Surpris, perplexe, finalement choqué comme citoyen (241)

avocats006_53.1185292579.gifL’annonce par le président lors du diner du CRIF de son souhait de voir des enfants de CM2 parrainer les enfants français victimes de l’Holocauste a surpris. Cest le moins qu’on puisse dire ; le CRIF n’en demandait pas tant ; les responsables israéliens qui entretiennent le mémoire de la Shoah avancent publiquement qu’il s’agit d’une première de la part d’un chef de l’Etat en exercice. Pour susciter une dynamique constructive et l’adhésion, la démarche suivie apparaît donc déjà surprenante mais le politique à ses règles que le bon sens parfois ignore ! 

Intuitivement, après la surprise le premier reflexe est la réserve mais aussi la prudence. Quel démocrate, quel républicain, ne partage pas le souci de cultiver la mémoire collective surtout quand trop souhaiteraient tourner la page sinon tout simplement nier qu’elle ait existé. Alors devant la proposition présidentielle on s’interroge : n’aurait-on pas loupé quelques marches pour honorer cette ardente obligation de mémoire collective ? Tout simplement si on s’oppose trop vite et trop fort sera-t-on audible ? Ne parlera-t-on pas d’opposition systématique ?

 

Deux ou trois jours durant certains – dont moi – sont restés choqués debout avant que les arguments cartésiens ne se remettent en place. L’attitude de Simone Veil est ici exemplaire. Elle a pri sun peu de temps mais elle est claire, nette et carrée : cette idée est « inimaginable, insoutenable, et surtout injuste ». Bref, il s’agit d’une une aberration.

 

Beaucoup d’arguments ont été avancés dans les très nombreuses réactions entendues ou lues.

 

Personnellement je n’en retiens qu’un : au nom de quoi des enfants de 10 ans supporteraient le poids d’une responsabilité collective ?

 

Si j’étais enfant de CM2 je demanderais à mon prof de bien vouloir me dire en quoi il a « supporté » lui ces victimes de l’Holocauste dans les années écoulées et ce qu’il envisage de faire personnellement.

 

Sans compter ce qu’à juste titre avance Antoine Garapon, à savoir qu’on parraine quelqu’un qui est en vie pour qu’il obtienne un résultat auquel il peut légitimement aspirer, mais pas un mort.

 

On confond tout dans cette proposition.

 

Bien sûr qu’il faut informer les enfants sur ce qui s’est passé dans cette sinistre période, en France et ailleurs, faisant comme victimes des enfants juifs, mais pas que des enfants juifs : des adultes juifs, des tsiganes ou des homosexuels aussi. Beaucoup est déjà fait sur ce sujet. Des journées y sont dédiées, des documents variés existent, des animations sont faites dans les établissements.

 

Surtout on mélange enseigner la réalié et l’originalité dans l’abominable de la Shaoah avec le fait de supporter la mémoire des enfants déportés. Le role de l’Education nationale est de’enseinger mais pas plus. Quand on sait – dixit le ministre lui-même – que 50% des élèves ignorent l’Holocauste malgré les efforts que developperait l’institution scolaire, on voit qu’ele doit déjà se consacrer à sa mission première.

 

Il faudra aussi  dire  aux élèvesque des français y ont contribué à ces déportations d’enfants tandis que d’autres aidaient modestement, mais dangereusement les persécutés. Il faut leur parler des Justes. Mais il faut aussi leur parler de Sabra et Chatila – qu’a-t-on fait pour éviter le massacre de ces 500 femmes et de ces enfants palestiniens à quelques encablures des militaires israéliens ? -, des victimes de la Commune ou des martyrs de France pour ne prendre que quelques exemples.

 

Et tout simplement pourquoi les élèves ne porteraient-ils pas la mémoire des enfants qui ont flambé dans les gourbis parisiens voici 3 ans ?

 

Bien évidemment l’antisémitisme est condamnable, mais tous les racismes le sont, tous les enfants victimes méritent qu’on se souvienne d’eux.

 

Entendons Simone Veil quand elle dit qu’il y a des choses insupportables à parler et à porter. Il a fallu du temps aux déportés de retour pour parler l’horreur de ce qu’ils ont vécu. Comme d’autres, de la génration suivante, je ne parle pas des camps, mais j’ai des images vues très tôt à la télévision dans la rétine. Je n’ai pas besoin de voir 10 fois « Nuit et Brouillard » ni de prendre le nom d’un de ces enfants.

 

Et je reviens sur mon argument : au nom de quoi imposerait-on ce poids à des enfants quand des adultes ne l’assument pas eux-mêmes ? On vient nous dire que finalement ce ne sont plus des enfants individuellement mais des classes qui parraineraient. La différence est modeste et on repart dans l’improvisation. Tout cela n’est pas sérieux sur des sujets aussi délicats et passionnés. Il y a de quoi être remonté comme citoyen.

 

Et même si comparaison n’est pas raison comment ne pas relier ce débat avec le scandale du racisme dansles stades réactualisé hier avec le match Valenciennes-Metz. Quand un arbitre ne reagit pas sauf pour sanctionner le joueur insulté, quand les spectateurs ne réagissent pas devant un « supporter » habitué de ce comportement, quand les autorités sportives laissent faire ce racisme désormais habituer contre les joueurs de couleur on voudrait se donner bonne conscience en mobilisant des momes de CM2 au risque de les écraser ?

 

En d’autres termes j’ai le vague sentiment d’une réponse simpliste usant de l’art de la défausse des adultes sur les enfants et de la bonne conscience pour répondre à un problème délicat mal posé ; j’ai aussi le sentiment avec d’autres qu’on n’a pas évalué les effets indirects de ce que l’on avance. Bref on improvise dangereusement. Pour rejoindre encore Simone Veil :  » Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif ? »

 

Le président veut aussi rétablir les cours de morale et que les enfants connaissent la Marseillaise et d’une manière générale les symboles de la République.

 

Je veux bien qu’on rétablisse les cours de morale, mais avec beaucoup d’autres je serais plus favorable à ce que l’on ait une véritable éducation civique qui montre que la morale est un registre normatif parmi d’autres et que la loi de la République est le registre normatif suprême qui s’impose à tous enfants comme adultes, adultes comme enfants ! 

 

Au passage, pour dérider, je vous pose une question issue du jeu « Place de la loi » : quels sont les 7 symboles de la République ?

131 réflexions sur « Surpris, perplexe, finalement choqué comme citoyen (241) »

  1. Israël c’est un pays où il y a de la guerre politico-religieux COMPLEXE, rien à voir avec un pseudo ou même un nom en l’occurence une personne,
    et il ne faudrait pas mélanger l’Histoire 1933-1945 avec la politique actuelle liée à la culture et aux religions.
    Les enfants payent de toutes manières.

  2. sarkozy a pris cette décision seul car il dit qu’il a été très boulversé par la mort d’ilan hallimi . il avait dit que chirac était trop sur le passé et lui revient au passé , en plus il oublie que la police française a déporter des enfants juif !

  3. Bonjour,

    Je ne suis meilleur que personne ici, mais je comprends pas, pas du tout même, comment des personnes qui font parti de groupes victimes du nazisme, semblent n’avoir appris que pour elles. Cela me glace le sang.

    Comment peut-on parler de devoir de mémoire, ce mot à la mode, et parler des seuls juifs ? Oui, oui, il y a quelque chose de particulier là, mais les tziganes ?

    Et Oradour, ces enfants qui n’étaient rien, qui n’étaient pas victimes de génocide, dont beaucoup portent modestement le souvenir et Tulle et les villages biélorusses et tout ce que j’ignore ?

    Vraiment je me sens dans une position intenable, mais je ne vois pas comment un groupe victime d’une telle chose, ne se fait pas le hérault de la mémoire tzigane et de la mémoire des inconnus ? Pourquoi ces persones ont-elles demandé des dédommagements à Volkswagen pour elles et pas pour les autres ? C’est intenable pour moi d’écrire cela, mais c’est intenable aussi de savoir cela.

    Comment parler de devoir de mémoire pour soi ? Je suis un minus vis-à-vis de saints comme Klarsfeld, mais pourquoi diable n’a t-il pas tenté de faire la liste de TOUS LES ENFANTS ? Si ces enfants étaient face à nous et ils le sont, que dirions-nous à ceux d’Oradour ? Que ce n’était pas pareil ? Aux enfants des villages biélorusses ? Qu’ils n’avaient rien à faire sur une liste ?

    Imaginons que la collectivité tzigane n’ait pas réagi, cela suffirait-il à dire que c’est leur faute s’ils ne réagissent pas et qu’ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes ?

    SIncèrement j’ai le sentiment d’écrire n’importe quoi face aux penseurs, mais c’est intenable pour moi de savoir que les victimes, je parle des personnes qui actuellement parlent en leur nom, puissent ne pas parler des autres, puissent distinguer. je crois que le soir du discours du Président, si quelqu’un s’était levé dans la salle pour dire « et les autres » ? Je me sentirais pas si mal. lmaginons que quelqu’un ait dit et les enfants de 6ème porteront le souvenir d’un malade mental et ceux de 5ème d’un homosexuel ?

    OK, je dis rien, je fais rien, j’apporte rien, mais je vous assure que ça me travaille et que je ne sais pas où poser mes valises, ni quoi faire de cette déchirure…

    Gentiane

  4. Pour obtenir peu on fait le maximum, et ce n’est pas de la lessive !
    il n’y a pas que des juifsves qui ont soufferts…no comment !

  5. Chere Gentiane,

    Je comprends votre inquietude, j’ai la meme. Sachez juste que beaucoup de Juifs pensent comme vous et s’opposent, outre a la proposition en elle meme, a sa nature specifiquement juive, precisement parce que d’autres ont souffert.

    Apres, que personne ne se soit leve au diner en question… je ne sais pas ce que j’aurais fait… il y a tellement a redire a la proposition de toutes facons. Ce qui est important c’est que cette dimension apparaisse ds le debat, et elle y est bien presente (rien que sur ce blog, cf commentaire de deborah, elle-meme victime plus haut).

  6. VICTIME de la shoa, d’un holocauste, le mot « victime » est reconnu pas pour « tout le monde », il y a des contradictions au quotidien, vous êtes victime d’erreur judiciaire ou bien vous n’êtes pas reconnu victime puisque vous aviez d’autre choix ? en ce qui concerne des enfants c’est encore autre chose…victime de leur naïveté ou d’être enfant. C’est pour cela que bien des enfants sont sous influences des adultes qui savent faire des choix ou de la sélection ou de les diriger funestement.

  7. D’abord la proposition du chef de l’Etat s’est peu à peu modifiée. C’est désormais une prise en charge collective par une classe de la mémoire d’un ou de plusieurs enfants juifs déportés, qui sera mise en oeuvre pour initier un travail pédagogique. Mme Simone Veil s’y est asociée, et je ne vois pas que quelque juif que ce soit puisse se déclarer opposé à une telle mesure.

    Il y aurait beaucoup à dire sur l’unicité de la Shoah comme crime contre l’humanité. C’est un fait d’histoire que la guerre qu’Hitler a déclaré au monde, il l’a d’abord déclaré aux Juifs d’Europe et du monde. Les mesures qu’il a prises contre les Juifs sont sans égales dans l’histoire, même contre les Tsiganes même s’ils ont eux aussi été exterminés à Auschwitz-Birkenau ; les Juifs ne les oublient pas. Mais les mesures contre les Tsiganes sont arrivées plus tardivement ; les Tsiganes avaient la possibilité de vivre en famille à Birkenau, des enfants tsiganes sont même nés à Birkenau, alors que de telles « privilèges » étaient interdits aux Juifs. Cette comparaison peut paraître morbide, et elle l’est au total mais ces détails, pour dérisoire qu’ils soient méritent d’être mentionnés. Et d’autant plus quand je vois à quel point ce que je peux dire ici fait l’objet de lectures fausses pour ne pas dire malveillantes : les victimes sont souvent asccusées dans notre pays d’être des bourreaux. C’est pourquoi, il faut enseigner la Shoah dès l’âge de 10 ans pour ce cercle vicieux cesse dans notre pays, qui fait du tort à l’ensemble de la société. Ce n’est sans raison qu’on a dit et qu’on dit à juste titre encore que la mémoire de la Shoah ne passe pas, n’arrive pas à être intégrée dans la mémoire collective sans que des débats passionnés et très vifs ne surgissent. Nous avons à payer le silence coupable de plusieurs générations d’hommes politiques depuis 1945 à ce sujet. Il nous appartient de mettre un terme à ces dénis perpétuels de ce qui s’est passé. Quand on pense que 50% des jeunes d’aujourd’hui ignorent tout de la Shoah, il est clair que les adultes sont coupables et n’ont pas fait ce qui était à faire. Alors changeons d’attitude, assumons nos responsabilités d’adultes et le monde s’en trouvera un peu meilleur, sans trop se faire d’illusion non plus. On ne vas pas changer le niveau de la mer en l’espace d’une génération. Les crimes de la Shoah remettent si profondément en question ce qui fonde l’humanité, qui fut divisée en deux, ceux qui avaient le droit de vivre et ceux qui par le seul fait d’être né n’avaient que le droit de mourir, qu’une civilisation ne peut pas se remettre d’un tel crime en l’espace de quelques décennies. Le monde mettra plusieurs siècles pour s’en remettre, s’il s’en remet ! Ce qui n’est pas si évident.

  8. Certains se plaignent que seuls les Juifs bénéficieraient d’une telle mesure. Mais l’U. E. a décrété lors de l’effondrement du World Trade Center 3 minutes de silence, alors que jamais une seule minute ne fut JAMAIS décrétée pour les victimes juives de la Shoah, qui sont bien plus nombreuses. Est-ce que quelqu’un ici s’est ému de ce fait ? Est-ce que quelqu’un ici a été manifesté dans la rue pour demander qui a son député, qui à son maire, qui en écrivant à son député européen quau moins une minute de silence soit décrétée par l’U.E. pour les victimes de la Shoah ? Pas que je sache ! Alors qu’est-ce d’autre, ce discours à l’égard des Juifs sinon le discours de la haine ?

  9. Il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort tragique des enfants juifs, mais à travers eux de mettre en oeuvre un travail de mémoire pour donner sens aux fondements démocratiques, aux valeurs d’humanisme de la République qui se doit de défendre la vie de tout enfant, juif ou pas ! Il ne s’agit pas de fiare de la sélection mémorielle à l’enver comme les nazis sélectionnaient les Juifs pour la chambre à gaz. Il s’agit de défendre des valeurs, de lutter contre l’oubli parce que, comme l’a écrit Malraux, « le pays qui n’a pas de mémoire est un pays qui n’a pas d’avenir. » Le problème est que nous vivons dans un monde de l’immédiateté, de ce que le philosophe Marcel Gauchet appelle la « démesure de la démocratie » et que d’autres appellent « la participation ». Or, il ne nous faudrait jamais oublier ces vers du grand poète alsacien, Jean-Paul de Dadelsen qui, quoi que Français agrégé d’allemand les écrivit en anglais, en espérant que tout le monde comlprenne :

    « Ours is not a world of memory, but of participation
    Not of order, but of desire, not of law, but of affirmation
    Our night is Wide. »
    (« Stone in Vence », 1954)

    Les juifs ont le respect sacré de la mémoire. Zakhor, « Souviens-toi » en hébreu, est l’injonction que tout juif porte dans son coeur, celle de se souvenir toujours de ses ancêtres. Les nazis ont voulu anéantir jusqu’au souvenir des personnes qu’ils ont assassinées. C’est pourquoi, nous devons, plus que les autres, les rappeler à notre mémoire à jamais. Porter dans son coeur d’enfant, durant quelques mois ou toute une vie, la mémoire d’une de ces 11400 victimes de la plus cruelle barbarie de tous les temps devrait être vécu comme une bonne occasion d’élever son être vers le meilleur de nous-même et non pas comme un déni de sa capacité à grandir.

  10. Bonsoir,

    Merci à vous d’avoir lu mon message et d’avoir pris le temps de répondre, merci beaucoup à vanevlo d’avoir dit ce partage du mal être.

    Israël, la personne qui a ce pseudonyme, pas l’état, j’ai mal aussi en vous lisant car il n’y a pas de haine dans mes propos et il ne peut pas y en avoir. Je vous reconnais la souffrance à vous aussi, même si vous n’avez nul besoin de ma reconnaissance. Je ne suis pas certain que vous accusiez directement ma personne de haine, car alors vous auriez mal lu ou j’aurais mal écrit. Je ne peux par contre pas vous suivre sur le fait que les tziganes étaient plus ménagés et que donc ils ne subissaient pas la haine la plus forte. J’ai lu quelque part (Malaparte ?) que l’on avait tué les enfants tziganes en Hongrie, en les fracassant contre les arbres. Y en avait-il beaucoup, cela a-t-il eu lieu souvent ? Les enfants d’Oradour ont-ils souffert moins longtemps que les déportés ? Vous voyez je ne peux pas suivre et ce n’est peut-être même pas ce que vous avez voulu dire, voire me dire. Je suis mal en écrivant cet argumentaire et je l’écris, pourtant. J’en suis pas fier.

    J’ai nécessairement à apprendre de vous, vous pouvez me dire qu’à de multiples occasions je n’ai rien dit et je vous le confirmerai, cela ne détruit pas ce que je dis. Je ne vais pas non plus détailler ma vie et ce que j’en ai fait, je viens parler avec vous, avec tous.

    La seule chose dont je peux arguer pour ma défense, c’est de ne pas être le représentant de qui que ce soit d’autre que moi et que je n’ai pas de message à délivrer. Je ne parle pas au nom du bien contre le mal, je ne suis pas même certain que c’est vraiment moi et que dans quelque jours je me reconnaîtrai encore. J’ai une grande admiration pour le peuple juif en dehors de la religion, ce n’est pas le seul peuple que j’admire, mais j’admire encore plus celles et ceux qui ont pu s’affranchir de telles appartenances et je ne veux bien entendu pas dire que ces gens ont renoncé ni oublié.

    Je pense dans ma petite tête et dans mon trou perdu de campagne, que ce sont des choses universelles, que ce qui est arrivé pendant la guerre a du sens pour tous et éternellement, que j’ai besoin de vous, des juifs, des palestiniens, des homosexuels, des malades mentaux, des russes et des ukrainiens et que sans eux, nous sommes perdus.

    Ne pouvez-vous pas envisager qu’il n’y ai pas de haine ici ? De l’ignorance certes, de la maladresse, une erreur même, mais pourquoi venir chercher encore ici, la haine ?

    Le fait que je ne me manifeste pas en bien des occasions, et disons-le quasiment jamais, ne disqualifie pas ce que je dis et ne répond pas à la question qui me travaille, pourquoi des personnes qui ont cette culture, cette connaissance, s’expriment ainsi ? Il ne s’agit pas de vous ici, mais des institutions, des gens connus.

    Je ne comprends toujours pas pourquoi certains et vanevlo montre que ce n’est pas l’ensemble, ne peuvent pas dire au moins formellement, qu’ils n’étaient pas seuls, là-bas.

    Si vous m’imaginez toujours haineux, je vous demande de m’en excuser, mais je vous demande aussi, que pouvez-voius me répondre d’autre ?

    Gentiane

  11. Oui, à Auschwitz-Birkenau, les soldats SS traitent les enfants, les bébés en leur fracassant le crâne sur un arbre ou une bène à ordure. Mais c’est un fait historique que les Tsiganes n’ont pas été traités dans le camp de Birkenau comme les Juifs. Ils étaient parqués dans un camp à part dans le camp ; ils avaient leur famille, mari, femme et enfants ensemble. Les Juifs n’ont jamais eu cette chaleur humaine autour d’eux pour les réchauffer un peu. Il est vrai que les uns et et les autres ont fini leur vie dans la chambre à gaz.

    Non, je ne crois pas en effet que votre haine soit manifeste, consciente. c’est un discours banal, ordinaire, haineux sans s’en rendre compte. C’est comme ça en France. j’y suis habitué. Les Français sont haineux sans s’en rendre compte. Mitterrand était haineux de même sans le comprendre, ce qui tout de même plus grave pour un chef d’Etat. Mais c’est comme ça. Je ne vous en veux pas mais il faut que ça cesse ; il faut que les gens commencent à comprendre ce que les Juifs leur disent. or, jusqu’à présent, les Juifs rencontrent un mur de béton devant eux, une incompréhension presque totale de ce qu’ils disent. On les accuse d’être des bourreaux quand ils sont des victimes ; on les accuse de traumatiser des enfants quand ils leur offre la chance merveilleuse de grandir et d’élever son âme ; on les accuse de tout un ats de perversions toutes plus ignobles les unes que les autres. C’est comme ça, ça a toujours été comme ça et je pense honnêtetement, sans bravage exagérée que ce sera malheureusement toujours comme ça. Faut s’y faire, c’est tout.

  12. Re,

    Je veux bien qu’à travers moi vous fassiez face aux forces du mal et même de l’inconscience, mais à quel moment vous ai-je accusé d’être un bourreau ? à quel moment vous ai-je accusé de traumatiser les enfants ? Inconsciemment et sans l’écrire ?

    Je dis je ne comprends pas et j’accepte de me tromper et d’être détrompé, pourquoi les gens qui ont demandé des indemnisations à Volkswagen, ne l’ont pas demandé pour tous ? Sans doute parce que sont, comme moi, des êtres humains et que cela ne changera pas.

    Si ce n’est pas un discours de haine, alors c’est l’erreur, l’ignorance, la bêtise, qui me font parler ainsi, mais au moins… je parle, je ne dis pas ces personnes sont des bourreaux et que j’aurais été meilleur ? Je dis, comment celles et ceux qui portent cela, agissent ainsi.

    Pourquoi renoncez-vous si vite à me convaincre ? SI les choses sont ainsi et ne changeront jamais, alors il est facile de demander que cherchez-vous en répondant ainsi ?

    Gentiane

  13. Des juifs déportés suite à de la délation, à du rapportage à déporter plus d’un(e) en l’occurence des enfants ! Les membres de chaque famille étaient séparés pour finir en fumée.
    Ce qui me choque depuis des décennies maintenant, c’est qu’il y a pourtant de la violence conjugale chez eux aussi, des enfants maltraités soit par leur père ou leur mère ou les deux comme d’ailleurs des familles chrétiennes, musulmanes etc
    Des femmes de confession juive ont obtenu un n° de tél sos femmes battues, et les enfants subissent les conséquences des violences domestiques, un véritable fléau. Comme quoi le devoir de mémoire à ne pas harceler ni femme ni enfant et ni homme d’ailleurs au quotidien ! quelque soit sa culture.

  14. Bonsoir Annie,

    Oui, c’est impressionnant, mais cela ramène à une (des) dimension individuelle, particulière. Ce que je cherche en fait, ce sont des courants de pensée différents, des groupes différents et je pense que parmi les gens qui portent tant, il y en a et je voudrais apprendre d’eux.

    J’ai besoin d’eux et des autres, parce que je ne peux porter seul ces interrogations sans les confronter à ce que je ne connais pas, à ce que je ne porte pas.

    Mais la souffrance n’est pas un critère, il faut peut-être autre chose. Je ne sais pas. Quel est votre avis ?

    Gentiane

  15. Tous ceci est un faux débat… Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut apprendre l’histoire aux enfants, pour que cela n’arrive plus jamais!! Les moyens, les méthodes ne sont pas le plus important…
    …
    NS a ainsi réussi encore une fois à monter les gens les uns contre les autres…
    Il y a quelques mois, il me semble bien avoir entendu notre cher président qu’il fallait arrêter avec la repentance, mais cela concernait la guerre d’Algérie, et le colonialisme… Il semble que cela ne fonctionne pas de la même façon selon que l’on soit noir, arabe, ou juif… pourtant la souffrance, les tortures, l’humiliation ne sont pas censés avoir de couleur. Lorsqu’une partie de l’humanité souffre, c’est nous tous qui souffrons… Cela vaut pour la shoa aussi bien que pour la traite négrière, et personne ne devrait les mettre sur une echelle de valeur (ou de douleur)…
    C’est pourtant ce qui est fait, et la France, qui est un pays assez pacifié en terme de cohabitation entre les différentes communautés, risque d’en payer le prix…

    Je voudrai également dire que je trouve décidément choquant que sarkozy croie tous savoir, notamment en matière d’éducation. Ce monsieur veut apprendre leur métier à des professionnels (il n’y a qu’à voir sa fameuse « lettre aux éducateurs », consternante…).
    Malheureusement, cela semble beaucoup moins les déranger(les profs) que lorsqu’on a voulu toucher à leur retraite, ou leur faire faire des heures sup’…
    Dommage…

  16. Il y a même des juifs antisémites, savez-vous ! Personne n’est parfait, même parmi les juifs… C’est votre étonnement qui m’étonne…!

  17. la souffrance, l’humiliation, la torture ne sont pas des choix, on ne choisit pas d’être déporté et ensuite emporté par la mort lente ou rapide,
    et effectivement cette discrimination ouverte ou occultée n’a pas de couleurs.

  18. Il y a du boulot quand il s’agit d’éducation des adultes, pas uniquement des enfants qu’on utilise comme bombe-humaine dans certains pays du monde.

  19. Ce n’est PAS en plongeant le nez des jeunes enfants dans l’horreur qu’on en fera des citoyens ouverts et tolérants, bien au contraire

    Il faut arrêter de se mettre à genoux devant la morbidité de ce petit monsieur inculte et à l’ego surdimentionné , qui s’imagine en droit de tout régenter et qui pour y arriver a besoin de monter les gens les uns contre les autres

    Il est en train de détruire la laïcité, veut imposer les religions à l’école -voir « son » discours du dîner du CRIF pour mieux régner et s’enrichir – , il détruit les acquis sociaux, sème la haine et sa médiocrité directement et par l’intermédiaire de sa cour de figurants qui se posent en victimes

    il se place de plus en plus comme un gourou de secte qui fait de l’intrusion psychologique pour renforcer son pouvoir et celui du medef

    Il serait temps de s’en apercevoir!

    Tous les dirigeants et journalistes étrangers se moquent de lui et s’inquiètent

  20. dîner ou pas dîner
    il y a des déjeuners de C ons
    € c’est évident € !

  21. Je ne travaille pas pour psychologie magazine et leurs stars mais il faut bien reconnaître s’il cela peut diminuer la bêtise humaine ? pourquoi pas !
    je vois sur un des blog du journal le monde : « Après les attentats de 2001, plus de 700 musulmans installés dans la région de New York ont été arrêtés et détenus pendant des mois, en attendant que le FBI ait LE TEMPS de vérifier leur statut. Ils avaient été « DENONCES » par un voisin ou interpellés après un coup de téléphone ANONYME. et (lire la suite s’il vous le souhaitez..) Café-blog par Corinne Lesnes

  22. RIEN A VOIR avec la politique de Vichy, c’est pas mieuX dans le genre ! Présomption d’innocence et erreurs humaines erreurs judiciaires ou judicieuses etc ?!

  23. ON n’est pas las sur votre blog pour se défouler bien sûr : bonjour les dégâts !

  24. Vous convaincre de quoi, Gentiane ? Je ne cherche à convaincre personne de rien ! Je ne vois pas ce que vous voulez dire.

    Les travailleurs forcés durant la guerre demandent à être indemnisés. Où est le mal ? Je ne vois pas le problème. Les Juifs le demandent collectivement. Mais les indemnisations se font individuellement pour autant que je sache. Je ne comprends pas de quoi vous voulez parler avec votre histoire de Volkswagen. Le demander pour les autres ? Mais quels autres ? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

  25. Si, Gentiane, les Tsiganes n’ont pas eu le même traitement que les Juifs. C’est un fait d’histoire. Que vous me suiviez ou pas n’y changera pas grand chose. Les Tsiganes n’ont pas été « traités ». Les Juifs ont « bénéficié » d’un « traitement spécial » (c’est le terme technique de la littérature nazie). Si vous n’avez pas compris ça, vous n’êtes pas encore entrée dans l’horreur nazie, vous n’en avez pas encore compris toute la portée. Ceci dit, ce sont des détails qui ne changent strictement rien à la réalité de l’extermination effective des Tsiganes aussi. Cela montre simplement que la guerre était d’abord et avant tout une guerre idéologique qui visait d’abord et avant tout à éradiquer le peuple juif de la surface de la terre.

    Les trains militaires de l’armée allemande devaient s’arrêter pour laisser passer les trains de déportation des juifs ; ça ne s’est jamais vu dans aucune guerre ! Les civiles à exterminer avaient priorité sur les objectifs de guerre ! Jamais aucune armée au monde n’a fonctionné de cette manière.

    Tant qu’on n’a pas compris ça, on n’a rien compris à la dernière guerre.

    Si je comprends bien vos propos, Gentiane, vous admirez surtout les Juifs quand ils ne sont plus juifs…! Comme c’est bizarre ! Comme c’est original ! Comme c’est drôle surtout !

  26. Israël, vous me faites rires, n’en avez vous pas assez de perdre votre temps avec le passé? Occuper vous du présent !
    On commence à en avoir marre de cette interminable focalisation sur l’holocauste… bla bla bla oui, oui, ok, ok, c’est le pire massacre qui soit jamais arrivé, une tragédie, incommensurable, incomparable … ok ok, … et alors ??? vous en faites quoi maintenant ? Vous vous en servez comment ? A quoi ça sert de le savoir et de le dire ??? Vous l’utilisez comment ?
    si la mémoire sert uniquement à jouer sur la corde émotionnelle, à entretenir un statut de victime, ça ne sert à rien et c’est même idéologiquement malhonnête, si ça sert au contraire à essayer de faire changer le présent alors c’est autre chose… car ce qui compte ce n’est pas le passé pour lui même mais le passé pour ce qui peut nous apprendre à changer dans le présent…
    Je crois que le présent nous donne assez à faire si on veut combattre ce qu’il y a de mal en nous êtres humains, non ???????!!!!!

  27. Oui, votre discours ordinaire qu’on a toujours servi aux Juifs depuis 1945 : circulez, y’a rien à voir, ce que vous avez vécu ne nous intéresse pas ! Qu’en plus, cela vous fasse rire en dit long sur notre pays. On comprend que le chef de l’Etat s’émeuve du problème, et on comprend que 50% des jeunes d’aujourd’hui ne connaisse rien de cette histoire.

    Je ne sais pas qui vous êtes, de quel milieu social vous venez, quel genre d’éducation vous avez reçu, mais apparemment vous n’êtes pas passé par l’école de la République, où l’enseignement de la Shoah sert à toute autre chose d’à pleurer sur le passé mais à construire un avenir commun. L’école enseigne le passé, par définition. Vous semblez être passé par une école sans l’avoir très bien compris. Voir de la malhonnêteté là-dedans, c’est dénier à la culture et à l’histoire toute vertue pour rendre l’humanité meilleure. C’est donner raison aux nazis. Mais vous en êtes sans doute là, dans vos réflexions ? En tout cas, vous êtes dans l' »immédiateté », dans ce que Marcel Gauchet et Pierre Legros appellent la « démesure de la démocratie ». C’est justement contre ce genre d’attitude qui confine à une forme d’aveuglement coupable et pour tout dire de folie, d’hubris comme diraient les tragiques grecs, que les mesures prises par le chef de l’Etat pour l’enseignement de la Shoah en CM2 l’ont été. Vous lui donnez indirectement raison.

  28. @ Israel,
    Je suis totalement effarée quand je vous lis et je ne comprends absolument pas ce que vous faites encore en France, ce pays abominable (je ne suis pas française et n’habite pas en France). Pourquoi n’émigrez-vous pas vers un pays plus en adéquation avec vos sentiments et qui n’a pas été acteur pendant la deuxième guerre mondiale. Que de haine, que de frustrations! Pourtant vous n’étiez pas nés pendant la guerre si j’ai bien compris, vous n’avez pas été dans les camps, vous n’avez donc pas vu le bonheur des familles tsiganes dans ces camps (tiens je ne l’avais pas encore lue celle-là).
    Issue d’une famille de résistants par mon père, d’une famille juive par ma mère, nous avons eu notre lot d’arrestations et de morts dans la famille, mais jamais ma mère, qui pourtant disait ne jamais pouvoir pardonner aux allemands, ne nous a transmis rancœur ou haine, jamais elle n’a voulu que ses enfants portent le poids du passé. En quoi ma tante paternelle qui a été torturée à de nombreuses reprises, a vu mourir toutes ses compagnes de captivité autour d’elle et pesait moins de 30 kilos quand elle a été libérée par les russes est-elle une victime moins méritante que ma grand-tante maternelle, juive, qui est revenue avec le même poids, mais sans les séquelles physiques de la torture…

    Vous êtes comme beaucoup de juifs totalement égocentré, seul ce qui arrive à la communauté est vraiment important, le reste du monde vient très loin après. Vous prenez dans l’histoire ce qui vous convient et seulement cela… Avoir été victime ne signifie pas que l’on ne peut pas devenir bourreau et la réalité de la Shoah n’exonère pas les juifs de tous méfaits jusqu’à la fin des temps.
    La communauté juive n’est pas une communauté angélique d’amour et de paix et malheur à ceux qui s’en écartent. La mise au ban est une pratique très répandue que ma branche familiale juive, peuplée d’affreux mécréants qui se mariaient avec n’importe qui, a bien connu, mais aussi beaucoup de mes amis.

    @ Gentiane
    Vous avez raison, la hiérarchisation des victimes est absolument insupportable, la souffrance est individuelle et non pas collective. Qui permet de dire qu’une mère juive dont on massacre l’enfant souffre plus qu’une mère russe ou qu’une mère russe souffre plus qu’une mère cambodgienne.

    Mais il ne sert à rien de se faire souffrir à cause de l’horreur de l’Histoire. Il n’est pas possible de revenir en arrière, les morts sont morts. Il faut seulement œuvrer à hauteur de ses moyens propres pour que le futur soit meilleur, en commençant par l’éducation de ses enfants ( et en ne votant que pour des personnes portant les mêmes valeurs éthiques que vous).

  29. Mais c’est vous, Chistine, qui vous méprenez sur ce que j’écris ! Vous y lisez de travers ce que VOS ressentiments, VOTRE haine vous autorise à y lire.

    Où avez-vous bien pu lire que j’aurais prétendu que les Tsiganes étaient « heureux » à Birkenau ? Nulle part, sinon dans votre imaginaire détraquée !

    Vous faites sans doute partie de ces juifs que Jean-Claude Milner appelle des « juifs de mensonge » qui refusent de vouloir comprendre quoi que ce soit à ce qui s’est passé. Il ne s’agit pas tant de hiérarchiser les victimes que de comprendre, à travers une pensée cohérente et rationnelle ce qu’est le Mal absolu. C’est fort différent. or, de la compréhension de ce qu’est le Mal absolu dépend notre capacité ou pas de lui résister là où il peut surgir à nouveau. Il ne s’agit nullement de nier la souffrance d’autrui sous le simple prétexte qu’il ne serait pas juif et victime de la Shoah ! L’enjeu est tout autre. Il est de réussir à fonder des valeurs démocratiques en se dotant des outils intellectuels pour le faire le moins mal possible. Tant qu’on n’a pas compris ça, on ne comprend pas pourquoi un chef d’Etat en Europe occidentale prend l’initiative d’enseigner la Shoah au niveau du CM2. C’est le début de la réflexion, qui peut durer toute une vie. La grande historienne de la Shoah, Annette Wieviorka, avoue elle-même, en dépit des nombreux livres qu’elle a écrit sur la question, ne pas comprendre la Shoah. C’est dire combien la tâche est urgente, difficile et mérite les efforts de tous à quelque niveau qu’il se trouve. Il n’y a là rien que puisse légitimement susciter la colère de quiconque, sauf des illuminés qui ne respirent que l’air de la haine. Juifs ou pas. La haine de soi, chez les Juifs, ça existe aussi !

  30. Qu’est-ce qui amène un être humain normal à abdiquer ses valeurs morales, dont il est par ailleurs comme tout le monde, et à fracasser la tête d’un petit enfant contre un arbre ? Voilà une question très angoissante ! C’est ça qui est à penser. Et c’est extrêmement difficile à penser. Plus d’un s’est déjà cassé les dents sur ce genre de question. C’est pourtant notre tâche, notre devoir de faire l’effort de pensée pour le rendre non pas justifiable mais compréhensible à l’intelligence humaine. Car autrement, le pire peut à nouveau arriver. Car sinon, à quoi sert la culture ? A quoi bon aller à l’école ? A quoi bon enseigner quoi que ce soit ?

    Et il est un fait inquiétant, c’est que ce sont toujours les civilisations les plus développées comme l’était l’Europe occidentale en 1940, et notoirement l’Allemagne, qui était un nid de prix Nobel, dont certains collaborèrent étroitement avec les nazis comme Werner Heisenberg, l’un des plus grands physiciens du XXè siècle !, – qui sombrent dans la barbarie la plus innomable. Il ne s’agit pas de s’intéresser aux victimes juives parce qu’on serait judéocentré, il s’agit de comprendre pourquoi ce sont les Juifs à qui on s’en est pris en premier et essentiellement, et qui ont eu à payer le prix fort. Mais le problème, ce ne sont pas les Juifs, c’est la barbarie, c’est ce qui fait qu’une civilisation la plus brillante du monde sombre dans l’abominable. C’est ça le problème.

  31. L’enseignement de la Shoah dès l’âge de dix ans permettra justement de lutter contre un préjugé trop répandu chez nombre d’adultes qui en sont restés à l’émotion précisément…, c’est de croire dur comme fer que les bourreaux ne sont pas des hommes comme tous le monde, avec cette idée infantile trop souvent entendue, que ce ne seraient que des monstres et pas des êtres humains. Eh bien si ! justement les bourreaux étaient des êtres humains comme tout le monde. Mais il reste la question de savoir comment et pourquoi des êtres normaux, comme l’était Eichmann, a pu devenir le sinistre fonctionnaire froid, calme, sans haine, aimant la culture juive, cultivé même, et pourtant responsable de la mort de près de 6 millions d’innocents. Là, on est au plus profond du problème que pose la Shoah. Les démocraties ont le devoir de penser ce problème-là que nul autre génocide ne pose avec autant d’acuité que la Shoah. Il ne s’agit pas de hiérarchiser des victimes, il s’agit d’essayer de comprendre ce problème qui est le problème de l’humanité toute entière, notamment des grands Etats bureaucratiques modernes.

  32. Israel cette mesure est scandaleuse, une insulte à l’humanité

    il faut préserver les enfants
    et pasbanaliser la shoah en les détraquant encore un peu plus comme si la société n’était déjà pas assez désastreuse

    Entre « faire parrainer des enfants morts » ( que ce soit individuellement ou par des classes) et « enseigner,  » il y a une nuance de taille qu’un nain est incapable de percevoir

  33. Bonjour Israël, bonjour à tous,

    Effectivement Israël, j’ai dit une énorme bêtise mais vous aurez sans doute d’autres mots pour la qualiffier, au sujet de Volkswagen et je ne peux que présenter des excuses. J’étais convaincu pour avoir entendu des juifs en parler, que l’indemnisaton avait été obtenue pour des juifs par des organisations juives seulement. Une simple recherche sur l’Internet permet de verifier que cette indemnisation a été générale.

    Je ne veux pas me défiler, mais si j’ai pensé cela sans aller plus loin, c’esrt peut-être que ceux que j’ai entendus avaient omis l’aspect général de l’indemnisatin, mais je n’ai pas été vérifier et ça j’en suis le seul responsable.

    Au moins pourrez-vous constater que c’est par l’échange avec vous que j’ai pu revenir sur cette erreur, je vous en suis redevable.

    Pourquoi diable lorsque des gens viennent parler avec vous, leur rentrez-vous dedans ? Pourquoi utiliser la dérision ? Personne ici ne semble contester la spécifité de la shoah ? Moi ?

    J’ai dit ou cru dire que je ne comprenais pas comment des gens qui portaient cela, n’évoquaent pas les autres ? Pourquoi ne parlent-ils pas des autres et pourquoi ne sont-ils pas les premiers à le faire ? Parce que cela voudrait dire qu’ils renonceraient et qu’alors nieraient le sens universel et vital pour l’humanité entière ?

    Et si pour parler de cette spécificité, il fallait d’abord parler à certains, par exemple comme moi, de tous les autres aussi ?

    Je sais tout autant que vous que les tortionnaires ce sont des gens comme vous et moi, sans même aborder la shoah. Il suffit de lire ce qui a été produit à la suite du régime des colonels en Grèce, lorsque cerains tortionnaires ont parlé, expliquant qu’ils n’auraient jamais pu faire cela s’ils n’avaient pas considéré que leurs victimes étaient des êtres inférieurs. On peut lire cela sur la police de Salazar et même si cela ne s’est pas passsé de la même façon au Chilii ou en Argentine. Mais peut-être
    là aussi suis-je mal informé.

    Je suis conscient que c’est en ne respectant pas les autres, que l’on commence à rendre cela possible. Et je suis nécessairement entraîné vers vous, en me disant que votre action ne peut que se baser sur la défense de tous, non ? Ce qui n’empêchera jamais de parler de la spécificité de la shoah, bon sang !

    Je ne peux bien entendu pas prétendre que vous ne le faites pas déjà et je ne vous en demande pas de preuve, mais ici, ce que vous nous renvoyez dans la figure, ce n’est pas tout à fait cela.

    Si vous qui portez cela ne hurlez pas aux autres souffrances et autrement plus que moi, alors j’ai peur.

    Gentiane

  34. Je précise :

    Parce que cela voudrait dire qu’ils renonceraient et qu’alors nieraient le sens universel et vital pour l’humanité entière ?

    je précise : et qu’alors ils nieraient le sens unievsel et vital pour l’humanité entière, de la shoah.

  35. signez la pétition contre la shoah a l’école sur le site  » nouvelobs »

  36. Monsieur le Juge

    Vous vous demandez si, à l’école, quand on évoquera les enfants morts lors de la Shoa, sera évoqué le massacre de Sabra et Chatila, auquel les israéliens ont assisté sans bouger, ils n’avaient pas d’ordre, et le temps d’avertir Jérusalem, hélas, le mal était fait.
    Non, je ne crois pas que l’on doive faire porter aux enfants de France le poids d’exactions commises ailleurs ; pas plus qu’il ne nous viendrait à l’idée, lorsque nous évoquons le Ramadan ou « la grandeur de l’islam », parler des massacres de Dammour commis par des (les?) musulmans contre la communauté chrétienne du Liban.
    Je vous rappelle, puisque votre mémoire vous fait défaut, que les chrétiens ont été massacrés parce que chrétiens, les églises profanées.
    Grâce à Mr Klarsfeld, les enfants juifs déportés de France ont un nom, un visage, une histoire ; ce ne sont pas des « enfants ».
    Quand vous et vos pareils auront fait ce même travail de mémoire vos comparaisons auront lieu d’être.

  37. Gentiane, si nos échanges permettent de faire avancer le schmilblic, tant mieux ! Ce n’est certainement pas moi qui m’en plaindrais. Mais je suis d’un naturel sceptique. Et plus je vais en âge (j’ai 53 ans) plus je deviens sceptique.

    Quand je constate que notre hôte, qui n’est tout de pas n’importe quel magistrat, mais président d’un tribunal pour enfant, a dans la tête une représentation du monde qui l’amène avec un incroyable et déconcertant, pour ne pas dire consternant naturel à confondre les camps palestiniens de Sabra et Chatila avec les usines de mort des nazis qu’étaient Auschwitz-Birkenau ou Treblinka, je dis qu’il y a péril en la demeure France pour les Juifs et pour la défense des droits de l’homme ! Et pour le sens des valeurs qui doivent régir notre justice en France ! Mais je n’en suis pas vraiment étonné. Mon père pensait que les élites avaient failli en 1960 comme en 1940. Et je constate qu’elle ont failli aussi en 2008.

    Je constate simplement que la brutalité d’un tel discours extrêmement choquant montre que la donne n’a pas changé d’un iota sur le curseur de la compréhension de la Shoah et de ses conséquences depuis cinquante ans en France. A quoi sert l’éducation ? Pas à grand chose apparement. Comme enseignant, j’en suis donc doublement attristé.

  38. Bonjour Israel,

    Pour ma part je n’ai jamais mis dans le même sac les massacres au Liban et la Shoah et nécessairement pas du tout sur le même plan Oradour, Tulle et les camps en Pologne. Pour tout dire, il n’y a rien que je mette sur le même plan… et c’est bien aussi pour cela que je ne mets pas non plus les personnes qui portent cela sur le même plan.

    De quel droit ? D’aucun, simplement parce qu’il y a des choses que je vois, que j’entends et qui ne peuvent pas fonctionner et sans que je ne vous assimile jamais à des nazis, je peux me sentir mal, très mal et ne pas comprendre. C’est uin peu comme si je voulais dire, non pas vous, ne faites pas cela, pas vous.

    Vous voyez, c’est de cet ordre.

    Ce sont des troubles que je porte en moi et dont je ne parle pas, je ne l’ai pas fait avant ici et je me sens très à l’étroit ici, pourtant.

    Gentiane

  39. Tant qu’ils y sont, dans leur morbidité, afin d’en rajouter une louche et puisqu’appparemment le « naître coupable » des cathos ne rend pas assez déséquilibré d’après eux , pourquoi n »imposent-t-ils pas aussi de montrer aux enfants dès la petite école ,dès la crèche, des films et images de cadavres, de charniers , pour les « préparer » à « parrainer  » des enfants morts . Ca ferait des gens encore plus morbides et déséquilibrés, enrichirait les fabriquants de médicaments psychoatriques et les psychiatres et augmenterait le score de la droite aux élections

  40. Que vous ayez 50 ans ou moins ou plus, que vous soyez cathos, chrétiens, juifs, musulmans, boudhistes, agnostiques et PAS FORCEMENT SCEPTIQUEs, athées, païens etc ET CROYANT AUX VALEURS HUMAINES, chacun, chacune en tant qu’adultes avons notre part de responsabilité sans pour autant être coupable de crime individuel mais plutôt collectif !
    Cesser de culpabiliser les mineurs jusqu’à la violence morbide aliénante jusqu’à l’intégrismes, sans pour autant oublier les martyrs de la shoa et autres holocautes mondiaux.

  41. Certains nazillons lançaient des bébés contre un mur pour les écraser donc les faire mourir…et bien des femmes comme des hommes aux comportements extrêmes utilisaient le jeu de la porte pour faire passer un mauvais quart d’heure à des enfants qui peinaient à se sauver puisqu’ils étaient cernés de toute part, de vrais vaches de kapos non ?, ils avaient des ordres (?), c’était une manipulation mentale certes à une époque très mortifère. Des médecins faisaient de leur mieux pour apaiser cette souffrance en spirale sur la durée.

  42. Si l’on revenait au vrai sujet?

    La vrai question est quand même de savoir si la personalisation d’évenements passés va permettre d’assurer la non répétition de ces horreurs.

    Pour ma part, je pense que cette personalisation ne doit pas se faire trop tôt en age, car je ne vois pas comment cela peut augmenter l’équilibre moral et émotionel de l’enfant.

    Bien sur, il est necessaire de faire connaitre les éléments passés ainsi que leur horribles conséquences.

    Au final, je pense que le plus important à enseigner serai peut-être de montrer avec quelle facilité, n’importe qui peut se fourvoyer pour une cause présenté juste et qui dérape dans l’horreur…

  43. Parce que les autres sujets abordés ici ne sont pas de vrais sujets ?

    J’avais cru pourtant, mais j’ai du me fourvoyer encore une fois

  44. Mes excuses pour ce (sous)titre un tantinet provocateur.

    Je voulais essayer de recentrer le debat sur la question initiale, c’est à dire l’opportunité de la mesure de notre président vis à vis des enfants de 10ans, et quitter la mise en echelle des valeurs des évenement passés. Au passage, on devrait ajouter la stérélisation forcée des tributs indiennes d’amérique du nord, ce n’est pas non plus très loin de ce que les nazis ont fait…

  45. Bonsoir François,

    Je l’avais bien compris ainsi mais je réagissais au liminaire, car parfois les discussions abordent des sujets plus profonds que le sujet de départ et que le recentrage n’est le garant de rien.

    Sur le sujet de l’École qui doit tout enseigner et tout assumer, je pense que la proposition de notre Président est totalement à côté de la plaque, en dehors déjà de la façon dont elle a été amenée. Les mots aussi, porter la mémoire, l’essentiel n’est pas ici la mémoire, mais l’histoire et donc son enseignement. Nous avons besoin que l’histoire soit enseignée, bien plus que la mémoire.

    Je ne pense pas non plus que la notion de porter, voire de fardeau apporte quelque chose et je ne voudrais pas être à la place de celles et ceux qui devront transmettre cette charge à des enfants. Si je transpose cela à moi, est-ce que c’est le poids de cet enfant plus que mort, assassiné dans la barbarie la plus grande, m’aurait amené à penser mieux et à être un meilleur acteur social pour empêcher le retour de cela et pourquoi pas de choses pires, que nous non plus ne saurions imaginer.

    Il me semble que l’on peut m’en parler sans me faire porter ce nom. Parce que là on nous propose de faire porter aux enfants ce qui serait une forme de prévention, excusez ce mot, mais de vaccination. Faire porter, est-ce que cela permet de comprendre, même simplement aide à comprendre ?… Parce que le but, c’est celui-ci et les enfants sont ici un moyen, non ?

    J’ai 55 ans et des membres de ma famille ont été dans la Résistance et fort heureusement n’ont participé à aucun règlement de comptes ensuite. Lorsque j’étais gamins il y avait des expositions chez moi, organisées par des anciens déportés, pas forcément juifs. Il y avait un assez grand livre avec des photos et j’ai rêvé souvent que les allemands revenaient. Ma mère parlait perfait parfois de la peur qui était la sienne pendant la guerre.

    Je ne pense pas que ce soit nécessairement ces émotions, ces chocs qui aient pu faire de moi un bon rempart pour la suite. À mon humble avis, ce qui peut changer les choses, c’est de parler, comme nous avons été quelques-uns à tenter de le faire ici, d’où ma réaction précédente sur les vrais sujets.

    Il faut ce dialogue long, mais il faut aussi et surtout que nous adultes, qui portons ces victimes ou non, nous interrogieons tous ensemble sur ce qui fait que nous pourrions nous aussi, à notre âge, être celles et ceux par qui ce chemin passerait. Ces enfants chargés ou non, ne nous sauverons pas, peut-être par contre pouvons-nous aider à les sauver, à ne pas transmettre la haine de l’autre.

    Par exemple la Yougoslavie a eu des instants où l’ennemi c’était non pas le juif, mais une variante moins précise, le voisin. L’ennemi n’était pas le chef, mais le voisin, celui qui courbait l’espace et nous empêchait de vivre.

    Je pense que parler ce cela, de la construction européenne entre nations qui ont décidé de ne plus règler leurs comptes par la guerre, de comment mettre en mots nos propres tensions plutôt que de les mettre en actes, ça je pense que ça peut apporter au quotidien. Cela n’est pas basé sur la culpabilité, sur la gestion à 10 ans ce que les adultes qui le professent n’ont toujours pas réglé à leur âge d’adultes.

    J’ai tout comme vous, bien plus à dire, mais ce lieu ne le permet guère.

    À vous, vous tous.

    Gentiane

  46. Nicolas Sarkozy à 53 ans
    Ségolène Royal 55 ans, c’est encore un homme qui a été élu et de plus jcatholique de droite, bien que certains & certaines précisent qu’il est juif (?), la belle affaire ! Jamais de femme présidente de la République encore moins juive ou black ???
    cela dit il y a des évolutions positives sur d’autres points.
    Certains font de l’anti communisme primaire et croient que tous les allemands dit nazis étaient irreligieux, une véritable ineptie et de la manipulation en tout genre politico-religieux ou non d’ailleurs depuis très long temps ! Ce sont encore des enfants qui trinquent de drôles de manières à l’école publique voir privée.

  47. Il ne faut pas tout confondre. Il s’agit d’éduquer les petits Français à l’histoire de France pour leur faire prendre conscience progressivement des valeurs qui doivent fonder le vivre-ensemble au sein de la République française. Voilà le cadre du travail de mémoire. Les massacres des Indiens du Brésil ou d’Amérique sont une tragédie qui ne s’inscrit pas dans ce cadre. En aucune manière, ce travail ne peut choquer un enfant ou à le rendre coupable de quoi que ce soit. Au contraire, il ne peut que l’aider à grandir et à construire une personnalité capable de résister au mal. C’est le devoir de la République de s’atteler à une telle tâche.

    Ce qui est traumatisant pour un enfant, c’est de lui montrer à la télévision des crimes, des meurtres et en général toute la violence des séries et films américains sans aucun discours structurant. Un discours structuré sur l’histoire de notre pays avec un but clairement affiché qui est celui du chef de l’Etat dans l’enseignement de la Shoah en CM2 est au contraire un discours structurant de la personnalité de l’enfant. C’est tout le contraire de ce que prétendent ceux ci-dessus qui agitent du vent et des peurs sans aucun fondement.

    Au-delà de ce problème d’éducation, demeure en France un non-dit sur la période de Vichy qui demande à l’ensemble de la société française de le traiter. L’oubli ou plus précisément la volonté d’étouffer, de refouler les crimes du passé par l’Etat français sous Vichy comme ceux de la guerre d’Algérie ne grandit pas notre pays et ne contribue pas à l’état d’esprit de tolérance qui doit présider aux destinées de ses citoyens. Le racisme et l’antisémitisme dans notre pays n’ont fait que grandir dans notre pays au cours des dernières années. Ce n’est pas tolérable. Nous devons réagir et mettre ceux qui ont les pouvoirs de décision dans notre pays devant leur responsabilité. L’Allemagne s’est grandi en lent et long travail sur le passé nazi du pays. Ce travail a été empêché en France jusqu’à Mitterrand. Il a fallu attendre le disocurs du président Chirac très tardivement, en 1995, pour voir reconnu par la France la responsabilité de l’Etat français de Vichy dans la déportation des Juifs durant la guerre. Notre pays a été le dernier pays à construire le Mur des Noms inauguré au Mémorial de la Shoah en janvier 2005, alors que le projet était porté par Serge Klarsfeld depuis 1945. Il a fallu 60 ans et l’obstination héroïque de ses promotteurs pour voir le projet aboutir. C’est à la honte de la France ! Mais cela en dit long sur la dénégation systématique de la France pour que notre démocratie débattent collectivement de son passé qui, à cause de tous ces non-dits, ne passe pas. Ce n’est pas de la faute des juifs, c’est de la faute des responsables politiques et de ceux qui détiennent les clés des décisions. Il ne faut pas s’étonner après des propos irresponsables et parfois délétères qu’on peut lire dans certains des commentaires ci-dessus. C’est contre cette manie bien française qu’il faut lutter. Car ceux qui poussent des cris d’orfrai contre les mesures du chef de l’Etat ne se sont jamais inquiétés de tout le mal qu’ont fait les non-dits dans notre pays et des générations entières, comme la mienne, qui ont eu à en souffrir comme enfant. Tous ceux-là, au lieu de brailler aujourd’hui, devraient se remettre en question.

  48. J’ajoute que la France de Vichy a connu quelque 200 camps de concentrations ! 200, ce n’est pas rien ! L’immense majorité d’entre eux étaient installés en « zone libre ». Dans ces camps, en zone libre, les juifs y mouraient de faim et de mauvais traitements. Plusieurs centaines voire plusieurs milliers de Juifs sont morts dans ces camps (mais le chiffre exact est connu aujourd’hui); ceux-là n’ont nullement été déportés en Allemagne ou en Pologne. C’est ici, en France, qu’ils sont morts pour le simple fait d’être nés juifs et parmi eux des enfants. C’est aussi ça l’histoire de France ! Nous ne devons jamais l’oublier.

  49. Pas plus que les fusillés pour l’exemple de la guerre de 14, les GMR, l’abandon des harkis et le reste, dites-le vous aussi, enfin !

    Qu’y perdriez-vous ?!

    Gentiane

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Paroles de juge des enfants

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture