L’annonce par le président lors du diner du CRIF de son souhait de voir des enfants de CM2 parrainer les enfants français victimes de l’Holocauste a surpris. Cest le moins qu’on puisse dire ; le CRIF n’en demandait pas tant ; les responsables israéliens qui entretiennent le mémoire de la Shoah avancent publiquement qu’il s’agit d’une première de la part d’un chef de l’Etat en exercice. Pour susciter une dynamique constructive et l’adhésion, la démarche suivie apparaît donc déjà surprenante mais le politique à ses règles que le bon sens parfois ignore !
Intuitivement, après la surprise le premier reflexe est la réserve mais aussi la prudence. Quel démocrate, quel républicain, ne partage pas le souci de cultiver la mémoire collective surtout quand trop souhaiteraient tourner la page sinon tout simplement nier qu’elle ait existé. Alors devant la proposition présidentielle on s’interroge : n’aurait-on pas loupé quelques marches pour honorer cette ardente obligation de mémoire collective ? Tout simplement si on s’oppose trop vite et trop fort sera-t-on audible ? Ne parlera-t-on pas d’opposition systématique ?
Deux ou trois jours durant certains – dont moi – sont restés choqués debout avant que les arguments cartésiens ne se remettent en place. L’attitude de Simone Veil est ici exemplaire. Elle a pri sun peu de temps mais elle est claire, nette et carrée : cette idée est « inimaginable, insoutenable, et surtout injuste ». Bref, il s’agit d’une une aberration.
Beaucoup d’arguments ont été avancés dans les très nombreuses réactions entendues ou lues.
Personnellement je n’en retiens qu’un : au nom de quoi des enfants de 10 ans supporteraient le poids d’une responsabilité collective ?
Si j’étais enfant de CM2 je demanderais à mon prof de bien vouloir me dire en quoi il a « supporté » lui ces victimes de l’Holocauste dans les années écoulées et ce qu’il envisage de faire personnellement.
Sans compter ce qu’à juste titre avance Antoine Garapon, à savoir qu’on parraine quelqu’un qui est en vie pour qu’il obtienne un résultat auquel il peut légitimement aspirer, mais pas un mort.
On confond tout dans cette proposition.
Bien sûr qu’il faut informer les enfants sur ce qui s’est passé dans cette sinistre période, en France et ailleurs, faisant comme victimes des enfants juifs, mais pas que des enfants juifs : des adultes juifs, des tsiganes ou des homosexuels aussi. Beaucoup est déjà fait sur ce sujet. Des journées y sont dédiées, des documents variés existent, des animations sont faites dans les établissements.
Surtout on mélange enseigner la réalié et l’originalité dans l’abominable de la Shaoah avec le fait de supporter la mémoire des enfants déportés. Le role de l’Education nationale est de’enseinger mais pas plus. Quand on sait – dixit le ministre lui-même – que 50% des élèves ignorent l’Holocauste malgré les efforts que developperait l’institution scolaire, on voit qu’ele doit déjà se consacrer à sa mission première.
Il faudra aussi dire aux élèvesque des français y ont contribué à ces déportations d’enfants tandis que d’autres aidaient modestement, mais dangereusement les persécutés. Il faut leur parler des Justes. Mais il faut aussi leur parler de Sabra et Chatila – qu’a-t-on fait pour éviter le massacre de ces 500 femmes et de ces enfants palestiniens à quelques encablures des militaires israéliens ? -, des victimes de la Commune ou des martyrs de France pour ne prendre que quelques exemples.
Et tout simplement pourquoi les élèves ne porteraient-ils pas la mémoire des enfants qui ont flambé dans les gourbis parisiens voici 3 ans ?
Bien évidemment l’antisémitisme est condamnable, mais tous les racismes le sont, tous les enfants victimes méritent qu’on se souvienne d’eux.
Entendons Simone Veil quand elle dit qu’il y a des choses insupportables à parler et à porter. Il a fallu du temps aux déportés de retour pour parler l’horreur de ce qu’ils ont vécu. Comme d’autres, de la génration suivante, je ne parle pas des camps, mais j’ai des images vues très tôt à la télévision dans la rétine. Je n’ai pas besoin de voir 10 fois « Nuit et Brouillard » ni de prendre le nom d’un de ces enfants.
Et je reviens sur mon argument : au nom de quoi imposerait-on ce poids à des enfants quand des adultes ne l’assument pas eux-mêmes ? On vient nous dire que finalement ce ne sont plus des enfants individuellement mais des classes qui parraineraient. La différence est modeste et on repart dans l’improvisation. Tout cela n’est pas sérieux sur des sujets aussi délicats et passionnés. Il y a de quoi être remonté comme citoyen.
Et même si comparaison n’est pas raison comment ne pas relier ce débat avec le scandale du racisme dansles stades réactualisé hier avec le match Valenciennes-Metz. Quand un arbitre ne reagit pas sauf pour sanctionner le joueur insulté, quand les spectateurs ne réagissent pas devant un « supporter » habitué de ce comportement, quand les autorités sportives laissent faire ce racisme désormais habituer contre les joueurs de couleur on voudrait se donner bonne conscience en mobilisant des momes de CM2 au risque de les écraser ?
En d’autres termes j’ai le vague sentiment d’une réponse simpliste usant de l’art de la défausse des adultes sur les enfants et de la bonne conscience pour répondre à un problème délicat mal posé ; j’ai aussi le sentiment avec d’autres qu’on n’a pas évalué les effets indirects de ce que l’on avance. Bref on improvise dangereusement. Pour rejoindre encore Simone Veil : » Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif ? »
Le président veut aussi rétablir les cours de morale et que les enfants connaissent la Marseillaise et d’une manière générale les symboles de la République.
Je veux bien qu’on rétablisse les cours de morale, mais avec beaucoup d’autres je serais plus favorable à ce que l’on ait une véritable éducation civique qui montre que la morale est un registre normatif parmi d’autres et que la loi de la République est le registre normatif suprême qui s’impose à tous enfants comme adultes, adultes comme enfants !
Au passage, pour dérider, je vous pose une question issue du jeu « Place de la loi » : quels sont les 7 symboles de la République ?
J’avais aussi pensé que le président avait, une fois de plus, parlé sans réfléchir, mais le Journal du Dimanche nous apprend que non, pas du tout, sa conseillère, Emmanuelle Mignon, je crois, y travaillait depuis plusieurs mois. Si c’est vrai, c’est dix fois pire. Nous avions pensé que le président était un gamin irréfléchi, qui surestimait chacune de ses illuminations sous prétexte que « le peuple » l’avait brillamment élu. Or c’est un homme mal conseillé, et donc doublement irréfléchi.
Lors de mes débuts dans l’enseignement, en… 1959, j’ai tenu à assumer l’éducation civique, mais sans morale : en donnant le sens du bien commun.
Bonjour,
Je partage tout à fait la position que vous défendez sur le projet de parrainage des enfants Juifs avancé par Nicolas Sarkozy. Les arguments, repris parfois à Simone Veil, sont essentiels et tellement évidents.
Je ne vois pas trop comment un enseignant peut, sans éprouver un certain malaise, imposer à son élève un tel devoir. Son rôle est avant tout de lui expliquer l’histoire, de le faire réfléchir sur son passé et sur l’utilité de cette expérience tragique pour l’avenir, sur les circonstances qui ont conduit à ce massacre et donc sur celles qui pourront peut-être un jour nous faire pressentir un danger…
Son rôle n’est pas de culpabiliser un enfant, ni de lui demander d’éprouver de la peine, de la honte, de la compassation (mais que cherche-t-on??!!) en réincarnant un mort.
Ne remettons cependant pas en cause tous les efforts pédagogiques mis en place par le système éducatif:
« Les témoignages de survivants, les œuvres phares, comme celles de Primo Levi ou Elie Wiesel, sont abondamment utilisés par les enseignants ; et les visites au Mémorial de la Shoah, à Paris, dans les camps de transit, en France, ou les voyages au camp d’Auschwitz se sont multipliés ces dix dernières années » (le Monde 15/02/08)
Mettre un enfant devant les réalités de son histoire, et lui demander d’en porter une part des conséquences, me semble totalement différent…non?
Notre président bling bling devient dingue dingue. Je suis né à quelques encablures d’Izieu et je me demande si les bambins de cette commune vont devoir porter la mort d’un de ces 44 enfants décédés en déportation. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il sera difficile de trouver 44 enfants en école primaire à Izieu. Alors que feront-ils? Il sera nécessaire de délocaliser la compassion vers d’autres pauvres victimes. C’est sordide, c’est absolument grotesque. Et à Oradour sur Glane, les enfants vont parrainer quels morts? Tant que les mesurettes ne touchaient pas à la dignité de l’homme, de la femme ou de l ‘enfant, on pouvait encore rester silencieux (encore que certaines mesure économiques touchent à la dignité des individus) mais là, les limites sont dépassées.
Absolument d’accord. C’est sordide,grotesque, une manoeuvre comme par hasard à la veille d’élections, c’est à vomir. Ce monsieur a beaucoup de problèmes pas seulement avec les sondages et son ex. Il n’a aucune compétence en matière pédagogique entre autres. Il ne connaît pas les enfants, il ne les aime pas. C’est de l’abus de pouvoir qu’il faut absolument refuser.
Merci pour vos « papiers » plein de sagesse et de précision .
Je n’ose écrire ici un fragment de l’histoire familiale puisqu’il est tabou. Mes étudiants ont eu dans les mains toutes sortes de livres sur le sujet (achetés de mes deniers) mais c’est ainsi qu’on donne le goût de la lecture . Ils choisissaient et n’avaient pas dix ans.
Une telle décision est consternante : le mot est faible. C’est susciter la haine et la division.
Au fait je connais les cinq piliers de l’Islam mais pour la république, je ne trouve que 4 item. Bien qu’historienne je connais peu l’histoire de la révolution (programme!)
Merci pour votre belle analyse. Concernant ce sujet, je ne souhaite pas que mes enfants reçoivent cette information de cette façon. Nous sommes allez récemment à Buchenwald avec nos enfants (11 ans, 8 ans, 4 ans et 1 an). Nous leur avions expliqué ce qui s’y était passé, pourquoi, comment. Et bien malgré tout le choc fut immense, j’étais content d’être avec elles pour amortir la brutalité des images (les corps nus décharnés dans la cour du crématorium) et du lieu (les fours). C’est une visite indispensable pour toucher la folie de l’extermination, et encore ce ne « fut » qu’un camp de concentration. Je pense qu’il est indispensable que les parents accompagnent ce travail de mémoire indispensable mais lourd. A 10 ans, il s’agira souvent de la première rencontre avec la mort. Ceci doit se faire en associant les parents pour que tous les intervenants marchent du même pas, sans improvisation.
Je partage, O combien, votre analyse. Non à ce que j’appelle le gavage de la mémoire. Rescapée moi-même, parents assassinés à Auschwitz, je ne veux pas qu’on enseigne l’Histoire de cette façon à mes petits enfants, en plein pathos. Devoir de mémoire ? Non. D’ailleurs, ce n’est pas cela que voulait dire Primo Levi. Travail de mémoire, oui. Et il se fait, quoique d’aucuns n’aient pas l’air d’en avoir entendu parler.
Et bien entendu, on doit aussi parler de ces victimes qui pour n’être pas juives n’en sont pas moins des victimes.
A quoi servirait cet enseignement de la mémoire s’il ne servait pas à essayer que d’autres crimes contre l’humanité (et je ne fais aucune comparaison- aucune échelle de valeur) ne puissent se commettre.
ce côté racolage une idée dans le sens du poil à chaque fois, pour arriver à la phrase désormais historique de ce président TGV « je n’ai jamais dit que » [l’instit est moins bien que le curé ou je vais augmenter votre pouvoir d’achat etc……….]
pour les symboles de la république, je vois:
le drapeau tricolore
la marseillaise
la fête nationale
marianne
liberte egalite fraternite
pour le reste, peut etre la cocarde ou le bonnet, mais le bonnet est deja associé à marianne
le coq?
merci monsieur pour la clarté de votre position. Il me semble, comme à vous, que l’on confond tout, la Mémoire et l’Émotion (dont pourtant, on sait à quel point elle peut être mauvaise conseillère). Il me semble surtout que l’adulte n’a plus de regard vrai sur l’enfant. Il l’a, au sens strict, perdu de vue. Parce qu’il ne se souvient plus d’avoir été lui-même enfant. Merci à Simone Veil d’avoir dit qu’un monde adulte ne peut imposer l’insoutenable à des enfants.
Pourquoi l’adulte bling-bling a-t-il perdu de vue l’enfant ? Parce qu’il a perdu sa propre histoire. Parce qu’il en a coupé les fils après les avoir emmêlés. Il veut à présent couper les fils de notre Histoire en remplaçant Mémoire par Émotion. Car, oui, c’est emmerdant la Mémoire, ça ne va pas toujours dans le sens que l’on veut, ça chemine sur des sentes que l’on voudrait éviter (les responsabilités des forces policières, du corps administratif, du citoyen de base, quelles furent-elles ?), ça revient en arrière la Mémoire. Pis, ça croise certains faits, non pour les annuler, ni les comparer sottement, mais pour comprendre. Avec l’Émotion, rien de tel, ouf ! On a un regard déterminé, on se croit fort : « Plus Jamais ça… » alors « Je veux que… » « J’exige que… »
Il me semble que le devoir d’un adulte, d’une mère ou d’un père n’est pas de mélanger les deux. Nos enfants méritent mieux que cette drôle de pitié dangereuse que l’on voudrait nous faire prendre pour de la conscience de soi.
Suite et fin de la liste d’Hadrien : le sceau et le coq.
Pour le reste, je ne comprends pas bien : «irréfléchi», «mal conseillé», comme l’écrit gentiment Jeanne Favret-Saada, ou «dangereux pour soi-même et pour les autres» ?
Désolé, j’aimerais effacer la dernière ligne de mon commentaire précédent et regretter d’avoir pris part au chapitre.
Totalement d’accord avec vous. Je suis d’alleurs surpris que cette proposition reçoive le soutien de Richard Prasquier, car il avait fait, juste avant Sarkozy, un superbe discours qui me semble totalement incompatible avec les propositions de notre président…
Il y a quelques années, des plaques ont été posées dans toutes les écoles parisiennes en mémoire des enfants juifs déportés. Cela avait donné lieu, dans chaque école, à une cérémonie, préparée par un travail en classe sur l’holocauste. Mais c’était un travail scolaire, de réflexion, pas cette absurde « parrainage » ou pseudo-identification à un enfant mort. L’association à l’origine de cette initiative travaillait avec l’équipe pédagogique, et avait présenté son projet aux parents… Rien à voir avec cette proposition ridicule.
Une telle instrumentalisation politique (car c’est bien de cela dont il est question) est honteuse, c’est un manque de respect pour toutes ces victimes. L’improvisation permanente est parfois ridicule, ici elle est sordide.
Moi je ne suis ni surpris, ni perplexe, mais j’ai été immédiatement choqué par ces façons de prédateur. Ce pervers porte la mort. Il est sans cesse dans l’intrusion. Big brother is watching you, non, mais Little man.
Faux sauveur qui veut faire croire qu’avant lui rien n’était, comme si les enseignants l’avaient attendu pour faire ce travail de transmission.
Je vais oser contredire Mme Favret-Saada : cet homme n’est ni mal conseillé ni irréfléchi, tout cela relève d’un sale calcul : toujours flatter la communauté à laquelle il parle, non pour ce qu’elle est, mais pour l’image qu’il en a et dont il a besoin pour son projet : diviser pour régner.
Avec un tactique fine : on lance un gros pavé, ça râle de toute part, et on réduit la taille du pavé pour faire croire qu’on a écouté le peuple, que les vilains qui crient à le dérive monarchique sont vraiment de vilains vilains. Mais c’est toujours un pavé, on est toujours dans la dictature de l’émotion sélective.
« A 10 ans, il s’agira souvent de la première rencontre avec la mort. Ceci doit se faire en associant les parents pour que tous les intervenants marchent du même pas, sans improvisation. » Non, Kystes, cela ne doit pas se faire du tout à sa façon, en cautionnant ce qui est, outre ce qu’on lui reproche, un rideau de fumée de com’ !
Quand un dessin vaut aussi bien que 100 mots, cela donne ça :
http://www.leplacide.com/caricature/caricature.php?datemoins=2008-02-15
« Je veux bien qu’on rétablisse les cours de morale, mais avec beaucoup d’autres je serais plus favorable à ce que l’on ait une véritable éducation civique qui montre que la morale est un registre normatif parmi d’autres et que la loi de la République est le registre normatif suprême qui s’impose à tous, enfants comme adultes, adultes comme enfants ! »
Bien pensé. Bien dit. Ajoutons, par ailleurs, qu’il est quelque chose – suprême – plus suprême encore que la loi de la République. Et ce quelque chose, c’est la conscience. Individuelle. Personnelle. Il n’y a pas, sur Terre tout au moins, plus grande Majesté, plus haute Souveraineté.
à 10 ans, on doit apprendre les autres, tous les autres, la tolérance, la vie. L’apprentissage de l’horreur vienda bien assez tôt.
L’Histoire peut et doit servir de socle moralisateur, mais ne doit jamais servir a imposer de contraintes, sous peine de provoquer de mouvements ‘libérateurs’ encore plus violent que ce qui a généré les contraintes existantes.
(Merci beaucoup pour ce blog)
Des cours de morale et d’instruction civique à l’école, mais c’est tous les jours à l’école, lieu où l’on apprend à vivre ensemble !
Mr le président devrait discuter avec les maîtres car il se rendrait compte que ces cours de morale et d’instruction civique existent dès le primaire !!!
Quand à l’histoire, il y a des cours d’Histoire tout le long de la scolarité, qui intègre l’Histoire de la France et un peu de l’Europe et du Monde .
Avoir une conscience de l’Histoire ne se décrète pas, c’est un long cheminement qui se fait par et avec la construction lente de l’enfant vers l’adulte .
La France dispose d’un intérêt particulier à l’Histoire car notre pays, par certaines singularités géographiques et historiques font que de longue date, de très nombreuses personnes se sont et s’intéressent à l’histoire, que différents courants traversent le monde universitaire et non-universitaire, que de très nombreux ouvrages, émissions de radio ou télévisuelles sont écrits chaque année, alors l’accès à la connaissance de l’histoire de France ne pose aucun problème dans notre pays .
L’émotion n’est jamais un bon guide, la connaissance de l’Histoire peut l’être …
C’est gros comme une montagne! Que de manoeuvres! Maintenant après ce racolage électoral morbide en direction du Crif, il fait le coup du racolage électoral en direction des électeurs du fn en envahissant les « quartiers » de Villiers lebel et arrêtant une vingtain de « suspects » parmi les habitants.
Notre President annonce que cela se fera « sans flechir ».
Vu que nous avons droit a une seconde version de ce « parrainage » (individuel -> classe) cela se fera donc « sans re-flechir » se qui est plus juste.
Gouverner par l’emotionel quand on est en baisse dans les sondages est d’une tres grande imprudence.
Encore une decision prise sans consultation, un simple coup de fil a Simone Veil lui aurait permis de realiser o combien nauseabonde etait cette « idee ».
Pour les symboles de la republique, d’apres le site
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/decouvrir-france_4177/france-a-z_2259/symboles-republique-14-juillet_2615/index.html
Le 14 juillet
La Marseillaise
Liberté, Egalité, Fraternité
Le drapeau français
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
Marianne
Ca en fait 6, le 7ieme aucune idee.
PS pour Hadrien: Le coq est Gaulois et non-republicain
Nous avons élu un président inculte. NS a ouvertement dit qu’il ne lit pas. Nous subissons les conséquences de nos actes.
Comment un pays qui est capable de publier les Bienveillantes de Jonathan Littel, lui donner le Goncourt et Le prix de l’Académie Française en arrive à tomber aussi bas ?
En élisant un président nourri à la culture de TF1. Entreprise dont le PDG explique en 2005 que son métier est de vendre du temps de cerveau humain disponible.
On ne peut qu’être d’accord avec Simone Veil dans sa réaction actuelle. Je rappellerais quand même qu’elle a soutenu NS. L’histoire nous appris que ce qui est essentiel n’est pas la dénonciation mais l’action.
Je vous invite à écouter Emmanuel Todd. Certes, il est un ennemi acharné de NS, mais quelqu’un qui a écrit la Chute Finale en 1976 mériterait une attention plus large.
L’image qu’il renvoi de notre société est effrayante. Mais même s’il n’a raison qu’à 10 %, il est urgent de réagir.
Les adultes assument difficilement le passé et certains certaines se servent par opportunisme des enfants (mineurs) pour une sordide récupération déplacée, il y a quelque chose de sordide plus que douteux depuis très long temps ! Le Rwanda est un holocauste dans un autre genre pas mieux ! et etc
enseigner l’histoire des religions toutes les religions au primaire particulièrement pour des enfants qui ont des lacunes dans ce domaine, par exemple de la censure par des parents pas forcément sectaires mais qui précisent que c’est pour le fric et endormir la populas tout ça. On n’en parle pas à la maison, c’est pourtant plus un sujet tabou !
Qu’est ce la morale ? et les religions sont elles représentatives de leçons de moralité pour tous ?
…. un peu le sentiment que, « les caisses étant vides », Sarkozy noie le tout, et occupe la galérie médiatique, dans des débats dits « sociétaux », qui pourtant relèvent pour la plupart de circulaires ministérielles, et non pas d’effets de manche du Président de la République…
Me trompe-je ?
bonjour, j’apprécie beaucoup votre blog pour sa sagesse et sa pondération et souhaite vous remercier pour votre commentaire que je partage entièrement.
L’argument d’un des commentateurs qui parle des élections n’est pas si différent de celui d’Yvan Stefanovitch invoquant le « vote juif ». Comme si.
Quant au billet, l’argument « Et je reviens sur mon argument : au nom de quoi imposerait-on ce poids à des enfants quand des adultes ne l’assument pas eux-mêmes ? » n’est décidément pas le bon. On pourrait répondre à cela : pour apprendre aux adultes qu’ils seront à le supporter, d’une part, et d’autre part, parce qu’éduquer c’est (aussi) imposer.
Je suis opposé à cette décision mais pour deux autres raisons : l’une, c’est que cette façon de procéder ne fera qu’encourager la tendance croissante à faire appel à l’émotion, au désir, à l’impulsion. Ce n’est pas ce qui fait le tissu social ; au contraire, ça contribue à le déliter, que ce soit dans des communautarismes mouvants, dans des jacqueries souvent sans raison. D’autre part, que saura-t-on vraiment à propos de chacun de ces enfants ? Un nom, une date, un âge, mais quoi d’autre qui en fasse une personne distincte et commune – sa proche famille, ses conditions de vie, ses joies et ses peurs ? Ce sera sans doute une fiche, comme il l’aura été pour ceux qui.
Voilà pourquoi je trouve que c’est une fort mauvaise idée.
CM2 vous avez dit cm2 ???
comme chrétiens musulmans et deux comme de l’hébreux quelque part ou à part entière ?
cm1 tous pour un !
par moment ça délire, c’est nébuleusement aliénant…sur des décennies en politique de droite de gauche et du centre, ose dire : amen !
je suis bien sûr d’accord avec tout ce qui s’est écrit sur ce sujet. peut être faudrait il ajouter un argument, et pas des moindre, pour dénoncer l’intrusion de l’Etat dans les neurones de nos enfants. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Dans notre pays qui a sociologiquement bien changé depuis les années 40, créer une politique scolaire a destination d’ une communauté plutot qu’une autre ne risque t’il pas de réveiller les vieux démons du racisme et de l’antisémitisme, toujours présents dans nos contrés. Mr le Président a déjà prouvé que ces paroles pouvaient avoir un effet bien contraire à celui recherché, ou bien est il dans une constante provocation, je pense a la communauté musulmane, dont on ne peut pas dire qu’elle porte une quelconque responsabilité dans la Shoa, mais qu’elle en a subi « la réparation de l’occident » par la création de l’Etat d’Israël. Comment les professeurs des écoles de Seine St Denis, par exemple, vont ils justifier cette mesure, et faire l’impasse sur La répression en Algérie, en Indochine, a Madagascar dans les années 40 et 50, sur tous les massacres du XXème siècle jusqu’a nos jours avec l’Irak, et sans doute des dizaines de milliers d’enfants morts pendant le terrible blocus des années 90. A trop vouloir faire l’ange, on fini par devenir la bête.Monsieur le Président, je le répète, vous ne toucherez pas aux neurones de nos enfants…
Sans partager entièrement la proposition du chef de l’Etat, je dois dire qu’il y a aussi de quoi être « remonter », pour reprendre votre expression, par les confusions que vous introduisez dans vos propos, M. Rosenczveig, et alors même que vous vous rangez sous l’emblême de Descartes.
Que viennent faire ici les allusions à Sabra et Chatila ? En quoi la France est-elle responsable de cette tragédie ? En quoi les enfants français auraient à porter la mémoire de ces événements ? Il y a là, de votre part, un discours totalement irrationnel mais typiquement français, auquel on n’est, hélas ! que trop habitué quand on est juif, qui en grande partie explique les dérives actuelles du chef de l’Etat, discours que je considère, en tant que citoyen français et en tant que Juif, comme totalement scandaleux et inacceptable. Ne mêlons pas, s’il vous plaît, les tragédies du Proche-Orient et des guerres contre l’Etat d’Israël pour l’anéantir, avec la tragédie de la Shoah ! Ce serait nuire à l’une et à l’autre.
Il est certain, par ailleurs, que cette proposition du chef de l’Etat n’a pas bénéficié de la concertation, des discussions nécessaires pour voir le jour. Même si dans l’esprit du Président de la République elle n’a sans doute pas été improvisée, il n’en demeure pas moins que sa déclaration ont suscité chez des personnes qui font figures de « sages » en la matière des discours contradictoires, que vous vous gardez bien, soit dit en passant, de rappeler dans leur contradiction, ne sélectionnant que le discours de Simone Veil, oubliant volontairement celui de Serge Klarsfeld.
Or, de quoi s’agit-il en réalité ? Il ne s’agit nullement de faire porter le poids d’un destin tragique à un élève par identification. Il s’agit, au niveau d’une classe de CM2, de parler de la Shoah selon une modalité propre à des enfants de cet âge. Il ne s’agit pas d’insister sur les horreurs qui ont accompagné leur assassinat dans une chambre à gaz, qui est l’horreur absolue, mais de mettre en oeuvre le savoir et le savoir-faire propres à faire comprendre à des enfants de cet âge un contexte, une histoire familiale, d’enfants qui, pour les uns, étaient issus de famille assimilées depuis très longtemps, pour les autres, étaient des enfants de l’immigration polonaise ou autres des années 30. Il s’agit de suivre le destin d’un enfant juif qui va tranquilement à l’école, qu’on vient arrêter chez lui, qu’on enferme dans un camp. On peut très bien leur montrer des témoignages d’adultes qui étaient des enfants durant ces événements tragqiues de la guerre. Je l’ai fait au collège en 5ème avec mes élèves, à propos de la rafle du « Vel d’Hiv ». Dans ce documentaire, des biographies sont ébouchées. On pourrait fort bien en prolonger l’ébauche par des recherches personnelles ou collectives confiées à des enfants sous la conduite éclairée des enseignants. Je ne vois pas du tout où serait le mal. Je l’ai fait personnellement dans mes classes. Et comme ma famille est concernée par ce problème, j’ai même évoqué auprès de mes élèves l’histoire de ma propre famille pendant la guerre. Mes élèves n’en ont nullement été traumatisés ! C’était, par ailleurs, souvent, des élèves d’origine maghrébine. Certains, il est vrai, ont refusé ce savoir par antisémitisme de manière nette bien que voilée et hypocrite ! L’administration n’en a nullement été scandalisée alors qu’elle aurait dû l’être et faire en sorte de me soutenir, ce qui n’a absolument pas été le cas, alors que c’était sous votre juridiction, à Drancy ! Non seulement ce n’en a pas été le cas, mais les élèves concernés et hostiles à ce genre d’enseignement ont été déclarer à mon chef d’établissement que j’étais raciste à leur égard, mon chef d’établissement a été une lettre au Recteur de l’Académie de Créteil disant explicitement dans sa lettre que j’étais « d’origine juive » et j’ai reçu un blâme à la suite de cette lettre ! Non seulement un blâme, mais j’ai été obligé, contraint par mon administration de m’expliquer auprès du médecin scolaire en compagnie d’un psychiatre de l’Inspection de Bobigny.
Savez-vous pourquoi tout ce bordel est arrivé ? Parce que des gens comme vous ont sans arrêt empêché depuis la guerre que le discours de la réalité et de la raison soit tenu sur la déportation des Juifs en France : De Gaulle qui signa avec Adenauer des accords d’indemnisation scélérats qui oubliaient les déportés étrangers comme ma grand-mère et ma grand-tante, qui étaient installées en France depuis 1905, Russes, mais n’avaient pas jugées utiles de se faire naturaliser et alors même que mon père, l’ayant cause pour elles, était Français, avait défendu son pays en 1939-40 et avait vu sa nationalité retirée pas Vichy puisque né à Paris de parents étrangers il avait été naturalisé Français par la loi de 1927 que le gouvernement de Pétain a abrogée. Puis est venu Mitterrand qui refusa de reconnaître la responsabilité de Vichy dans la déportation des Juifs, Mitterrand qui était conseillé par deux Juifs, Attali et Kiejman, pour le plus grand scandale de l’histoire de cette période ! C’est à cause de gens comme vous qu’on en est encore dans le déni, dans les confusions les plus délétères et les plus odieuses, et qu’une fois de plus on fait tout pour que la réalité soit étouffée, contre toute raison, contre toute morale civique, en se réclamant d’une discours omnipotent sur l’enfance et ses droits. Je suis totalement scandalisé par votre position.
Je voudrais encore rajouter à mon commentaire précédent ceci pour dire que le film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard n’est pas une référence en matière d’enseignement de la Shoah. C’est un film qui a été fait trop tôt, qui confond toutes sortes de déportation et ne pointe pas comme il le devrait la spécificité de l’extermination des Juifs en Europe. C’est la grande spécialiste de ces questions, Annette Wieviorka elle-même qui le dit dans son ouvrage savant Déportation et génocide Entre la mémoire et l’oubli.
Je signale par ailleurs qu’une circulaire ministérielle datant de janvier 2003, décidée par le Conseil de l’Europe, invite déjà tous les enseignants à consacrer une partie de leurs cours à l’enseignement de la Shoah à l’occasion, chaque année, de la « libération » du camp d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier de chaque année.
Dans mes cours, en classe de 5ème, j’ai utilisé des documents montrant les mauvais traitements dont étaient victimes les enfants de la part des gendarmes qui allaient jusqu’à les frapper à coups de crosse de fusil. Mes élèves n’en ont nullement été traumatisés. Il est normal et nécessaire par ailleurs que les enfants d’origine maghrébine connaissent aussi cette histoire. Ce sont de futurs citoyens français comme les autres et ils sont déjà Français que je sache ! N’oublions pas que les soldats SS appelaient les déportés en phase terminale des « musulmans ».
Je voudrais enfin dire que mon père, en 1964, a beaucoup souffert de semblables dénis qui sont le fond odieux de la France, d’une certaine France misérable et hostile, qui se drape toujours dans les plus beaux habits de la République pour tenir des discours monstrueux.
En 1964, c’est-dire vingt ans après la libération de Paris, c’est à cette date que mon père apprit qu’il ne serait jamais indemnisé pour la déportation de sa mère et de sa tante, la soeur de sa mère, Mme Rachel Alba, ma grand-mère, et Mme Slema Schneider, toutes les deux nées à Odessa, en Russie, sous le prétexte qu’elles étaient étrangères au moment de leur déportation à Auschwitz-Birkenau. Ma grand-mère fut déportée par le convoi n°45 le 11 novembre 1942 et sa soeur, ma grand-tante, par le convoi n° 12 du 29 juillet 1942. Toutes les deux furent gazées à l’arrivée, dans l’une des deux fermes dans le petit bois au fond du camp qui servaient de chambre à gaz en attendant la construction des quatre chambres de l’horreur qui servir à partir du début 1943 à l’extermination de plus d’un million d’innocents.
Mon père fut TRAUMATISE par ce déni. En avez-vous jamais eu conscience, M. Rosenczveig, de ce traumatisme-là ? Que disiez-vous, que faisiez-vous en 1964 quand mon père reçut à la maison la feuille du ministère des Anciens comabttants que vous pouvez aller consulter sur mon blog ? Et qu’avez-vous dit, qu’avez-vous fait, vous, magistrat, pour que ce déni de la société française n’ait pas de répercussion sur la vie de mes frères et moi, quand en 1964, j’étais alors un enfant de dix ans à peine, et que cette histoire, j’eus à la subir sous la forme d’un « fantôme » parce que mon père n’arrivait pas à parler de sa mère et de sa tante ? Et vous osez parler de tramatisme chez des élèves alors qu’un enseignant n’est en aucune manière une personne comme mon père qui, lui, n’a pas pu faire le deuil de ses parents morts en déportation ! J’ai perdu dix ans de ma vie, DIX ANS ! à cause de ce déni de la France, à cause de tout ce bordel propre à la France et à nul autre pays d’Europe, et vous voulez en rajouter une couche ! Ca ne vous suffit pas que ma jeunesse ait été gâchée à cause d’une histoire qui eut lieu avant même ma naissance ?! Vous voulez en gâcher d’autres ?!
Je veux encore ajouter que comme enseignant je ne me suis pas contenté de parler de la Shoah. Une année, à Drancy, se trouvait dans ma classe un petit cambodgien. Un élève brillant. J’en ai profité cette année-là pour leur montrer le grand film La déchirure sur le génocide cambodgien. Je me doutais que dans sa famille, on ne lui en parlait pas. Cet élève découvrit donc l’horreur de cette période dans son pays d’origine et nous en avons parlé en classe ensuite, lui évitant sans doute d’être traumatisé plus tard par le silence des morts dans sa famille, qui, je l’appris plus tard dans l’année, s’était exilée à cause de la guerre et avait eu à subir des morts dans ce génocide. Ce qui est traumatisant, ce n’est pas de parler des choses, mais tout au contraire de ne pas en parler. C’est le silence qui est meurtrier pour un enfant, comme il le fut pour moi à cause du silence de mon père qui lui-même n’a jamais été aidé par la société française pour l’aider à faire le deuil de ses parents morts en déportation mais au contraire à chaque occasion qui s’est présentée, a refusé d’en parler, refusé de mettre sur le tapis les problèmes de la société française, refusé de tenir le discours qui s’impose, refusé d’empêcher la naissance des « fantômes » qui ne naissent que du silence concerté par toute une société et pas seulement un individu, refusé de dire que la police française arrêtait les personnes et que la gendarmerie gardait les camps en France, refusé de dire qu’on mourrait sous le régime de Vichy pour être Juif dans les camps français sous autorité française, refusé de faire en sorte que cela ne se reproduise plus tout en proférant de pieux slogans ! Et qui refuse à nouveau qu’en enseigne à des enfants de CM2 ce qui doit être enseigné.
Pour ceux qui veulent réellement savoir ce qu’est un traumatisme découlant de la Shoah, qu’ils lisent :
-Nathalie Zajde, Souffle sur tous ces morts et qu’ils vivent ! La transmission du traumatisme chez les enfants des survivants de l’extermination nazie, Editions La pensée sauvage, 1993. L’auteur est psychologue clinicienne, chercheur à l’Université de Paris VIII, Centre d’Aide Psychologique aux familles migrantes (Centre Georges Devereux).
Là, vous comprendrez ce qu’est un traumatisme ! Ce discours sur un prétendu tramatisme des enfants de CM2 est tout simplement ignoble !
si le devoir de memoire est dispensé comme une matiere optionnelle, je demanderai a ma fille de choisir l’etude du code noir de COLBERT assimilant l’homme noir a un objet cessible et reproductible a travers sa descendance…voila pourquoi je considere la traite négriere tout autant abominable que la déportation nazie!
Quand tout le monde est d’accord, c’est en général très louche. Pour ma part, je ne comprends pas cette unanimité de condamnation. Et surtout cette référence sempiternelle aux traumatismes que cet effort de mémoire causerait chez nos petits. Tout est dans la manière de faire, me semble-t-il. Ma fille a lu Anne Frank alors qu’elle n’avait que 9 ans, sans grand dommage, me semble-t-il, et elle en a tiré une compréhension certes enfantine de la folie qui soufflait sur l’Europe il y a cinquante ans. Faut-il croire que tous ces bien-pensants attendent les 18 ans de leurs enfants pour leur parler de la Shoah ? Je crois rêver.
J’ai été effaré par la proposition de Sarkozy et rassuré par la réaction De Madame Veil qui apporte la réponse la plus juste qui soit à ce nouveau délire présidentiel.
Quant aux symboles, le site de l’élysée indique ceux-ci :
La Marseillaise
Le drapeau français
Liberté, Egalité, Fraternité
Le sceau
Le 14 Juillet
Marianne
Le coq
Concernant le coq, j’ai un doute. J’aurais plutôt mis la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.
Mais, c’est l’élysée qui le dit, aucun mensonge ne peut venir de là!!!
le projet du président consiste à transformer les enfants en cénotaphes, en cercueils vides… c est aberrant, monstrueux, morbide. Consternant. En gros tout le monde tombe d’accord sur ce point (merci à Simone Weil pour son bon sens)… mais alors comment notre président est-il aller dégotter une pareille idée de folie ?
En ce qui concerne le commentaire d’Israel, personne ne nie l’importance de transmettre cette mémoire ; on s’interroge sur la manière de le faire. Vous ne pouvez pas faire porter aux enfants d’aujourd’hui ce que la génération précédente a dénié à vous et votre père. Votre colère me fait peur en ce sens. Moi-même petite-fille de rescapés d’Auschwitz, et cousine, petite-nièce, arrière-petite-fille de tous les autres membres de ma famille qui n’en sont pas revenus, je souhaite aux enfants de CM2 de profiter pleinement de la vie sans se demander pourquoi eux et pas d’autres. La memoire de la Shoah est importante, mais elle doit etre enseignée de manière “positive”, cad afin promouvoir la tolérance et le rôle de chacun peut jouer pour s’opposer aux injustices, à la récré, en classe, à la maison, au club de foot et plus tard au travail ou ailleurs.
En réponse à M. Rosenczveig, je dois dire que j’ai été surprise par la référence à Sabra et Chatila. Je ne viens pas ici discuter l’événement en lui-meme mais le moment où il est évoqué dans votre discours. Il y a eu tant de génocides crimes contre l’humanité et autres violations graves de droits humains perpétrés avant et après la 2nde guerre mondiale, certains ayant visé ou affecté spécifiquement les enfants. Pourquoi avez-vous choisi de mentionner celui-ci en particulier ? Ce n’est pas une simple question rhétorique, je serais intéressée par votre réponse.
Vous n’êtes tous que des idéologues marxistes.
Complices de Staline et de Mao.
Vous suintez tous la haine pour l’ennemi de votre idéologie.
Cette religion sans Dieu qui a tué des millions de personnes.
Et vous donnez des leçons !
Je n’ai moi pas de haine pour vous.
Mais je suis comme des millions de personnes qui se taisent et qui ne défilent pas vigilant.
Vous ne passerez jamais.
« Vous ne pouvez pas faire porter aux enfants d’aujourd’hui ce que la génération précédente a dénié à vous et votre père » ; mais c’est justement parce que je ne veux pas le leur faire porter qu’il faut l’enseigner à l’école ! On a toujours les meilleurs intentions du monde en France, mais dès qu’il s’agit de passer aux choses concrètes, on voit toujours se manifester une lever de boucliers pour ne pas faire ce que par ailleurs on voudrait bien voir fait ! C’est assomant cette façon de penser !
Si, on peut parfaitement bien enseigner à des enfants de CM2 la mémoire de la Shoah. dans son article de ce soir dans Le Monde, Serge Klarsfeld donne un exemple probant d’une classe des Pyrénées qui a étudié l’histoire de deux enfants déportés. Non seulement ces élèves n’en ont pas du tout été traumatisés, mais ils ont reçu un prix en Sorbonne pour leur travail, et le nom des deux enfants morts pendant la guerre est devenu le nom de leur école !
Il y a donc, A l’EVIDENCE, de la malveillance dans les propos qui s’oppose à ce genre d’initiative. Malveillance est en réalité un euphémisme ! Il y a le vieux fond antisémite franchouillard et pétainiste à l’oeuvre, jusque dans l’élite de notre pays. C’est aussi simple que ça ! hélas ! On en est là, en France ! Y compris dans la magistrature qui s’occupe du droit des enfants avec la bonen conscience des bien-pensants qui ose confondre Sabra et Chatila avec Auschwitz-Birkenau et Treblinka ! On est en pleine déréliction, en pleine déliquescence morale par ceux-là mêmes qui se réclament à grands cris d’orfrai des grands idéaux de la morale républicaine ! C’est monstrueux, tout simplement !
George Semprun déclarait l’autre jour dans un journal allemand à l’occasion de la sortie en Allemagne de la traduction allemande du roman de Jonathan Littell, Les Bienveillantes, qu’on ne passait jamais en France le film qu’il a pourtant écrit avec Costa Gavras, Section spéciale sur la police de Vichy. C’est typique de notre pays. C’est à cause de tout ce silence qu’un Sarkozy est obligé de foutre un grand coup de pied dans le cul de ce foutu pays qui NE VEUT PAS regarder son passé en face.
La faute en revient à nos élites, aux hommes politiques depuis De Gaulle jusqu’à Mitterrand et à tous ceux, conseillers, députés, magistrats qui ont suivi ce conformisme moral décadent et indigne de notre pays !
Et puisque quelqu’un parle de Staline, je pourrais aussi comparer la mémoire de l’extermination des Juifs en Europe en France et en Russie, ex-Union soviétique.
En effet, nombre de personnes de ma famille furent aussi persécutées par Staline et la police secrète soviétique dès l’installation de Lénine au pouvoir, dès 1922. Le père de ma grand-mère morte à Auschwitz, Jacob Schneider, qui était resté à Odessa pour une raison que j’ignore (alors que tous les autres membres de la famille, ont émigré en 1905 à Paris, cinq personnes, dont ma grand-mère) a très probablement été assassiné par la police d’une balle dans la tête comme cela s’est fait à la fin de la guerre civile ; son acte de décès, qu’on peut consulter sur mon blog indique en russe qu’il est mort d’une « crise cardiaque ». Or, on sait bien que ce genre de détail signifiait à la date du décès » balle dans la tête ». Mon arrière grand-père est mort en réalité assassiné parce qu’il était juif à Odessa et photographe en plein centre-ville. De même une autre partie de ma famille, du côté de mon grand-père paternel, la branche Alba, dont je suis un rejeton, qui a dû émigrer de Pologne en 1905 aussi pour fuir les pogroms qui y sévissaient pour trouver refuge à Pskov au sud de Leningrad, ont aussi été persécutés comme juifs. Dès le milieu des années 1920, une partie de mes cousins est allée s’installer à Leningrad dans l’espoir de se noyer dans la grande ville parce qu’à Pskov, où il n’y avait pas de synagogue, il était mal vu d’être juif, alors qu’il y avait une église luthérienne allemande ! qui n’a d’ailleurs pas été reconstruite après la guerre. Mais en Russie, il n’y a pas de mémoire de la persécution des juifs, pas de Mémorial de la Shoah, pas de conscience dans la conscience collective russe de la responsabilité du régime stalinien dans la persécution des juifs de nationalité russe ! C’est le propre des régimes totalitaires, et Poutine n’en est que le prolongement. En Russie, l’extermination des Juifs par balle est assimilée, dans la mémoire collective russe, aux malheurs de la guerre, alors qu’il y a une spécificité de l’extermination des populations civiles juives durant la guerre par les nazis; et une spécificité de l’Etat stailien dans la persécution des Juifs dès la fin de la guerre civile à Odessa. Mon arrière grand-père a été assassiné le 17 avril 1922, à l’extrême fin de la guerre civile.
Notre pays, qui fut un des derniers d’Europe à construire le Mur des Noms du mémorial de la Shoah à paris, doit néanmoins s’enorgueillir de se soucier à ce point des enfants de la Shoah. Jamais dans l’histoire du monde, un Etat n’avait décidé froidement la liquidation des enfants. C’est le régime de Pétain qui l’a fait ! Et nous devons collectivement assumer cette putain d’Histoire !
Je voudrais encore préciser qu’il s’agit bien évidemment d’enseignement et non de mortification. D’ailleurs, dernièrement encore, à l’occasion de la journée du 27 janvier, j’ai montré à mes élèves d’une classe de 4ème, dont une partie sont des enfants juifs, le film de Polanski, Le Pianiste et nous avons parlé de la culture yiddish que le régime nazi a réussi à exterminer en Europe. Nous avons même étudié un poème d’un grand poète yiddish en yiddish et en français pour leur donner un aperçu de ce qu’est ou a été cette grande culture qui donna au monde non seulement de grands écrivains à la fin du XIXème siècle, mais aussi des historiens, des philosophes qui organisèrent le 1er congrès de la langue yiddish, en 1908, à Czernowitz, où est né le grand poète Paul Celan comme le grand écrivain, aujourd’hui israélien, Aharon Appelfeld, qui était son voisin de rue à Czernowitz ; et, au Moyen-Âge le grand talmudiste qui vivait dans la communauté juive de Troyes, Rachi, dont les commentaires sont depuis lors intégrés dans les livres de prières juives, et grâce auquel les savants romanistes de la fin du XIXème siècle, dont Arsène Armesteter, professeur de philologie romane à l’Ecole Normale Supérieure, ont pu comprendre les évolutions phonétiques du français du XIè siècle, et intégrer ce savoir dans la grammaire de l’ancien français que tous les profs de lettres doivent apprendre pour réussir leurs concours.
Mais la mortification, elle est venue, dans mon expérience personnelle d’enseignant, de là où on ne l’aurait pas attendu. Une année, alors que j’enseignais à drancy, un projet émanant de l’Inspection académique de Bobigny prétendait, avec l’aide d’une association qui a d’ailleurs son siège à Troyes (!), faire brûler en classe des bougies dans des boîtes en carton qui auraient figuré les chambre à gaz tandis que les élèves auraient récité des textes sur la Shoah. Inutile de vous dire que j’ai refusé tout net ce genre d’enseignement que j’ai jugé à juste titre déplacé et traumatisant pour les jeunes de 4ème que j’avais alors en responsabilité. Mais je me suis fait mal voir par ma hiérarchir pour l’avoir refusé ! Alors que ce projet émanait de la plus haute autorité, de l’Inspection académique de Bobigny. Lors d’une conférence où les enseignants étaient appelés à réfléchir, sous l’égide d’Annette Wieviorka et quelques autres historiens et un journaliste du Monde de l’Education, j’ai mentionné ce projet que le journaliste du Monde de l’Education a qualifié à juste titre d' »obscène. Mais je dois vous avouer que ce genre de projet ne m’a qu’à moitié étonné. Dans notre pays, étant donné le silence et le refus de parler sur la place publique des crimes de Vichy, on en vient à tout confondre, comme notre hôte Auschwitz-Birkenau et treblinka avec Sabra et Chatila, les autres Buchenwald avec les camps d’extermination même si l’on y meurt aussi, même si le copain de déportation de Semprun, qui avait été son élève à la Sorbonne, y est mort dans des conditions infernales, le professeur Halbwachs, que le grand historien Hilberg appelle plus justement des camps de mise à mort. Ce sont des abattoirs pour les Juifs traités comme des animaux, comme du bétail.
D’ailleurs un représentant de cette association avec laquelle l’Inspection académique de Bobigny travaillait et peut-être bien continue de travailler, m’a sorti tout de go en réunion de présentation de leur projet que les Juifs avaient une part de responsabilité dans leur déportation puisqu’ils avaient négocié – citant le grand historien israélien Tom Seguev (!) – avec les nazis pour pouvoir émigrer en palestine ! Là, j’ai vraiment failli me mettre très en colère, et il a fallu tout mon sang froid d’enseignant pour que je me retienne de hurler ! Mais c’est pour dire qu’en France, le travail est énorme, et pas seulement auprès des enfants ! Aurpès de toute l’élite de notre pays, en vérité. La France a besoin d’un vaste débat sur la période de Vichy. Il faut que tout le pus accumulé se vide. Et ça va en faire hurler plus d’un ! Mais il faut le faire. Une catharsis collective. Pour qu’un magistrat ne confonde plus Sabra et Chatila avec des abattoir nazis pour les enfants juifs, pour les Français sachent la différence profonde entre Buchenwald et Treblinka !
Le grand physicien, Georges Charpak, expliquait lors d’une des cérémonie annuelle au Mémorial de la Shoah pour commémorer nos morts, qu’il a évité de peu la déportation comme juif, en Juillet 42, mais qu’il fut déporté à Mauthausen comme résistant. Mais là il put survivre parce qu’il réussit à se faire embaucher, donc nourrir, pour construire une piste d’aviation. Si les nazis avaient su qu’il était juif, il n’aurait jamais survécu. Et pourtant à Mauthausen, il y avait aussi un four crématoire, comme à Buchenwald. Mais pas de chambre à gaz réservée exclusivement aux Juifs, et aux Tziganes rafflés aussi partout en Europe. Il faut apprendre à faire cette distinction si nous voulons comprendre ce qui s’est passé pendant la guerre et nous donner des armes pour construire les valeurs de la démocratie et de quoi nous protéger contre de telles horreurs.
Je tiens tout de même à préciser qu’assimiler les camps de Sabra et Chatila à Auschwitz-Birkenau et à Treblinka n’est pas un discours anodin qui sort de nulle part ! On sait parfaitement bien que c’est le discours antisémite typique qui court sur toute la toile et dans l’esprit de nombre de gens de gauche, y compris et surtout au parti socialiste (il n’y a pas besoin d’aller chercher à la LCR !) assimilant l’Etat d’Israël à l’Etat nazi !
On comprend ensuite mieux comment quelqu’un, magistrat dans un tribunal pour enfant par ailleurs, en vienne à écrire ce qu’il écrit à propos de l’éducation des élèves de CM2 dans notre pays. Moi, je lui pose la question: comment peut-on encore être Juif en France ?
A tous ceux que ça rendmalades, qui tombent dans le piège de com. tendu par le filston à sa maman et sa cour de figurants et courtisans , à ceux qui en douteraient encore : la manoeuvre est de racoler des voix , peu importe par quels moyens, que ce soit par l’intrusion psychologique jusque dans le cerveau des enfants, en utilisant les enfants vivants et les enfants morts, ou par des arrestations médiatiques, par des tactiques de communications, mensonges, peu importe, tout est bon pour ces cyniques.
Comme les transfuges de gauche, S V fait l’indignée pour calmer le jeu et ensuite collaborer :
» Le parrainage d’enfants juifs victimes de la Shoah sera en place dans les écoles dès la rentrée de septembre 2008, a déclaré lundi Xavier Darcos, qui n’a pas écarté la possibilité que la démarche soit portée par des groupes d’enfants ou des classes entières.
De son côté, Simone Veil, qui s’était élevée contre l’initiative de Nicolas Sarkozy, a accepté de participer à la mission mise en place pour réfléchir aux modalités d’application de cette proposition, selon le site internet du Point. » (reuters)
Respect aux victimes d’holocauste certes, mais instrumentaliser à ce point les enfants vivants de 10 ans, c’est vraiment alarmant ! Il y a comme une prise d’otage très spécifique, et on a le droit de ne pas tout approuver dans cette démarche politico-cultuelle. J’ai moi même été traquée dans le privé par des femmes intégristes avec complicité masculine jusque dans le métro accompagné d’enfants, le comble ! et quand j’ai réalisé que je subissais du harcèlement venant aussi bien de juif que de chrétien, des « malades haineux », j’ai pensé justement à la shoa, et je suis restée assise long temps sur le sol, je n’en revenais pas. Je comprends qu’il y ait des groupes de pression pour revendiquer des droits, mais pas de la transformation opressive pour imposer de manière plus ou moins violente, torturante et subtilement et hypocritement fascisante jusqu’à l’extrême fatigue leur propre point de vue. Il y a de nos jours des juifs comme des chrétiens spécifiquement haineux, on ne peut pas l’ignorer, ce n’est pas la spécificité exclusive de l’islam. Justement ne pas entretenir de la récupération sordide en tout genre nébuleux, et se resservir encore des mineurs jusqu’à l’overdose extrême, cela fait plutôt le jeu des intégrismes de droite et même de gauche sans parler du centre.
@ Israel
Merci de votre intervention. Vous illustrez à merveille en quoi l’intervention de NS est dangereuse. Elle vous a donné l’occasion de déverser votre haine.
Quand le politique utilise l’histoire tout devient possible et surtout le pire.
La période actuelle présente de grands dangers. Une crise économique profonde, une monté des communautarismes dont l’indépendance du Kosovo est une illustration. Le tout dans un monde où des politiques défaillants utilisent la peur de l’autre pour masquer leur incapacité à offrir un destin commun pour le futur.
Car c’est bien là que se situe le danger. Les américains ont élu Bush, nous avons élu NS. La similitude entre les deux est grande (référence à la religion, collusion avec les détenteurs du capital, même agressivité belliqueuse). GB a utilisé la guerre contre le terrorisme, NS nous explique à longueur de temps que les caisses sont vides et l’avenir sombre. Les deux n’ont que la peur comme politique. NS a été élu sur l’insécurité et la volonté de changer un pays qui courre à la ruine.
Les sociologues nous expliquent que l’insécurité n’est ni plus ni moins importante qu’avant, mais le résultat de nos incohérences économiques et politiques. Les caisses sont peut être vides, mais surtout du manque de volonté de les remplir. La France n’a jamais été aussi riche.
Aussi important que soit le sujet de la Shoah, ce n’est qu’un instrument dans les mains du président.
@ Béa :
Je suis tout à fait d’accord avec vous. Le vrai courage est celui de l’action et non de l’indignation. Mais ce n’est malheureusement pas nouveau. On critique, puis on se rallie. C’est beaucoup plus confortable.
Je ne voudrais pas reprendre le titre d’un livre : TIR CROISE singulier pluriel !
provoquer inciter à la haine de soi narguer rechercher jusqu’au moindre pseudos détails puérils, et se servir comme vecteur des mineurs vulnérables par définition.
Les enfants payent !
Oui « Israel », et vous le savez très bien il est préférable de s’écarter du petit jeu morbide, malsain de ces gens qui cherchent pour imposer leur loi soi disant démocratique, à cultiver et exacerber les communautarismes , les haines.