable » d’un avortement pour contrer le droit des femmes, alors qu’ils n’en savent rien!
Virginie Despentes, elle -même victime d’un viol collectif, en a trés bien parler, loin de ce culte de la douleur entretenue…
Merci aux dernières réactions de clarifier un point important, surtout en regard à la réaction de Pénélope: il ne s’agit pas d’un viol dont il est accusé, mais de détournement de mineur, qui semble-t-il était consentante. Au passage, sans chercher à excuser quoi que ce soit, chez les Massai en Afrique, les jeunes filles sont considérées comme sexuellement actives à l’age de 13 ans (tout comme en France jusqu’à une période « récente »). Néanmoins, crime il y a (tout au moins au regard de la loi du pays dans lequel il a eu lieu), donc jugement il doit y avoir. Pour moi, la question n’est pas là du tout !
En effet, ce qui me gène dans cette histoire ce sont les circonstances ! Je voyais cette semaine dans un journal télévisé de la TSR, un invité s’expliquant: Roman Polanski vient en Suisse, la Suisse n’a « pas le choix que d’extrader le cinéaste si les USA en font la demande ». Sachant que Polanski venait régulièrement en Suisse, ce depuis plus d’une dizaine d’années, qu’il semblerait que ce soit la Suisse qui aie contacté les USA, et qu’il y a peu, il y ai eu des tensions diplomatiques entre les deux pays pour des raisons d’évasion fiscale… je ne peux que condamner la forme dont cette arrestation a eu lieu ! Je me rappelle dans le même registre, un monsieur sans papier qui a été arrêté en France alors qu’il attendait sa petite fille à la sortie de l’école ! La « justice » à tout prix ? Je pense qu’il faudrait redéfinir le terme !
Entre parenthèses, les responsables suisses essayent de convaincre leur propre opinion invoquant le fait que les suisses ont récemment voté l’imprescriptibilité des crimes sexuels et que donc au titre de la justice suisse il devrait également être arrêté. Le problème c’est que cette nouvelle loi n’est pas rétroactive. Donc justement au titre de la justice suisse, il NE devrait PAS être arrêté…
Ce genre d’affaires sont tout bonnement scandaleuses pour moi, parce que du coup la forme en vient complètement à occulter le fond du problème : si Polanski avait été arrêté au cours de ses vacances d’hiver dans son chalet, il n’y aurait pas eu toute cette réaction médiatique. Ce problème de forme qui couvre le fond est tout aussi valable dans un procès en cours en France…
On a mis un long temps à Juger Papon ? autre affaire bien sûre, et on met plus de trente ans pour Juger Roman Polanski ? c’est pas très bon de toute manière pour la victime, et je comprends qu’elle souhaite arrêter la procédure. La prison ne soigne pas, elle dégrade suivant certaines affaires les deux parties : côté harceleur criminogène et côté harcelé(e) victime.
Avec un très bon avocat, il peut faire comme Mickael Jackson et s’en sortir la tête haute, quid de la justice spectacle américaine
impossible d imaginer que certaine personne veulent la liberte d un homme ayant abuse d une mineure peut importe d ou l on vient et ce que l on a realiser. lorsque l on est majeur est que l on viole une adolescente on doit finir en prison et ne pas en sortir, surtout qu’il faut etre un peu limiter d esprit pour ne pas se rendre compte que la personne n est pas majeur.
Ce roman polanski est un violeur d’enfant c’est tout ! il doit payer pour ce crime, le soutien de tous les bobos est écoeurant, dans un mois, ils vont demander la libération de marc dutroux ?
En réponse à Valdo, si je suis bien votre raisonnement, puisque la victime demande l’apaisement laissons faire.
Et bien je ne suis pas d’accord, car
– il ne parait pas anormal que 30ans après la victime ne souhaite pas refaire étalage de cette agression,le seul problème est que Roman Polanski à fuit la justice à l’époque et que si il ne l’avait pas fait l’affaire serait jugé depuis bien longtemps. Donc le fait de suivre votre raisonnement est de dire aux criminels fuyait et puis au bout de X années vous pourrez revenir sans problèmes et sans jugement.
– Sur l’aspect prescription, dans la mesure ou il a reconnut certains faits et qu’il a fuit ensuite il ne peut y avoir prescription.
C’est une affaire douloureuse, ce monsieur a fait une erreur grave il y a 30 ans et n’a pas pu être jugé car il a fuit et bien c’est peut être le moment pour la justice passe.
Au passage Les USA ne sont pas non plus l’Iran, la justice y est indépendante et au moins aussi efficace et juste que la notre.
« personne ne souhaite pour lui une peine de prison »
Ah bon ? D’une part, Polanski dans son plaider-coupable avait reconnu l’administration d’alcool et de drogue (sédatif) à la victime, contrairement à ce que vous dites.
De plus, d’après le témoignage de la victime, sur lequel elle n’a jamais changé une ligne même aujourd’hui, le rapport avec elle était contraint (elle refusait et disait non), et fut par voie vaginale puis par sodomie. A 13 ans.
Polanski devrait échapper à une peine de prison, et il n’aurait alors purgé qu’une peine de 40 jours ? Allez dire ça à un violeur qui comparait aujourd’hui….
De plus, le juge de l’époque, sur lequel on lance toutes les anathèmes, semblait effectivement vouloir revenir sur l’accord de plaider-coupable. Peut-être a-t-il réalisé que la simple qualification de « détournement de mineur » pour des faits aussi assimilables à un viol était particulièrement indulgente pour Polanski. Et qui oserait dire qu’il avait tort ?
Beaucoup de violeurs de jeunes filles de 13 ans qu’ils ont drogué au GHB pour la violer seraient étonnés de voir que le juge accepte de requalifier leur acte en « détournement » dès lors qu’ils plaident coupables.
La réalité, c’est que Polanski s’est enfui car il s’est aperçu que sa tentative d’être traité avec une indulgence incroyable réservée aux stars allait échouer, et qu’il risquait d’être traité comme les autres citoyens.
Les criminels d’aujourd’hui sont-ils en droit de fuir dès qu’il voit qu’un procès ne tourne plus à leur avantage ?
Polanski a vécu le ghetto, sa femme enceinte fut assassinée.
Oui, mais dans ce cas, allez demander la libération de tous les serial-killer et autres violeurs qui ont eux aussi connu d’immenses drames dans leur enfance, et parfois pas moindre par rapport à ceux de Polanski.
Quand je pense qu’on cherche à préserver de la justice un homme et qu’on en lynche un autre alors qu’il n’a rien fait!!
http://raymondunjourdomenechtoujours.blogvie.com/
Il ne faudrait pas que ce procès soit un procès haineux, et les viols ne sont pas la spécificité de l’ homme, des femmes participent largement à des viols de mineurs, pas simple.
Bonjour à tous, je me permets de faire remarquer comme l’a très bien écrit Alexandre Tylski éminent universitaire que Roman Polanski a été jugé, qu’il a purgé sa peine et que le juge Rittenband, qui avait rouvert une poursuite contre lui… ensuite démis de l’affaire à cause de ses dérives et excès de pouvoir.
>
Aujourd’hui la victime est adulte et a de nombreuse fois sans avoir été écouté demander de classer cette affaire.
Il me semble à la fin qu’il faut laisser en paix, Samantha Geimer… et de la même façon Roman Polanski.
L’acharnement de tous ces blogger du soit disant bon droit me fait « gerber ». Beaucoup de ceux-ci devraient se regarder dans la glace et commencer par se faire un acte auto contrition plutôt que de déblatérer de la sorte.
« Roman Polanski c’est le moins qu’on puisse dire n’a pas mal tourné depuis les faits. »
Non, mais pendant de longues années, il allait sur les plateaux de télé pour réaffirmer fièrement son attirance pour les jeunes filles, les « fruits verts ». Avec des arguments du style : oui mais vous savez, aux Etats-Unis, dès qu’on couche avec une fille de moins de 18 ans, on est déjà hors-la-loi.. Il dit lui-même qu’il a mis très longtemps avant de réaliser que ce qu’il avait fait était mal.
Et dans les années 2000, il se bat pour demander l’abandon de toutes poursuites !
Il laisse donc quand même bien l’impression qu’il n’a pas pleinement réalisé son acte, même aujourd’hui…
On revient souvent sur le fait que la victime souhaite tourner la page. Ne pensez-vous pas que si elle avait eu le choix elle aurait préféré tourner la page il y a 30 ans avec l’incarcération de son agresseur ?
Non seulement M. Polansky a détruit la vie de la victime en la violant mais en plus il a laissé la plaie ouverte en s’enfuyant.
A chaque film qu’il a réalisé des journalistes sont allés interviewer la victime… Forcément au bout d’un moment (en 2003 à l’occasion des Oscars qu’à reçu « Le Pianiste ») on peut comprendre qu’elle dise (ou redise) qu’elle souhaite tourner la page et ne plus poursuivre son agresseur.
Pour info: l’innocente fillette de 13 ans n’était déjà plus vierge (et ce à l’époque!). Cela ne change rien au crime, mais à la perspective.
Quant aux circonstances atténuantes de la vie de Polanski, décriées par certains comme non avenues, pourquoi ne pas les faire valoir?
On pardonne tout aux « jeunes » de banlieue, sous prétexte qu’ils ont eu une enfance difficile, avec pour seules occupations possibles le vol de voitures ou iPods, les tournantes et les cocktails Molotov sur les policiers qui font leur boulot.
Une question me vient alors à l’esprit: le vécu de Polanski n’est-il pas dix fois plus tragique qu’une « enfance difficile » à notre époque, qui plus est dans une société archi sociale comme la France (indemnité pour ceci, contribution pour cela, etc.)?
Et pour le reste, je rejoins le point de vue d’Augustissime.
Petite précision venue de Suisse : la non rétroactivité de la nouvelle loi suisse (novembre 2008) sur l’imprescriptibilité des crimes pédophiles est valable pour les crimes non instruits et déjà atteints par le délais de prescription en novembre 2008, lorsque la loi est entrée en application immédiate après un vote populaire. Mais, en l’occurence, le dossier de R.Polanski était déjà connu et traité par la justice américaine, et avait été réactivé sur le plan international en 2005, dont le délais de prescription n’avait toujours pas commencé de courir ! On peut philosopher sur le sens judicieux ou non de l’imprescriptibilité en général, mais en l’état elle joue ici tout son rôle, qui est fort récent donc. C’est sans doute la première fois que R.Polanski, qui possède apparemment une maison à Gstaad, revenait en Suisse depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, ce qui expliquerait qu’il n’avait pas été inquiété les fois précédentes. NB : Il semble qu’il ait à demeure un avocat à Zurich : il ne devrait plus régler ses honoraires à un juriste qui a omis de lui signaler un changement de loi aussi significatif pour lui !
@Patrice Dauchy
« Roman Polanski a été jugé, qu’il a purgé sa peine et que le juge Rittenband, qui avait rouvert une poursuite contre lui… ensuite démis de l’affaire à cause de ses dérives et excès de pouvoir. »
Sauf que c’est faux ! Roman Polanski n’a pas été jugé, il n’a pas non plus purgé sa peine puisqu’elle n’a jamais été prononcée.
Quant aux excès de pouvoir du juge, je m’interroge de plus en plus sur ceux-ci. Il faudrait qu’on nous en dise plus… Si c’est juste qu’il a refusé qu’un viol dans le sens classique du terme soit requalifié par le plaider-coupable en « détournement », ca n’est pas vraiment un excès de pouvoir…
Quelques compléments:
1) Selon les minutes du procès publiées par exemple ici
http://www.thesmokinggun.com/archive/years/2009/0928091polanskiplea10.html
la jeune fille n’était pas du tout consentante et M. Polanski a plaidé coupable sur ce chef d’accusation (Unlawful Sexual Intercourse)
2) L’affaire n’est pas prescrite aux USA parce que la justice a toujours fait les actes nécessaires en temps voulu malgré l’attitude de l’accusé qui apparemment jouait la montre
Ce qui nous amène au 4, un mot à rajouter « plutôt QUE pauvre », et à remarquer que ce n’est pas tant la justice américaine qui a traîné à le faire arrêter que le justiciable et ses avocats qui ont réussi à l’éviter toutes ces années par divers choix de séjour et de nationalité: si la justice américaine avait vraiment traîné elle n’aurait pas fait les démarches qui font que l’affaire n’est toujours pas prescrite.
@nico
« Une question me vient alors à l’esprit: le vécu de Polanski n’est-il pas dix fois plus tragique qu’une “enfance difficile” à notre époque, qui plus est dans une société archi sociale comme la France (indemnité pour ceci, contribution pour cela, etc.)? »
Non, pas forcément. Aller voir l’enfance de Marc Dutroux. Il y a aussi beaucoup de violeurs qui furent tripotés voire violés dans leur enfance. Ca n’est pas pire que les drames de Polanski.
De toute façon, c’est justement lors d’un procès que le juge évalue les circonstances atténuantes. On ne peut pas demander qu’on prenne en compte des ces cirsoncstances et refuser le procès qui seul pourrait les évaluer avec tous les éléments.
je lis juste ceci: la J.F. n’était pas vierge.
Franchement, difficile de notre lieu de juger!
je lis aussi que Polanski avait réglé ça avec la justice.
Rédigé par : Patrice Dauchy | le 02 octobre 2009 à 10:16 | :
» je me permets de faire remarquer comme l’a très bien écrit Alexandre Tylski éminent universitaire que Roman Polanski a été jugé, qu’il a purgé sa peine et que le juge Rittenband, qui avait rouvert une poursuite contre lui… ensuite démis de l’affaire à cause de ses dérives et excès de pouvoir.
>
Aujourd’hui la victime est adulte et a de nombreuse fois sans avoir été écouté demander de classer cette affaire.
Il me semble à la fin qu’il faut laisser en paix, Samantha Geimer… et de la même façon Roman Polanski.
L’acharnement de tous ces blogger du soit disant bon droit me fait “gerber”. Beaucoup de ceux-ci devraient se regarder dans la glace et commencer par se faire un acte auto contrition plutôt que de déblatérer de la sorte. »
édifiant!
La question pour moi est: accepte-t-on dans notre monde quelque peu régressé que, comme dans le Lolita de Nabokov, une très JF puisse être consentante?
Ce qi est certain, c’est qu’à 13 ans, des JF matures peuvent éprouver des désirs, être amoureuses aussi.
mais ne connaissant pas le dossier, je me garderai de juger, surtout si on se base sur ce qui est dit ici, qui est trop varié et contradictoire pour se faire une idée.