L’annonce par le président lors du diner du CRIF de son souhait de voir des enfants de CM2 parrainer les enfants français victimes de l’Holocauste a surpris. Cest le moins qu’on puisse dire ; le CRIF n’en demandait pas tant ; les responsables israéliens qui entretiennent le mémoire de la Shoah avancent publiquement qu’il s’agit d’une première de la part d’un chef de l’Etat en exercice. Pour susciter une dynamique constructive et l’adhésion, la démarche suivie apparaît donc déjà surprenante mais le politique à ses règles que le bon sens parfois ignore !
Intuitivement, après la surprise le premier reflexe est la réserve mais aussi la prudence. Quel démocrate, quel républicain, ne partage pas le souci de cultiver la mémoire collective surtout quand trop souhaiteraient tourner la page sinon tout simplement nier qu’elle ait existé. Alors devant la proposition présidentielle on s’interroge : n’aurait-on pas loupé quelques marches pour honorer cette ardente obligation de mémoire collective ? Tout simplement si on s’oppose trop vite et trop fort sera-t-on audible ? Ne parlera-t-on pas d’opposition systématique ?
Deux ou trois jours durant certains – dont moi – sont restés choqués debout avant que les arguments cartésiens ne se remettent en place. L’attitude de Simone Veil est ici exemplaire. Elle a pri sun peu de temps mais elle est claire, nette et carrée : cette idée est « inimaginable, insoutenable, et surtout injuste ». Bref, il s’agit d’une une aberration.
Beaucoup d’arguments ont été avancés dans les très nombreuses réactions entendues ou lues.
Personnellement je n’en retiens qu’un : au nom de quoi des enfants de 10 ans supporteraient le poids d’une responsabilité collective ?
Si j’étais enfant de CM2 je demanderais à mon prof de bien vouloir me dire en quoi il a « supporté » lui ces victimes de l’Holocauste dans les années écoulées et ce qu’il envisage de faire personnellement.
Sans compter ce qu’à juste titre avance Antoine Garapon, à savoir qu’on parraine quelqu’un qui est en vie pour qu’il obtienne un résultat auquel il peut légitimement aspirer, mais pas un mort.
On confond tout dans cette proposition.
Bien sûr qu’il faut informer les enfants sur ce qui s’est passé dans cette sinistre période, en France et ailleurs, faisant comme victimes des enfants juifs, mais pas que des enfants juifs : des adultes juifs, des tsiganes ou des homosexuels aussi. Beaucoup est déjà fait sur ce sujet. Des journées y sont dédiées, des documents variés existent, des animations sont faites dans les établissements.
Surtout on mélange enseigner la réalié et l’originalité dans l’abominable de la Shaoah avec le fait de supporter la mémoire des enfants déportés. Le role de l’Education nationale est de’enseinger mais pas plus. Quand on sait – dixit le ministre lui-même – que 50% des élèves ignorent l’Holocauste malgré les efforts que developperait l’institution scolaire, on voit qu’ele doit déjà se consacrer à sa mission première.
Il faudra aussi dire aux élèvesque des français y ont contribué à ces déportations d’enfants tandis que d’autres aidaient modestement, mais dangereusement les persécutés. Il faut leur parler des Justes. Mais il faut aussi leur parler de Sabra et Chatila – qu’a-t-on fait pour éviter le massacre de ces 500 femmes et de ces enfants palestiniens à quelques encablures des militaires israéliens ? -, des victimes de la Commune ou des martyrs de France pour ne prendre que quelques exemples.
Et tout simplement pourquoi les élèves ne porteraient-ils pas la mémoire des enfants qui ont flambé dans les gourbis parisiens voici 3 ans ?
Bien évidemment l’antisémitisme est condamnable, mais tous les racismes le sont, tous les enfants victimes méritent qu’on se souvienne d’eux.
Entendons Simone Veil quand elle dit qu’il y a des choses insupportables à parler et à porter. Il a fallu du temps aux déportés de retour pour parler l’horreur de ce qu’ils ont vécu. Comme d’autres, de la génration suivante, je ne parle pas des camps, mais j’ai des images vues très tôt à la télévision dans la rétine. Je n’ai pas besoin de voir 10 fois « Nuit et Brouillard » ni de prendre le nom d’un de ces enfants.
Et je reviens sur mon argument : au nom de quoi imposerait-on ce poids à des enfants quand des adultes ne l’assument pas eux-mêmes ? On vient nous dire que finalement ce ne sont plus des enfants individuellement mais des classes qui parraineraient. La différence est modeste et on repart dans l’improvisation. Tout cela n’est pas sérieux sur des sujets aussi délicats et passionnés. Il y a de quoi être remonté comme citoyen.
Et même si comparaison n’est pas raison comment ne pas relier ce débat avec le scandale du racisme dansles stades réactualisé hier avec le match Valenciennes-Metz. Quand un arbitre ne reagit pas sauf pour sanctionner le joueur insulté, quand les spectateurs ne réagissent pas devant un « supporter » habitué de ce comportement, quand les autorités sportives laissent faire ce racisme désormais habituer contre les joueurs de couleur on voudrait se donner bonne conscience en mobilisant des momes de CM2 au risque de les écraser ?
En d’autres termes j’ai le vague sentiment d’une réponse simpliste usant de l’art de la défausse des adultes sur les enfants et de la bonne conscience pour répondre à un problème délicat mal posé ; j’ai aussi le sentiment avec d’autres qu’on n’a pas évalué les effets indirects de ce que l’on avance. Bref on improvise dangereusement. Pour rejoindre encore Simone Veil : » Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif ? »
Le président veut aussi rétablir les cours de morale et que les enfants connaissent la Marseillaise et d’une manière générale les symboles de la République.
Je veux bien qu’on rétablisse les cours de morale, mais avec beaucoup d’autres je serais plus favorable à ce que l’on ait une véritable éducation civique qui montre que la morale est un registre normatif parmi d’autres et que la loi de la République est le registre normatif suprême qui s’impose à tous enfants comme adultes, adultes comme enfants !
Au passage, pour dérider, je vous pose une question issue du jeu « Place de la loi » : quels sont les 7 symboles de la République ?
Et le STO : le service du travail obligatoire équivaut à de l’esclavagisme moderne, manipulation mentale et enrôlement de gré ou de force, ils étaient très jeunes !
Non, il ne faut pas tout confondre, encore une fois !
Le STO n’a rien à voir avec ce qui s’est passé par exemple au camp de Dora ou à Mauthausen ! Enfin ! C’est criminel d’identifier les deux faits de guerre. Ce n’est pas du tout du même ordre.
Dans ma famille aussi, des cousins, qui nétaient pas juifs du tout, ont été au STO, des ouvriers. Un cousin y avait même rencontré sa femme, une Russe. Leur destin n’a strictement rien à voir avec les juifs de Dora. C’est sans comparaison possible.
Maintenant, le problème des Harkis doit aussi être résolu. Il a heureusement commencé de trouver une solution en France par leur reconnaissance. Vous me posez une question incongrue qui n’a pas lieu d’être. Le problème des Harkis, ce n’est pas de la responsabilité des Juifs, enfin ! C’est de la responsabilité des autorités françaises et des citoyens français pour mettre les autorités françaises devant leur responsabilité. Mais les Juifs comme citoyens, dans divers associations, dont la Ligue des droits de l’homme par exemple ont toujours oeuvré pour qu’il en soit ainsi. Moi même, j’ai été de nombreuses années membre de la Ligue des droits de l’homme ! Je me suis même battu auprès des sans-papiers en 1996, et c’était moi, comme membre de la LDH, qui ai travaillé très étroitement avec Ababacar Diop pour construire tous les dossiers des sans-papiers, plusieurs centaines de dossiers. Chaque jour, durant tout l’été, j’ai travaillé avec lui et le service juridique de la LDH, c’est moi qui rédigeais les comptes-rendus pour la presse qui en découlaient sur les ordinateurs de la CFDT cheminot. C’est moi qui ai sauvé de l’expulsion deux petits maliens qui étaient scolarisé à Drancy à la maternelle qui jouxtait mon collège.
Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous fantasmez sur les Juifs, vous créez un problème qui n’existe nullement. Vous comprendrez peut-être un jour ce que veut dire le fait d’être juif, c’est assumer des devoirs que les autres ne se reconnaissent pas forcément. C’est faire plus que les autres à cet égard. C’est ça, et rien d’autre, que veut dire l’expression « peuple élu ». Il s’estime en charge de responsabilité pour le monde entier et pas seulement pour les Juifs ! Le croire, le prétendre, l’écrire sur un blog, c’est ethniciser la morale juive, alors qu’elle est universelle. C’est tenir un discours typiquement antisémite, celui qu’on trouve par exemple dans le livre de Michel Onfray, qui a eu malheureusement tant de succès en France, son Traité de l’athéisme, qui est le scandale de ces dernières années en France, qui n’est pas pour rassurer pour l’avenir. Il faut en prendre conscience et cesser de parler à la légère de ces problèmes qui sont en réalité extrêmement graves, car ils minent les fondements de la République.
Israel réveillez-vous
La république n’est pas une secte où on aurait le droit d’introduire l’horreur et la culpabilité dans le cerveau des enfants pour faire des pantins manipulables
Cette insulte aux enfants, et aux profs d’histoire de la part de mickey, est stupide et nauséabonde
C’est encore une de ces manipulations de com tendue par naboléon pour tenter de camoufler le vide sidéral de ce qu’il prétend être sa politique. Il attend la croissance comme d’autres un prophète et pendant ce temps détruit les acquis sociaux pour le bien du medef
Bonjour,
Imposer à une classe ou un élève de CM2 de porter la mémoire d’un enfant d’un enfant juif est abbérant, d’autant que beaucoup de prof n’ont pas le temps d’aborder la seconde guerre mondiale !!!
Le monde devient fou ou alors notre président a un problème ? Quel lourde responsablilité sur les épaules d’un enfant de 10 ans que de porter la mémoire d’un autre. Pourquoi ne pas faire la même chose pour les enfants qui meurent chaque jour de malnutrition dans le tiers monde ?
Franchement il faut arrêter ça… Après la lettre de Guy MOQUET voila la SHOA…. Il est un fait qu’il ne faut pas oublier notre histoire, c’est essentiel… Mais par pitié que l’on arrête de faire du n’importe quoi !
Bonjour Israël,
Ainsi pendant tout ce temps, ces messages échangés, vous avez considéré que j’attaquais les juifs au point de leur reprocher le sort des harkis…
Je renonce à échanger, je ne vous pose pas une question incongrue qui n’a pas lieu d’être, je vous parle comme vous, du passé de notre pays. C’est vous qui lancez l’affaire des arrestations et des détentions en zone non occupée. Je me permets alors du haut de ma grandeur de dire que si vous embrayez sur le plan des juifs vicitmes de l’état français parce que juifs, alors vous n’êtes pas seuls victimes de l’état français.
Je dis encore une fois vous affaiblissez votre propos en renvoyant uniquement aux victimes juives que je n’ai jamais tourné en dérision, ni voulu taire. Vous m’aviez déjà dit que ce cette façon je préparais la prochaine extermination.
Lorsque je parle des harkis, ce n’est pas seulement de leur accueil indigne en France, mais aussi des massacres qu’ils ont subit en Algérie. Comment pouvez-vous imaginer que dans ma tête et dans mes quelques mots, je reprocherais au juifs le massacre des harkis ? Les bras m’en tombent…
Vous parliez de l’attitude de l’état français qu’il ne faut pas oublier, je citais donc d’autres victiemes non juives ou pas en tant que telles, pour vous dire qu’il ne faut ni oublier les juifs ni les autres. Je disais que sans cesse vous rameniez vos reproches à l’oubli des juifs et de leurs particularités et moi je disais ce n’est pas suffisant, ça ne peut pas fonctionner. À quel moment vous ai-je dit que vous racontiez n’importe quoi ? N’ai-je pas reconnu mon erreur sur Volkswagen ? et j’étais prêt à en reconnaitre d’autres, y compris avec vous.
Bien entendu que je ne saurai jamais ce que c’est qu’être juif pendant l’holocauste et après, ni ce que c’est qu’être gazé, ni torturé.
Je renonce et je n’en suis pas fier, je n’interviendrai plus ici et je suis vacciné pour ailleurs pendant un moment, mais je pense avoir dit ce que j’avais à dire avec toute ma maladresse Je vous avais dit que je ne savais pas où poser mes valises, en tout cas pas ici. Je vous avais dit combien je me sentais mal à poser ces questions et je venais chercher un peu d’écoute. Il y en a eu, mais vous voulez moi et d’autres, nous renvoyer toujours dans les cordes, libre à vous et pourtant vous connaissez pire que nous.
Gentiane
Je n’osais pas l’écrire : j’ai subi et resubi de la maltraitance de juifs extrêmes en France fin 20ème siècle début 21ème siècle avec complicité de judéo chrétiens jusqu’au médical, j’ai subi de l’injustice sordide de la part de juives et de catholiques utilisant des mineurs pour radoter incroyablement. Mon père a souffert du sto et primo levi aussi, l’un était catholique et l’autre juif, primo levi s’est ensuite suicidé certainement suite à tout ce traumatisme profond, il y a une association d’ailleurs primo levi aux personnes victimes de la torture et de la violence politique. Dans les syndicats il n’y a pas que des gens impeccables…personne n’est parfait !
Effectivement, il me semble qu’un parrainage s’adresse à quelqu’un de vivant.
Je préférerais que les classes de CM2 où autres parrainent les enfants de leur classe expulsés car sans papiers.
Car ces enfants sont aussi innocents que les enfants juifs durant le deuxième conflit mondial.
Il pourraient ainsi suivre le devenir de ces victimes de l’égoïsme collectif, et participer à la création de nouveaux liens
@ Bonjour Gentiane,
Vous auriez tort de ne plus intervenir. Israel n’est pas le seul participant au débat, même s’il est omniprésent (ce que je ne lui reproche pas)! Israel est totalement autiste pour ce qui concerne ce sujet, il ne lit pas ce que vous écrivez, mais ce qu’il croit que vous dites. Il a fait de même avec ce qu’a écrit notre juge préféré, qui n’a par exemple jamais mis sur le même plan l’holocauste et le massacre de Sabra et Chatila, ou les morts de la Commune, mais qui rappelle à juste titre que ceux là, et bien d’autres, ont également droit à notre mémoire.
Israel doit être né au milieu des années cinquante, soit 10 ans après la fin de la guerre, au milieu des années de silence. En tant qu’enseignant, il devrait savoir que l’on a étendu la même chape de plomb sur la collaboration active ou passive de millions de citoyens et que ceux qui participaient à l’arrestation des juifs étaient généralement les mêmes que ceux qui participaient à celles des résistants ou même des otages. Mais ce silence, qui arrangeait bien ceux qui n’avaient pas été exemplaires, avait pour raison d’éviter une guerre civile après la retraite des allemands.
C’est extrêmement agréable de vous lire, c’est avec des personnes comme vous qui s’interrogent au lieu d’être plein de certitudes que les débats sont possibles.
Non, la guerre civile qui menaçait effectivement juste après la guerre et que De Gaulle réussit à éviter en intégrant des communistes au pouvoir était celle que menaçaient de déclencher les communistes qui furent non des collaborationnistes, sauf au tout début de la guerre, mais souvent d’héroïques résistants. Je rappelle quand même que le groupe de l’affiche rouge, le groupe de Manouchian, était constitué de communistes presque tous juifs d’origine polonaise ou d’Arméniens comme Manouchian. Ils ont été lachés par la direction du parti communiste, ce qui a conduit à leur arrestation par la Gestapo qui était sur leurs traces. Là aussi, il faut arrêter de dire n’importe quoi !
Par ailleurs, je ne sais pas où Gentiane a pu lire sous ma plume qu’elle reprocherait aux juifs le massacre des harkis. C’ets une proposition totalement absurde ! Pour le coup, ce sont plutôt mes bras qui m’en tombent devant tant de contre-sens de lecture ! Et de totale incompréhension de ce que j’écris.
Je crois que votre réflexion sur la Shoah n’est pas mûre, tout simplement. il y a encore beaucoup de choses que vous n’avez pas comprises. C’est pourquoi vous vous méprenez sur ce que j’écris. On ne peut pas confondre les victimes. Mourir parce qu’on est né juif n’a pas du tout la même portée que mourir parce qu’on résiste à un occupant étranger. C’est ça que vous n’avez pas compris, comme beaucoup de Français qui confondent ces deux types de victimes, comme Mitterrand. Attali rapporte dans Verbatim I ce que Mitterrand pensait de la Shoah : « ce n’est pour lui qu’un fait de guerre, pas une monstruosité de la nature humaine ». C’est précisément ce que contestent les juifs. Mauthausen n’est pas de la même nature que Treblinka. Tant qu’on n’a pas compris ça, on n’a rien compris ni au nazisme ni à ce qu’est le mal absolu. Or, c’est ça qu’il faut s’efforcer de comprendre. L’enjeu n’est pas d’élire une victime parce qu’elle serait plus méritante qu’une autre, c’est qu’un type de victime permet de mieux comprendre ce qu’est le mal absolu. Il faut se référer pour essayer de le comprendre à ce que par exemple Maurice Blanchot a écrit du « Maître ». Le crime du « Maître » (« un maître venu d’Allemagne », comme l’écrit Paul Celan dans son grand poème « Todesfuge »/ »Fugue de mort ») ne vise pas seulement à anihiler un corps, pas seulement à effacer son souvenir dans la mémoire des survivants mais à faire en sorte que celui ou celle qui a existé n’ait jamais existé. Une telle perversion fut réservée au peuple juif. Autrement dit, le nazisme a voulu anihiler le Sinaï et ce qui a été légué au Sinaï à l’humanité toute entière pour créer un homme nouveau. C’est ça qu’il faut enseigner pour comprendre le mal absolu. Certains penseurs d’aujourd’hui après Hannah Arendt se mettent à le penser de cette manière : Jean-Claude Milner dans Le Juif de savoir, Eric Marty dans un livre qu’il publiera prochainement (dans un ou deux ans) sur le Mal et les lectures de Sade chez Georges Bataille, Maurice Blanchot et Michel Foucault à partir de 1945 jusqu’en 1970. Les victimes juives disent quelque chose à l’humanité que ne disent aucune autre victime. Mais autrement, il est bien clair qu’il n’y a pas de hiérarchie possible dans la souffrance.
Je ne sais si je dois choisir entre « L’histoire est un mensonge que personne ne conteste » ou « Vae victis ».
Israel, je vous arrête tout de suite: il ne s’agit nullement de négationisme. Le national-socialisme a industrialisé avec une précision toute germanique l’horreur dans ces camps où les juifs ont été les cibles préférées, mais pas uniques.
Je ne peux cependant pas me « vanter » d’être juif ou d’avoir des ascendants résitants: je suis franco-allemand et mes deux grands-pères ont servi dans la Wehrmacht, l’un comme Allemand, l’autre comme Alsacien – donc comme Allemand dès 1941 selon Himmler.
Y puis-je quelque chose? Le sort en a décidé autrement.
En suis-je responsable? Nullement, mais je dois m’en rappeler, mais pour cela pas besoin d’adoption.
J’ai vécu deux versions officielles de l’Histoire: celle de l’école de la République francaise et l’action de culpabilisation dont on gave les jeunes Allemands. Avec un peu de recul, on a du mal à voir qu’il s’agit vraiment de la même histoire.
D’un côté, les jeunes Français sont soumis à une entreprise de glorification de la République. On masque les deux aspects gênants: deux ou trois lignes sur les (re)naissances sanglantes de la République au détriment des Vendéens (Chouans ou non) ou des Communards. On glorifie l’aspect de résistance (du général « ad intérim » de Gaulle), le nucléaire et l’aspect positif de la colonisation.
D’un autre, on s’attarde à décomposer chaque étape de l’ascension qui a mené un petit caporal à la nationalité douteuse et mauvais peintre au rang du plus grand criminel. On pousse les jeunes à se flageller pour les « crimes de notre peuple ».
Mais il s’agit de l’Histoire officielle du point de vue d’un vainqueur officiel et d’un vaincu.
Toute utilisation de l’Histoire est méprisable. Il en est de même de la proposition de Nicolas Sarkozy.
Sa proposition est à mon avis contre-productive, car elle se focalise que sur un aspect très émotif de l’Histoire – les réactions d’Israel, de Gentiane et la mienne le prouvent. On ne se pose pas vraiment la question centrale : comment un peuple peut-il tolérer et soutenir passivement ou activement la destruction d’un autre peuple ou d’une minorité ? comment un peuple arrive-t-il à ce point ? comment un peuple permet une industrialisation de l’horreur ? comment le masque-t-on après coup?
Et surtout comment peut-on l’éviter à l’avenir ? comment peut-on ne pas oublier que l’humanité est capable d’en venir jusqu’à ce point ?
Le principe de l’adoption ne résout pas ces questions.
A la sortie d’une guerre généralement il y a de l’abus, du pervertissement et une autre forme de délation où l’on rasait les cheveux des femmes pour avoir collaborer avec « l’ennemi », pourtant il y a eu l’occupation allemande et ensuite la « collaboration pétainiste » non obligatoire, et comment survivre dans ce chaos et cette folie meurtrière ? Une sorte de prison avec sursis dans un pays occupé et une seule idéologie : la domination d’une fureur et imposer un seul point de vue politico social militaire nébuleux. Regards d’enfants ? regards d’adultes !
Je me souviendrais toujours de ma grand-mère qui un soir m’a raconté comment son futur mari fut enrôlé de force dans la Wehrmacht en me disant : « Tu sais, ils avaient le choix entre partir seul avec les Allemands ou partir en famille vers la Pologne »
Je lui ai alors posé la question, si elle savait ce qu’ils se passaient en Pologne. Sa réponse fut « nos voisins juifs y sont allés et ne sont pas révenus. On savait que l’on ne revenait pas de Pologne »
Je n’ai pas su plus: cela lui faisait grand peine et nous n’en avons plus jamais parlé.
Dois-je lui en vouloir de ne pas s’être levée? Je crois que comme tant de gens, elle a seulement essayer de sauver son existence, s’occuper de soi-même et de ses proches sans pencher d’un côté ou d’un autre.
Cela lui arrive de temps en temps de parler de ses souffrances de 1939 quand les Francais ont déportés les Alsaciens vivant dans un rayon de 12km de la frontière (hormis les toutes grandes villes). Ce fut dans des wagons à bestiaux…
Ne pas tout ramener à la cause juive bien évidemment, ce serait trop simpliste, et plutôt à un ensemble de faits historiques car quand on approfondit par recoupements d’archives, de témoignages etc que l’ on fait des recherches individuelles et collectives de l’époque, on s’aperçoit que c’était très compliqué…, que quelque part le fameux chacun(e) pour soi ! Des femmes juives ont été obligées de se prostituer de force, enceinte parfois, et des chrétiennes essayaient de sauver leur mari juif et de protéger en l’occurence des enfants.
Un film moderne et psychologique : « La vie est belle » sans vouloir faire de la PUB à R. Benigni
Le débat, fort intéressant et même essentiel, dérive!
De l’analyse, toujours si pertinente et si habilement polémique de Jean-Pierre ROSENCZVEIG (merci), nous nous retrouvons sur un débat sur les souffrances, la repsonsabilités, les tentatives de réparation…
Il ne s’agit pas de reconnaitre ou ne pas reconnaitre, la Shoah, l’holocauste, le nazisme… l’horreur.
Il s’agit, dans la proposition irréfléchie de Sarkozy Ier, de demander à individuellement à un ENFANT d’à peine 10 ans d’incarner la « mémoire » d’un autre enfant victime des erreurs (j’allais écrire « horreurs ») collectives de leurs parents et grands-parents.
J’ai entendu qu’en Israël, le mémorial de la Shoah était INTERDIT aux enfants de moins de 10 ans. Pour ne pas les choquer, les atteindre psychologiquement, les culpabiliser d’être en vie… Pour les protéger.
Bien sûr qu’il faut enseigner ! Bien sûr que notre devoir collectif consiste à essayer d’apprendre à nos enfants à quel point leurs ancêtres, qui n’étaient pas que Gaulois, ont pu se tromper, commettre l’irréparable, le honteux, l’insoutenable…
Bien sûr aussi qu’il faut réformer l’enseignement de l’histoire et y intégrer l’histoire plus proche ! Dire. Expliquer.
Mon fils a 12 ans. Il est en 5ème. Depuis le début de l’année, on lui enseigne la chute de l’empire Ottoman, la prise de l’église Sainte Sophie, l’empire Carolingien… C’est essentiel, peut-être, à la compréhension de la construction du monde « moderne » pour les étudiants, les historiens, les passionnés. Mais tellement loin pour lui !
Surpris, je constate en retrouvant mon vieux cahier d’écolier que sa leçon est exactement la même que la mienne il y a 32 ans ! Tout a changé pourtant : d’autres génocides ont eu lieu, ont lieu, ailleurs. La France prend part aux conflits, écrit une nouvelle histoire.
Alors OUI, bien sûr, il faut réformer l’enseignement de l’histoire. Y intégrer un peu de géopolitique, apprendre aux enfants, futurs citoyens, à décoder la multitude d’informations qu’ils reçoivent aujourd’hui dans notre société sur-médiatisée. Il faut, je crois, que les valeurs de la république laïque soient inculquées dans la patrie qui fut celle de l’élaboration des Droits de l’Homme.
Enseigner, c’est outiller. Enseigner, c’est protéger. Enseigner, c’est permettre de décoder, de faire avancer, de généraliser.
C’est permettre à enfant de se construire. Et je crois intimement qu’on ne peut se construire de façon stable sur la culpabilité, sur l’intégration individuelle de responsabilités collectives.
Une atteinte de plus, psychologique et insoutenable à ce qui devrait nous être le plus cher : nos enfants. Elle est d’autant plus intolérable cette fois qu’elle est individuelle, profonde.
Je m’interroge, encore et toujours sur un pays qui fait porter systématiquement sur « la jeunesse » la responsabilité de ses propres carences.
Des vieux des vieilles sont dures avec des jeunes non ??? l’art et la manière de la transmission.
Guillaume S., la proposition de Sarkozy a justement pour ambition de répondre à la question centrale que vous évoquez et que j’évoque à longueur de commentaire. Vous n’avez pas voulu le lire dans mes propos, c’est votre problème, pas le mien ! Maintenant si vous n’êtes pas capable de comprendre la portée de la mesure du chef de l’Etat, je crois qu’il faut vous remettre en cause, mais pas le chef de l’Etat ! Ni l’éducation à la Shoah en France qui n’est pas tournée vers une macération morbide du passé (seuls les désinformateurs de tous poils peuvent le laisser croire !) mais vers la construction de l’avenir.
Maintenant, il y aurait beaucoup à dire sur ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 50 à l’époque d’Adenauer ! Loin de faire leur mea culpa, les Allemands de cette époque, qui avaient commis les meurtres que l’on sait non seulement à l’égard des Juifs en Ukraine et en Europe, mais à l’égard de la population civile en Russie, passaient leur temps à nier. L’immense majorité des soldats SS actifs à Auschwitz-Birkenau n’ont jamais été jugés par l’Allemagne d’Adenauer ! L’accord franco-allemand de 1960 d’indemnisation des victimes du national-socialisme a exclu les ayants-causes des déportés de nationalité étrangère au moment de leur déportation, discriminant exactement comme l’avaient fait Laval et les autorités allemandes sous l’occupation pour sélectionner les candidats aux chambres à gaz ! Alors il ne faut pas édulcorer la réalité extrêmement violente de cet après-guerre contre les Juifs toujours !
Non, il ne s’agit pas de demander à un enfant d’incarner quoi que ce soit ! Il s’agit de mobiliser l’attention des enfants sur quelques noms pour sortir de l’anonymat du discours abstrait sur cette période qui n’est tenable comme tel que devant des adolescents plus âgé. Il est essentiel de construire dès le plus jeune âge une représentation de l’inadmissible, de ce qui ne doit jamais être toléré. C’est une mesure démocratique d’éducation qui honore notre pays.
Bonsoir Israel,
Pouvez-vous decrire ce que vous entendez par parrainage.
Peut-être que la difficulté de cette discussion réside dans l’appréciation de ce mot!
Pour moi, cela implique la responsabilité de devenir le parrain, c’est a dire d’assurer la responsabilité d’éducation, de support et de suppléant commme parent.
C’est ce dernier élément qui me gène pour un enfant de 10 ans
Merci,
François
Parrainage, je crois que le chef de l’Etat et son ministre Darcos s’en sont largement expliqués après les bourdes de départ. Une classe de CM2 étudiera l’histoire dun ou plusieurs enfants déportés. Je ne vois pas où est le problème ! En aucune manière, il se s’agit d’une identification émotionnelle et morbide. Il s’agit, avec l’aide de l’enseignant qui encadre le travail, de tenir un discours de vérité sur le destin d’un gosse persécuté. Ce discours strcuturé ne peut qu’être structurant. L’émotion n’en est pas pour autant exclue. Pourquoi vouloir ne pas prendre en compte la légitimité de l’émotion que tout un chacun peut ressentir. On est aussi très émue quand on regarde le film La Déchirure sur le génocide au Cambodge, la scènes de retrouvailles à la fin entre le journaliste cambodgien qui a réchappé de l’enfer et son ami américain journaliste est très émouvante. Quand j’ai montré ce film à mes élèves de 5ème voilà quelques années, certains n’ont pu s’empécher de verser une petite larme. Je trouve cela très sain. Il fut un temps en Allemagne où l’éducation interdisait de montrer quelque faiblesse que ce soit. On sait où ce genre d’éducation a conduit l’Allemagne. Lisez ou relisez à cet égard des romans comme Die Kadetten, 1933, d’Ernst von Salomon, ou Les désarroi de l’élève Törles, de Musil. L’éducation peut et doit laisser la place à une émotion raisonnable, encadrée par le discours de la raison qui cherche à comprendre. Mais il n’y a pas que l’intelligence de la raison, il y a aussi, comme le dit Pascal, « l’intelligence du coeur » pour comprendre le monde qui est le nôtre.
Il y a d’ailleurs dans la tradition juive ce qu’on appelle le « don des larmes » que l’Occident cartésien, rigide et froid, ne connaît guère alors que c’est un enrichissement supplémentaire à la culture française. On peut lire à ce sujet le grand livre de Catherine Chalier, Traité des larmes Fragilité de Dieu, fragilité de l’âme, Albin Michel. L’auteur est professeur de philosophie à Paris X-Nanterre.
Pour Christine,
Je ne reprends la parole ici que pour vous proposer de continuer d’échanger par courrier. Si cela vous dit, vous pouvez écrire à :
gentiene@netcourrier.com
gentiene pour cette adresse et non pas gentiane.
Gentiane
« Je m’interroge, encore et toujours sur un pays qui fait porter systématiquement sur “la jeunesse” la responsabilité de ses propres carences. »
Exactement, c’est très malsain, comme si la culpabilité catho dès la naissance ça ne suffisait pas ..Quelle insulte à la vie!
Cette mesure racoleuse est une énorme connerie de plus comme le prophète gourou en lance chaque jour avec ses apparitions non moins quotidiennes pour cacher son incompétence absolue
C’est du sadisme de la part de certains & certaines de surexploiter le passé en utilisant des enfants de dix ans, et je n’apprécie pas « tout le monde » y compris des juifs des chrétiens des musulmans etc, une base plus ou moins haineuse associée à l’argent sordide et la pseudo gratuité du bénévolat pas très noble au long cours devenant propagande aliénante.
y en a ras le bol entre être indifférent et faire pleurer des enfants de toutes cultures pour se servir du ressassement douteux politico de tous bords !
Vous avez bien exprimé votre avis sur la shoa, et vous avez négligé ou du moins omis de l’importance des intellectuels entre autres des médecins ! De nombreuses horreurs ont été exercées par des professionnels dit de santé, et des enfants ont subi la torture (expériences cliniques, cobayes) avant de mourir et d’être transformés en cendre, soit pour effacer le crime ou par mesure d’hygiène. Actuellement il se passe tout autant des horreurs dans le domaine de la santé, par exemple j’ai lu : « Au Chil : des médecins et des psychologues ont directement participé à la torture et à la manipulation mentale des détenus politiques, et ce de différentes manières : administration de drogues au cours des interrogatoires, mise à nu et manipulation des problématiques psychiques de détenus, mise en place de privations sensorielles, de privations de mouvements etc Lorsque ces personnes viennent consulter, des années après être passées par ce type de « traitement », la peur de l’influence envahit totalement le climat des premières séances de psychothérapie. Ils se disent que les procédés psychologiques qui vont être mobilisés ou mis en oeuvre dans un contexte psy sont de même nature que ceux qui ont été utilisés pour tenter de les rendre fous. etc Pour en revenir aux survivants de la shoa, certains ne parlaient plus tellement l’influence intériorisée des tortionnaires étaient présentes. Des enfants devenus grands
Les médecins étaient la catégorie socio-professionnelle la plus représentée dans le NSDAP (le parti national-socialiste) ! Ne l’ignore que les ignorants… pas les autres !
Les 11400 enfants de la Shoah fuent abandonnés par le gouvernement français de Laval. Aujourd’hui, le gouvernement ne les oublie pas, ce sont les Français, les braves Français avec leur brave conscience de bons Français qui les rejettent. Pas de quoi être fier !
Certains, journalistes, avocats comme maître Thierry Lévy, qui est juif d’ailleurs (son livre Lévy oblige, Grasset, 2008), vont jusqu’à prétendre que l’oubli serait nécessaire à la pensée. Formule quelque peu énigmatique. Ce qui risque bien davantage d’arriver compte tenu de l’air du temps, c’est un oubli sans aucune pensée…!On sait bien depuis Hannah Arendt que la violence naît d’une absence de pensée. Or, l’enseignement de la Shoah à l’école est tout le contraire d’une absence de pensée.
Ce devoir de mémoire semble avoir au yeux de maître Thierry Lévy un contenu vide, voire ridicule ! Personne n’oublie rien, dit-il ; comme on ne peut pas empêcher de penser. Certes, mais il ne s’agit pas tant de se souvenir que de penser autour du rappel du passé ; le passé qu’on enseigne à l’école – c’est la fonction de l’école – ne sert nullement et n’a jamais servi à s’enfermer dans une vision passéiste du monde ! On n’apprend pas le théorème de Pythagore pour en rester aux Grecs ! Pourquoi d’un seul coup une telle idée absurde surgit-elle précisément à l’occasion de la Shoah ? Il s’agit bien plutôt de donner des repères quant au bien et au mal ; un tel enseignement en CM2 peut tout à fait entrer dans l’enseignement de la morale à l’école : qu’est-ce que la dignité ? Voilà une question qui peut surgir au rappel du traitement dont furent victimes ces enfants voilà plus de 60 ans, et bien avant leur mort effective, dans les camps où certains sont morts de faim, et pas en Pologne mais ici en France ! Kant a répondu à la question en disant : c’est la valeur de ce qui n’a pas de prix. En effet, la vie humaine n’a pas de prix. Un enseignement bien construit, un récit bien encadré par des enseignants bien formés ne peut pas nuire à la construction des codes moraux, sociaux du respect d’autrui.
Il ne s’agit nullement de faire porter à des enfants les carences des adultes, il s’agit au contraire d’agir en adulte, de prendre nos rsponsabilités d’adulte et de fournir aux enfants une éducation digne des valeurs de la République, sans reproduire éternellement les évidentes carences actuelles des adultes puisque 50% des jeunes ignorent tout de la Shoah.
Maître Thierry Lévy prétend par ailleurs qu’il est dangereux de professer l’unicité de la Shoah : cela créerait une forme de jalousie, une concurrence victimaire aux effets dévastateurs pour la démocratie dans la mesure où le droit de la victime primerait sur tout autre droit et brimerait en définitive nos libertés.
Mais l’unicité de la Shoah est bien mal comprise de cette façon. Il ne s’agit nullement d’en tirer un titre à faire valoir sur la liste sombre du mal qui accable les hommes. L’unicité de la Shoah n’est pas une valeur, c’est un critère objectif qui ne dépend pas de celui qui l’énonce. Il existe tout de même une échelle dans la gradation du mal. Voler un oeuf n’est pas de la même gravité qu’assassiner des millions de gens dans des chambres à gaz de manière industrielle et concertée par un Etat ! C’est unique dans l’histoire de l’humanité. Ce n’est pas un titre de gloire mais une vérité historique, et juger de la vérité à l’aune de son intérêt ou de sa dangerosité pour la société, c’est enseigner à préférer le mensonge à la vérité et s’enferrer dans le mal contre lequel on voudrait se garantir. Maître Thierry Lévy professe à juste titre qu’il n’y a pas de société sans risque, c’est le moment de mettre en application cette belle formule en montrant qu’une société démocratique peut fort bien enseigner la vérité de l’Histoire sans remettre en cause nos libertés. C’est une question de savoir et de savoir-faire des enseignants, et de la conscience mâture ou pas des citoyens à l’intelligence desquels il faut faire appel et les mettre devant leurs responsabilités. Est-ce une garantie suffisante contre le mal ? Assurément pas. Mais c’est un travail nécessaire.
C en’ets pa sun mal nécvessaire c’est absolument irresponsable, dégueulasse d’utiliser les enfants ,
que ce soit pour se faire élire ou satisfaire des pulsions morbide
Un enfant n’est pas un adulte!
Cette volonté d’ingérence de l’horreur dans la psychologie de l’enfant est de l’abus de pouvoir
C’est ce que quelqu’un comme « Israel » et des politiques cyniques sont incapables de comprendre tellement ils baignent dans leur mobidité et sont abrutis, et méconnaissent les enfants , leur développement
Mais non, mon chéri, faut pas t’énerver, je suis enseignant…
Être enseignant n’est pas une valeur sûre, et il y a des dégueux chez eux…qu’ils ou elles soient chrétiens juifs musulmans ou athées etc et de la récupération politique ou et religieuse est bien une réalité qui perdure….sur des enfants toutes cultures.
Au sujet de la réinsertion dans le travail : c’est une bonne chose qu’anciens jeunes enrôlés dans la wehrmacht ont pu retrouvé un emploi à la sortie de la guerre puisqu’ils avaient été endoctrinés de force (un contexte précis politico historique) pour ne pas stigmatiser toute la population allemande et bien au delà du pays. Entretenir les haines est un leurre, et ne contribue aucunement à l’épanouissement de la jeunesse toutes cultures et religions.
Et il faut se méfier de menées entretenues par des intégristes de tout poil (sans jeu de mots), le sexisme détourné est une de leur spécialité puisqu’ils ont des femmes extrêmes et fascisantes de leur côté pour installer leur propre haine masticatoire sur des femmes vulnérables. Cela prend bien sur des mineurs, des jeunes tout particulièrement, plus l’argent jouant un rôle évident mais pas uniquement. La récupération politique ou religieuse est particulièrement malsaine.