Question : que « risque » une assistante sociale qui se rend dans un commissariat pour dénoncer au domicile d’une de ses clientes la présence d’un étranger ne possédant pas de titre de séjour régulier
a) les félicitations du ministre de l’intérieur
b) une promotion interne
c) 1an de prison et 15 000 euros d’amende
d) le mépris d’une partie de la population et un cinglant désaveu des travailleurs sociaux
étant précisé que plusieurs bonnes réponses sont possibles ?
Cette question n’est pas tirée du jeu « Place de la loi », ni du « Secret professionnel en travail social en 100 questions » que nous venons de rééditer, Pierre Verdier et moi, chez Privat. Le cas n’est pas théorique et ne remonte pas à une période dite noire de l’Histoire de France.
Il date du 10 juin 2008 et se déroule dans l’est de la France. Il fait froid dans le dos
Avant toute chose on lira avec intérêt le procès verbal publié sur le site de l’avocat Eolas qui en a authentifié l’existence et le contenu. L’association nationale des assistants sociaux (ANAS) a d’ailleurs eu l’occasion de réagir à cette affaire infiniment préoccupante. Ce procès verbal est éclairant à lui seul.
Il est ainsi rédigé :
PV de DENONCIATION
L’an deux mille huit,
Le dix juin à onze heure quinze
Nous S… Brigadier chef de police
En fonction à la brigade administrative
Officier de police judiciaire en résidence à …..
Constatons que se présente à nous la personne ci-après dénommée qui nous déclare : Sur son identité :
« Je me nomme Mme B… »
Je suis née le … à …
Je suis de nationalité française.
J’exerce la profession d’assistante sociale à l’AEMO
Je suis domiciliée …
Mon numéro de téléphone professionnel est le … Sur les faits :
Je suis venue vous dénoncer la situation administrative clandestine d’un ressortissant sénégalais qui vit à N….
Dans le cadre de mon travail, j’ai rencontré par hasard au 7 rue de … chez Mme C…. dont les enfants bénéficient d’une mesure administrative, un individu inconnu.
Je l’ai interrogé sur sa présence en ces lieux et la durée de son séjour chez la famille dans laquelle j’interviens, tout en l’informant qu’il ne pouvait pas rester à cette adresse, Mme C … vivant une situation financière et familiale fragile.
De peur de représailles, ma protégée ne répondra pas à vos convocations ni même à vos questions.
Quinze jours après ma découverte, il vit toujours au 7 rue de … , appartement 11, 3° étage.
J’ai appris au hasard des discussions qu’il n’avait pas de titre de séjour et vivait de manière clandestine en France et à la charge de M me C.
C’est un sénégalais âgé de 22 ans environ, mesurant 1,80, portant des lunettes de vue rondes en métal. Cheveux crépus très courts, toujours bien habillé, parlant un français très châtié.Il dort le matin jusqu’à 12 heures au moins, et sort peu de peur d’être contrôlé par la Police.
Il arriverait d‘Italie depuis l’expiration de son titre de séjour là-bas et serait en France depuis un moins environ.
Il présente un vague lien de parenté avec Mme C.
Quel que soit le mode de votre intervention sachez qu’il y a dans ce logement quatre jeunes enfants.
Je n’ai rien d‘autre à ajouter.
Après lecture faite par elle-même, la déclarante persiste et signe le présent procès-verbal avec nous à 11 h 35.
Le déclarant Le brigadier de police «
Fermez le ban !
Quelques précisons avant de réagir.
Tout d’abord il faut préciser qu’à la lire cette assistante sociale travaille dans un service mandaté par un juge des enfants. Elle n’a pas en charge cette mère de famille ( « Ma protégée » – sic – comme elle la qualifie), mais les enfants. Elle intervient dans le cadre de la procédure de l’assistance éducative des articles 375 et s. du code civil.
2° Cet homme présent chez Mme C. s’avérera être son demi-frère. Le lien est vague en effet pour l’assistante sociale qui n’a certainement pas abordé cette question avec Mme C. Mais cette personne ne serait pas un membre de sa famille et simplement un ami que cela ne changerait rien au problème posé.
3° On ne sait pas quelle suite aura donné l’Officier de police judiciaire à cette « dénonciation ». L’aura-t-il mise à la poubelle – ce qu’elle méritait en valeur absolue – ou l’aura-t-il transmise au parquet ? Se sera-t-il livré à une enquête puis à une interpellation de cet étranger sans titre ? Se sera-t-il saisi d’office de l’infraction commise par Mme N ? Je l’ignore.
En tout cas quelqu’un a veillé à rendre publique cette démarche qui se veut une dénonciation : l’assistante sociale le revendique. Elle n’en a pas seulement la saveur et l’odeur nauséabonde rappelant des démarches déjà connues dans le passé français. La lecture du PV notamment dans sa description de l’immonde bête fait frémir. Qu’on se souvienne du Juif ou de l’Israélite au nez tordu et aux petites lunettes ….
Quittons le subjectif pour revenir au droit.
Cette assistante sociale était-elle dans l’obligation d’informer le commissariat de ses constatations au domicile de Mme C…. ?
On peut déjà avancer que l’article 40 du code de procédure pénale qui veut que tout fonctionnaire dénonce à l’autorité judicaire les délits et crimes dont il aurait connaissance ne s’applique pas. Cette travailleuse sociale, quoique intervenant dans le cadre d’une mission de service public, n’est nullement un fonctionnaire et son employeur – une association – n’est pas un fonctionnaire.
Ajoutons que le non respect de cette obligation imposée par article 40 du CPP n’est pas sanctionnée. Et que la règle du secret professionnel instaurée dans le code pénal prévaut sur cette norme de procédure.
Comme assistante sociale Mme C est tenu au secret professionnel (art. 226-13 du code pénal) c’est-à-dire qu’elle a l’obligation de taire ce qu’elle apprendre directement ou indirectement dans le cadre de son intervention.
Elle est cependant autorisée à parler – autorisation ne veut pas dire obligation – s’il s’agit de faire cesser la situation de danger d’un enfant – au mieux elle peut agir sans parler ! – ou s’il s’agit de dénoncer un crime ou délit dont cet enfant aurait été victime ou pourrait être à nouveau victime.
Il n’est pas dit que cet homme sans papiers qui dort jusqu’à midi de peur de sortir dans la rue se soit livré à un quelconque crime ou délit sur les enfants, ni même sur leur mère ! A en croire la dénonciatrice, il n’y a même pas de danger du fait de sa présence et si tel était le cas il lui revenait d’adresser ses « informations préoccupantes » à la cellule départementale mise en place par la loi du 5 mars 2007, ce qu’apparemment elle n’a pas fait.
Ne perdons pas de temps : aucune des exceptions à l’article 226-1 du code pénal énoncées dans l’article 226-14 du même code pour autoriser une personne tenue au secret professionnel à parler n’était réunie. D’aucune manière enl’espèce Mme était en droit de parler de cet homme à la police.
Cette assistante sociale relève du tribunal correctionnel pour violation des règles du secret professionnel – l’élément légal, l’élément moral, l’élément matériel de l’infraction sont réunis – alors que quand la situation irrégulière de cet étranger ne le fait pas relever en tant que telle d’une juridiction pénale … Il viole une règle civile relevant de l’ordonnance de 1945 sur le séjour des étrangers. Nous ne sommes pas dans l’Italie de M. Berlusconi. Il en irait autrement si cet étranger avait fait l’objet d’un arrêté d’interdiction de séjour sur le territoire français, arrêté dûment notifié. Bref, dans cette affaire, le délinquant n’est pas celui qu’on croit.
Bien évidemment cette assistante sociale peut relèver aussi de sanction disciplinaire. Quel crédit demain aura-t-elle et auront ses collègues de l’association s’il est su qu’en sortant du domicile des familles ils se rendent au commissariat pour y dénoncer ce qui les choque ?
On peut entendre que Mme B. estime qu’il sera encore plus difficile à Mme C en situation de fragilité familiale et financière d’élever ses enfants avec un adulte de plus à charge. Mais c’est une donnée du problème familial. En aucune manière cette travailleuse sociale n’est légitime ou justifiée à le régler comme elle le fait. Cette mère de famille peut légitimement souhaiter venir en aide à son demi-frère ; point à la ligne.
On pourrait étouffer cette affaire pour ne pas donner de mauvaises idées aux travailleurs sociaux. Ce serai tune erreur et aussi une démarche méprisante pour une corporation qui installée à la lisière de la fracture sociale, mandatée par la société pour éviter que ce fossé ne fasse trop de victimes, est loyale à la République et à ses valeurs. Les travailleurs sociaux ne peuvent pas se reconnaître dans cette pratique. Et le communiqué de l’ANAS qui la condamne est ici très clair.
Les pouvoirs publics eux-mêmes se devraient de fustiger cette démarche individuelle. A défaut, ils se tireraient une balle dans le pied. Les travailleurs sociaux seront rapidement grillés dans les quartiers populaires ; ils ne pourront plus apaiser individuellement et collectivement les conflits comme il leur est implicitement demandé.
Juge des enfants, comment pourrais-je venir en aide à certains enfants étrangers arrivant à Roissy pour rejoindre leur famille si je faisais interpeller au prétexte qu’ils sont en situation irrégulière les parents qui se présentent en toute confiance dans mon cabinet pour reconnaître leur enfant et le prendre en charge ?
Fidèle à ma démarche je n’appelle pas bien évidemment à des sanctions contre cette assistante sociale, surtout si elle admet avoir dérapé. Je veux croire que ses collègues et sa hiérarchie auront su avoir avec elle les échanges qui s’imposaient. Eventuellement l’inscription à une session de formation sur « loi, déontologie et éthique en travail social » pourrait lui être proposée.
Il est indispensable d’affirmer haut et fort que cette affaire fait honte au travail social. C’est une tâche.
Elle doit être évoquée et débattue dans tous les services sociaux, dans toutes les écoles de travailleurs sociaux.
Elle doit servir de répulsif aux professionnels et à leurs employeurs publics et privés.
Elle doit amener les pouvoirs publics à clarifier les termes du secret professionnel tels qu’ils résultent des deux lois sur la prévention de la délinquance et celle sur la protection de l’enfance du 5 mars 2007. La première laisse à penser que désormais les travailleurs sociaux doivent dire tout ce qu’ils savent au maire ou à la police. Tels ne sont pas les termes de la loi, mais telle est l’interprétation retenue. On comprend mieux ensuite l’attitude de Mme B. qui, par ailleurs, à une certaine approche compassionnelle de son travail éloignée des rigueurs des standards professionnels modernes. Sa faute est indéniable. Sans l’excuser, le climat qu’on a instillé y a contribué. Aujourd’hui comme hier ….
NB : On aimerait savoir si le parquet a engagé une poursuite contre Mme B. ou un rappel à la loi.
Et pourtant, le seul moyen de rendre facile le séjour légal des étrangers dans un pays, c’est d’être d’une rigueur absolue dans le contrôle du séjour des étrangers et dans l’application de la loi. Avant d’entrer en France, beaucoup d’étrangers ne prennent pas la peine de faire les démarches qui correspondent à leur projet de séjour. C’est tellement facile et si peu risqué de rester au-delà de son visa. Le risque d’être pris est minime, celui d’être vraiment expulsé infinitésimal (une chance en 20 ans de séjour). Et même les juges condamnent (en paroles, ci-dessus) ceux qui prétendent aider à l’application de la loi.
La France a en ce moment le pire de tous les cas: une réputation de pays persécuteur, amplifiée par les proclamations de certains des citoyens (leur situation sociale l’exige, à défaut de conviction), et une des plus grandes populations de clandestins du monde développé., avec dans le monde entier une réputation de pays où c’est facile. Vous en doutez? Conversation entendue en Chine « Mon année est finie, je rentre » « _Tu rentres! Pourquoi est-ce que tu ne restes pas? »
Je vis en Chine, avec un permis de résidence obtenu rien qu’en le demandant, et renouvelé en un quart d’heure tous les six mois. En échange de la facilité, j’ai déclaré ma présence au bureau de la sécurité publique du quartier, et je sais que je serais expulsé immédiatement et sans procédure si je me mettais en situation irrégulière. Il n’y a pas de problème d’étrangers clandestins dans ce pays, il y a de plus en plus d’étrangers résidents légaux.
Mais bien sûr, c’est un pays policier dictatatorial dont il ne faut pas suivre l’exemple.
Rosenczveig
« La lecture du PV notamment dans sa description de l’immonde bête fait frémir. Qu’on se souvienne du Juif ou de l’Israélite au nez tordu et aux petites lunettes …. »
Donc le pays d’origine de ce clandestin est comparable à l’Allemagne nazie car c’est le lieu vers lequel le clandestin aurait été expulsé. En tout cas c’est intéressant de voir que les même qui défendent l’immigration clandestine (comme Maître Eolas ou Rosenczveig ) sont le même qui défendent l’annualtion du mariage pour marchandise non conforme.
@ ebolavir
Je suis d’accord avec vous et j’ajoute que la France a aujourd’hui la réputation d’un pays antisémite à cause des aggressions commises par les jeunes issus de l’immigration. M. Rosenczveig ne se rend pas compte que c’est ça qui a plombé le modèle républicain et laïque à la française. Tout le monde est au courant que 3000 juifs quittent la France chaque année à cause de l’insecurité et de l’antisémitisme. La France n’est plus symbole de progrès et d’un pays ou il fait bon vivre.
Tout à fait d’accord avec vous.
J’ai toutefois une interrogation qui fit l’ objet d’ un débat avec des bénévoles dans l’association où je suis moi même bénévole: être en situation irrégulière est ce un délit et si oui doit on faire semblant de l’ ignorer ou doit on le signaler à la police?
Signalement est ce un devoir ou une délation?
Pour précision j’ai eu connaissance de situations irrégulières et bien sur j ‘ai fait comme si je ne savais pas.
Il est temps d’agir contre l’emigration clandestine, la France n’a pas les moyens de jouer les bons samaritains.
Merci sincerement pour ce billet.
…juste une petite coquille au 3/4 du texte (9ème paragraphe en partant de la fin):
« On pourrait étouffer cette affaire pour ne pas donner de mauvaises idées aux travailleurs sociaux. Ce SERAI TUNE erreur et… »
Très cordialement
Philippe
Je suis étonné ,alors qu’au long de toutes vos inerventions télevisées vous prétendez être débordé par les affaires concernant votre profession,vous ayez le temps de développer tant de commentaires dans votre blog.Il me semble que ce temps perdu serait mieux employé à traiter vos affaires.
Quoiqu’il en soit un climat de peur généralisé s’est installé non seulement chez les sans-papiers mais aussi chez ceux qui les emploient (pour de menues taches)…C’est le résultat des chasses diverses,de la publicité sur les quotas…
C’est très inquiétant.
Fil Vert
« Construire au fil de sa conscience »
Bonjour,
Le texte de Rosencveig aborde le droit pénale et la dénonciation d’un étranger en situation irrégulière par une assistante sociale.
Je ne comprends pas pourquoi vous faites directement un lien avec l’antisémitisme ? (@ Rinna)
Pensez-vous réellement qu’une loi obligeant la délation permettrait de combattre l’antisémitisme et de diminuer les départs de français juif vers Israël ?
En tout cas, merci à l’auteur pour cet article instructif.
La dénonciation de cette assistante-sociale me consterne.
Bien-sûr l’immigration pose de gros problèmes, mais sans les immigrés où serions nous ?
La France manque de bras et de plus en plus de cerveaux,tachons de pacifier l’immigration sans régulations massives et sans chasse aux sorcières.
Bonjour, je ne vois pas en quoi le terme « cheveux crêpus » constitue une description raciste, injurieuse ou aux relents nauséabonds du jeune homme dénoncé. Cela enlève, me semble’t’il, de la crédibilité à votre point de vue, que je partage assez largement par ailleurs. L’immigration clandestine pose des problèmes : il faudrait essayer de les résoudre de manière plus humaine et humaniste.
Je vous trouve injuste avec l’assistante sociale : elle a cru bien faire, c’est-à-dire aider « Mme C », dont elle dit 1) que ses ressources ne lui permettent pas d’entretenir son demi-frère, qui pèse sur l’équilibre financier du ménage 2) qu’elle ne se plaint pas par peur de représailles (ce qui sous-entend clairement que si elle n’avait pas peur, elle dénoncerait elle-même son demi-frère).
Ensuite, on peut critiquer la charité ou la bienveillance : vouloir faire le bien d’autrui contre son gré, contre sa volonté, est-ce vraiment un bon principe? Mais il semble que ceux qui critiquent l’assistante sociale s’appuient eux-mêmes sur un principe de charité ou de bienveillance.
Quant à moi, je suis persuadé que l’assistante sociale a cru faire preuve de courage en s’exposant ainsi à la vindicte publique des bien-pensants…
@ remi
C’est M. Rosencveig à avoir fait le lien entre dénonciation d’immigré en situtation irregulière et dénonciation des juifs. Je rapelle qu’aujourd’hui ce n’est pas cette assistante sociale (devenue un’éspèce de monstre pour la bien-pensance) a insulter et aggresser les juifs dans les rues.
Quant à comparer la description du pv avec les caricatures antisémites, c’est à croire que vous n’avez jamais mis les pieds dans un commissariat.
1) Ces mots sont évidemment proposés par l’officier de police, qui demande une description; la description choque parce qu’elle met l’accent sur certains traits, mais toutes les descriptions de pv procèdent ainsi;
2) Il n’y a aucune comparaison entre décrire une personne réelle (qui se trouve avoir réellement des lunettes et des cheveux crépus : cela fait-il de lui une « bête immonde » comme vous dîtes?), et faire le portrait-robot d’un type imaginaire (« Le » Juif).
Bref, sur ce coup-là, vous êtes decevant de bonne conscience (alors qu’il y a de bonnes chances que l’assistante sociale, – dont il ne fait guère de doute qu’elle n’est pas raciste -, elle, a dû se sentir prise dans un dilemme).
Sur le site d’Eolas, on apprend le sort de cet étranger :
« l’étranger a été arrêté puis placé en rétention administrative en vue de sa reconduite à la frontière et enfin présenté pour prolongation de cette rétention au juge des libertés, quels arguments juridique pouvaient utilement être développés par son avocat pour obtenir sa mise en liberté? »
Cela signifie que PV a été utilisé par la police et que c’est seulement parce qu’on n’a pas trouvé le moyen de le renvoyer rapidement dans son pays qu’il est passé devant un JLD à qui ce PV a été produit pour justifier la rétention.
En cherchant un peu, on apprend qu’il a été remis en liberté, ouf!
Je vous laisse imaginer ce que les « protégés » de cette brave dame ont du penser de celle par qui leur tonton leur a été arraché.
Comment des services sociaux puissent encore arriver à socialiser ces enfants?
C’est comme ça qu’on fabrique les délinquants de demain.
flûte, les signes ne passent pas… Il fallait donc comprendre : « le signalement d’un clandestin EQUIVAUT A la dénonciation des juifs pendant la Collaboration. »
réponse à Ashde : vous ne comprenez pas, parce que vous ne connaissez pas les milieux dont vous parlez… les « protégés » de l’assistante sociale ont très probablement été soulagés d’avoir été libérés de la présence de cet homme… d’autant que l’assistante sociale a pris sur elle la mauvaise conscience de l’action…
@ Ashde
« C’est comme ça qu’on fabrique les délinquants de demain. »
Vous avez des statistiques sur les sujét qui montrent un lien entre dénonciation d’étranger par assistance sociale et délinquance juvenile? C’est avec ce genre d’excuses qu’on fabrique les antisémites de demain.
Je peux vous préciser les suites données à ce procès-verbal. L’étranger a été interpellé, frappé d’un arrêté de reconduite à la frontière, placé en Centre de rétention, maintenu une première fois. C’est lors de l’examen de la deuxième demande de maintien que le JLD s’est avisé de ce procès verbal à la licéité douteuse et a remis en liberté l’étranger. Le parquet n’a pas fait appel.
L’arrêté de reconduite à la frontière reste valide, hélas.
par ailleurs, je trouve non seulement stupides, mais scandaleux les propos de « Rinna » ici même, qui semble présupposer que les ressortissants d’Afrique noire sont a priori des antisémites… et dont le but ne peut être que la mise en concurrence de pseudo « communautés » qui n’ont d’existence que dans la tête de ceux qui veulent incendier l’espace social…
monsieur le juge,
vous écrivez « Bien évidemment cette assistante sociale relève aussi de sanction disciplinaire ». n’avez-vous pas l’impression de la dénoncer en agissante ainsi. cette affaire est-elle du ressort de votre juridiction ? c’est l’impression que cela donne. pas très joli joli…
@Rinna: Quel est le rapport entre ce genre d' »excuse » et les antisémites? Avez-vous des statistiques?
Sérieusement, je fonde ma conclusion sur mon expérience de la jeunesse, positive et négative, qui m’a permis de voir comment se construit ou se détruit un jeune.
Cela dit, ce n’est pas seulement le fait de la dénonciation qui me dérange, mais surtout la trahison du secret professionnel. Ce secret professionnel est l’outil de travail de professions qui ont besoin d’une confiance absolue pour accomplir leurs missions. Trahir le secret, c’est détruire la confiance envers leurs dépositaires. Si ces dépositaires du secret représentent la société, leur trahison va rejaillir sur toute la société.
Quelle image de la société vont avoir ces enfants?
« Les travailleurs sociaux seront rapidement grillés dans les quartiers populaires »
Ils le sont déjà depuis longtemps ….
Je n’ai pas tout lu votre texte et rien que le titre me donne des frissons glacés d’effarement …! On a critiqué la délation sous l’occupation pendant la période de Vichy = Pétain, milice s et allemands (ss) qui n’en demandaient pas tant ! Le zèle et la Justice dans tous ses états !
la délation n’est pas la spécificité des CONcierges !
Je suis horrifiée par certains commentaires ici. Courageux anonyme, qu’est-ce qui vous permet de dire que cet homme présentait une menace pour les enfants, qu’ils ont été « soulagés » de le voir arrêté ? Qu’est-ce que c’est que ce paternalisme qui nous permettrait de faire le bonheur des gens malgré eux ? Rien, dans ce PV, ne parle d’un danger quelconque pour les enfants dont l’AS avait la charge, et même si danger il y avait, c’est sa hiérarchie qu’elle aurait dû aviser, pas le commissariat. De plus, même si cet homme était dangereux, quel rapport avec son statut de sans-papier ? On peut avoir des papiers, voire même, incroyable, être français, et présenter un danger pour les enfants avec qui on loge !
Briser le secret professionnel comme elle l’a fait me semble très grave. Comme Ashde, je m’inquiète du retentissement d’une telle brèche dans la confiance que devrait mériter une AS.
Rinna 10:09
Vous ne faites pas une confusion par hasard? Les bien pensants ne seraient-ils pas plutôt du côté de l’assistante sociale? Faudra revoir vos arguments.
La délation a toujours été un sport national.
En 1945, on a découvert près de deux millions de lettres de dénonciation; soit 5 % de la population qui se sont livrés à cette activité morbide. Et toutes ne dénonçaient pas des juifs, mais le voisin ou toute autre personne, dont la tête ou le comportement ne revenaient pas à leur auteur.
Aujourd’hui, ça continue avec les dénonciations au fisc.
Et l’immigration clandestine, c’est pain bénit pour ce genre de délateur zélé, bien pensant par dessus le marché.
@ anonyme
Oui bien sûr c’est scandaleux, par contre rencontrer à Miami ou à Los Angeles des nombreux juifs français qui ont fui cette nouvelle forme d’antisémitisme issu de l’immigration est tout l’honneur de la République. S’il y a une communauté qui se pose des questions sur son propre avenir, ici, en France, c’est la communauté juive. Vous vous êtes demandé pourquoi le nombre d’élèves juifs scolarisés dans les écoles privés ne cesse d’augmenter? Et puis il y une chose que je ne comprend pas très bien, si la France de Sarkozy est une France raciste, islamophobe ou je ne sais pas quoi, il y a quelque chose de sadique à se battre pour faire rester en France les clandestins ce pays tellement dangereux.
@ Eolas
Pourriez-vous nous réveler votre identité? Vous êtes en train de faire le procès d’une personne sur le web. Ayez le courage d’assumer vos actes.
@ Dakarois
Raison de plus décourager les clandestins, je ne conseillerai jamais un tel pays à mon pire ennemi.
l’immigration clandestine est bel et bien un délit, alors n’est il pas du devoir de tout citoyen de le combattre (Fages, Marquis)?
Faudrait-il inscrire dans la constitution le devoir d’accueillir inconditionnellement tout étranger voulant s’installer en France ?
Faut-il voir la France comme un pays dont les lois sur l’immigration ne signifient rien et ou la population se fera un devoir de s’assurer que jamais vous ne soyez expulsé ?
Et est-il possible d’avoir le nécessaire débat sur l’équilibre entre hospitalité et fermeté sans que certains trouvent intelligent de faire des comparaisons déplacées avec Vichy (JP Rosencveig) ou de tenir des propos ouvertement racistes (Rinna) ?
Cette dénonciation pose un problème sur le plan du secret professionnel (Anna, Ashde), mais si l’immigration clandestine est bel et bien un délit, alors n’est il pas du devoir de tout citoyen de le combattre (Fages, Marquis)?
Faudrait-il inscrire dans la constitution le devoir d’accueillir inconditionnellement tout étranger voulant s’installer en France ?
Faut-il voir la France comme un pays dont les lois sur l’immigration ne signifient rien et ou la population se fera un devoir de s’assurer que jamais vous ne soyez expulsé ?
Et est-il possible d’avoir le nécessaire débat sur l’équilibre entre hospitalité et fermeté sans que certains trouvent intelligent de faire des comparaisons déplacées avec Vichy (JP Rosencveig) ou de tenir des propos ouvertement racistes (Rinna) ?
@ Samuel
Donc dénoncer l’antisémitisme issu de l’immigration est un « propos raciste ». Hereusement que les journaux étrangers ont ouvert les yeux à la France, si non avec ce terrorisme intellectuel…
@ Rinna
Ce qui est raciste c’est l’équation que vous faite immigrés clandestin = Racisme antijuif.
D’ailleurs vu la longue histoire des persécutions subies par le peuple juif, ont attendrait un minimum d’empathie de la part de ces derniers envers les émigrant de toute races
Enfin, une précision, je ne suis pas français mais africain et si j’ ai vécu en France (en situation régulière) pendant longtemps je n’y réside plus.
Je donne un autre exemple de ce terrorisme intellectuel. Le Québec pratique l’immgration choisi par pays, sexe, âge. Personne va vous dire que c’est raciste. Au contraire les immigrés font la queue pour aller au Québec. En France on vous explique que c’est même contraire à la Constitution. Cette même Constitution qui a permis au Conseil d’Etat en 1980 d’autoriser le regroupement familial d’étrangers dans le cas de polygamie!!! Certes interdit depuis 1994, mais comment se fait-il que le droit français s’accommode, en vertu d’accords bilatéraux, de statuts personnels en contradiction avec ses propres lois ? Tiens on entend pas beaucoup les pourfendeurs de l’immigration chosie la dessus. C’est la même logique chez Eolas, qui defend bec et ongles l’annulation du mariage pour marchandise non conforme.
@ Samuel
Et bien je n’ai jamais fait une telle équation j’ai tout simplement fait remarquer à M. Rosenczveig qu’aujourd’hui il y a un antisémitisme issu de l’immigration. La prochaine fois il réfléchira avant de faire cette comparaison entre dénonciation d’immigré en situtation irregulière et dénonciation des juifs. L’antisémitsme chez les immigrés existe aux USA aussi avec les latinoaméricain, même si les phénomène n’a pas la même ampleur. Peut-être car les américains n’hesitent pas à pointer du doigt le rôle de l’Église catholique latino-américaine qui utilise encore la liturgie antisémite et ils ne trouvent pas des excuses comme en France.
@Rinna
Je suis d’accord avec vous sur le fait que certains défenseurs zélés des sans papiers sont plein de contradictions hypocrites. Je rédigeais d’ailleurs un commentaires la dessus.
Mais quand vous faite un lien comme dans votre premier commentaire, entre immigration illégale et la montée du racisme Anti – juif, il est clair que vos motivations sont douteuses.
Vous parlez en raciste décomplexées, bien pensante et je suspecterais même (j’espère me tromper) Ultra-Sionniste.
@Rinna,
Mes excuses, « ultra sionniste » est de trop dans mon commentaires. On ne parle d’Israel
Mais je maintiens le reste.
Rinna 15:24
Il ne s’agit pas de comparer la dénonciation des immigrés clandestins et celle des juifs sous Vichy, mais de dénoncer des pratiques immondes de délation.
Quant à la « liturgie antisémite », vous me faites rigoler… Vous confondez antisémitisme et antijudaïsme.
Les juifs juives ont été persécutés certes, des chrétiens chrétiennes aussi ainsi que des musulmans musulmanes etc et même des témoins de Yahvé (le seigneur) etc et même ceux et celles qui étaient atypiques ou pas très catholiques.
Actuellement il y a une haine pas toujours dissimulée venant de toutes cultures, religions même par ceux et celles qui ont eu des parents des grands parents tués dans des camps ou anciens immigrés. Quand un harceleur est arrêté par un harcelé il devient lui même harceleur, comment arrêter ce cercle vicieux et sans être dans la vengeance puérile et sérieuse à la fois ?
La plupart des africains viennent en France, a cause de la pauvreté dans leur pays. Et beaucoup n’adhérent pas aux mœurs dominantes en France.
Condamner cette assistant sociale au nom du droit d’accueil, impliquerait de faire preuve pour leur mœurs (virginité, horaire de piscine, voile, solidarité familiale a rallonge, etc.) de la même tolérance dont on fait preuve pour leur défaut de papier.
Par contre la soutenir au nom du contrôle des flux migratoires, impliquerait l’arrêt de l’exploitation coloniale et post coloniale (subvention agricole, matière premières, compte en banque pour certains dictateurs) qui a fait la ruine de l’Afrique, principale cause d’immigration. Cela impliquerait de réduire DRASTIQUEMENT votre train de vie.
Apparemment, aucun des deux camps ne va au bout de la logique de sa posture.
@Samuel
Primo, dans une république laïque, il y a des tolérances qu’on ne peut avoir sans remettre en question des acquis obtenus de haute lutte.
Et secundo, les chefs d’Etat africains, dictateurs ou non, viennent de montrer qu’ils savaient se serrer les coudes quand il s’agit de pérenniser la ruine de leurs pays (voir l’UA et l’épisode Mugabe).
L’interprétation du sens du secret professionnel des travailleurs sociaux à des fins « étrangères » au sens même du travail social a pour première conséquence le risque d’anéantissement de la parole de l’usager. Lorsqu’on travaille sur l’Homme, sur l’intime et qu’on évalue sa situation grâce à l’existence de la relation de confiance sans laquelle l’accompagnement social est un vain mot, on pénètre dans des zones privées dont les portes restent fermées avec des comportements professionnels de cette nature. Je suis à la tête d’un service mais si j’étais élu local, je me poserai la question de savoir si l’association en charge de l’AEMO concernée met bien en oeuvre ce qu’il faut pour s’assurer de la continuité du renouvellement du marché dont elle bénéficie.
Un autre point me sidère… Comment une assistante sociale qui exerce dans le cadre de l’AEMO parvient à trouver du temps pour aller rencontrer la police pour une cause étrangère à son mandatement? J’avais cru comprendre que l’AEMO était débordée… Visiblement le responsable de cette jeune femme gagnerait à vérifier le travail effectif de son personnel… J’imagine qu’elle maîtrise avec brio les objectifs auxquels elle se trouve assignée.
Toutes les a.s. (assistantes sociales) ne se ressemblent pas !
@Dakarois de Service
Le point que j’essaie de faire valoir est le suivant:
Défendre systématiquement les sans papiers, c’est se faire l’avocat d’un politique d’accueil généreuse voire très généreuse
Une politique aussi généreuse engendrerait un afflux massif de migrant économiques
Et face à un tel afflux de personnes ayant une culture très différentes, le modèle de société française (laïcité, libertés sexuelles, rapport homme femme) devra faire le choix :
De l’évolution en les intégrant (ce ne serait pas forcement une régression),
De la communautarisation en les tolérants sans les mélanger.
Ou de l’assimilation forcée, impliquant une re définition des libertés individuelle et de l’Etat de Droit.
Dans tous les cas la France ne peut en aucun cas assouplir les règles d’immigration et espérer garder son modèle d’intégration.
D’ailleurs tous les pays d’immigration massive (Canada, USA, Australie , Israël et dans une moindre mesure Pays Bas et Grande Bretagne) ont une société communautarisee.
et enfin @Dakarois,
L’incurie bien réelles des dirigeants Africains ne dédouanent pas l’occident d’avoir exploité les richesses de l’Afrique, d’avoir armés la majorité des criminels de guerre africains, d’avoir accueillis la richesse des dictateurs dans ses banques, d’avoir pipés les dés du commerce international, j’en passe et des pires…
Et vous occultez presque tous ou à moins de naïveté tardive, qu’il se passe de drôle de chose jusqu’au médical publique et privé, et le domaine pharmaceutique et autre !
Soigner des êtres humains quelque soit leur culture leur religion leur profession niveau social etc maltraitance et délation jusqu’à l’assistance publique etc et privé.
L’état de clandestinité est un état d’illégalité. Mais nous voyons des juges s’exprimer publiquement pour défendre l’illégalité et renoncer à appliquer la loi ; et même condamner la loi dont ils sont censés être les garants.
Tout va bien.
TOUT VA BIEN.
Répétez après moi : TOUT-VA-BIEN.
Dans un autre genre, on voit parfois des gens se défendre contre leurs agresseurs. Après quoi on voit les agresseurs se plaindre auprès de la Justice pour les coups et blessures reçus en qualité de légitime défense. Et on voit l’agressé condamné à verser des indemnités ou faire de la prison pour avoir porté atteinte à leur agresseur.
Allez, tous en chœur : TOUT-VA-BIEN. TOUT-VA-BIEN. TOUT-VA-BIEN. TOUT-VA-BIEN. TOUT-VA-BIEN.
Vous savez, à force de se rendre compte que la Justice préfère défendre la cause des illégitimes et des criminels, les gens vont commencer à se faire justice eux-mêmes. Ca va faire désordre, dans le Pays-Des-Droits-De-L’Hommeuuu et de la joie du vivrensemble.
TOUT VA BIEN JE VAIS BIen me rappelle un humoriste !
C’est déjà fait depuis long temps « l’auto justice s rizdicules et ses conséquences de dérives » pas uniquement à Cause d’erreurs judiciaires officielles. pauvre France et au delà !
Jze je suihyis pas sûr cprndensdre tout ce bzz gslils vous écrivez bip pas très bzz cohérent choucroute verbe sujet bipbip bzz glp complément poiokjn,;nj ponctuation. Merci de m’éclairer.
@ anonyme du 6 juillet 2008 à 10 heures 07 (et aux autres)
Je ne trouve pas le juge Rosencveig du tout injuste avec cette assistante de service social. Étant moi-même assistant de service social, je le trouve même indulgent avec elle.
Elle a faillie à sa mission. Elle est mandatée par un juge.
Non en fait, pour être précis, elle travaille pour une association qui, elle, est mandatée par le juge des enfants afin d’exercer une mesure d’Assistance Éducative en Milieu Ouvert (AEMO).
À ce titre, elle doit régulièrement lui rendre des compte (je précise bien LUI – donc au juge et seulement à lui, y compris par l’intermédiaire de sa hiérarchie, la sienne, pas celle du juge) par le biais de rapport écrit (je dis bien écrit et non par le biais du simple procès-verbal)
Lorsqu’un professionnel, assistant de service social, éducateur ou autre, intervenant dans le cadre d’une AEMO, se rend compte de dysfonctionnement au sein de la famille, dysfonctionnement mettant en péril la prise en charge éducative des enfants ou comportant une notion de danger, immédiat ou pas, ce professionnel doit en référer au JUGE et SEULEMENT AU JUGE.
Cela est appris, su, admis par tout assistant de service social, travaillant en AEMO ou non, et d’autant plus su, appris que ce professionnel travaille effectivement en AEMO : c’est une des bases de sa mission. C’est dans ce cadre, judiciaire qu’il intervient.
Elle y a dérogé, elle mériterait, pour moi, plus qu’une simple session de rattrapage à la formation « loi, déontologie et éthique en travail social »
La loi ne prévoit malheureusement pas que le DEASS, diplôme d’état d’assistant de service social ne lui soit retiré.
Autre chose éminemment choquant et qui montre bien l’état d’esprit, déficient, de cette pseudo professionnelle. Elle parle de cette mère de famille comme de sa « protégée »
Je suis moi-même, en tant qu’assistant de service social, référent d’un certain nombre de famille, de personne et à ce titre, mon service m’a missionné pour intervenir auprès d’eux, dans le cadre de la législation en vigueur.
Je m’efforce d’intervenir en créant un rapport de confiance avec ces personnes, ces familles. J’essaie de le faire en gardant toujours à l’esprit que j’interviens dans un cadre précis, avec des missions précises. Çà n’empêche pas d’avoir des rapports dits « humains » mais en aucun cas je ne considère ces personnes comme mes « protégés »
Cette notion est même à l’opposé de la déontologie de notre profession.
Elle renvoie aux interventions de ces « dames patronnesses » qui dans des temps anciens allaient visiter les familles nécessiteuses et dans le besoin pour faire œuvre de charité (et quelque part acheter leur place au paradis).
Notre travail ne consiste pas à faire œuvre de charité mais à permettre aux individus de trouver un certain équilibre au sein de notre société.
Parler de « protégée » c’est porter un regard humiliant sur les personnes et est complètement à l’opposé, je le répète, de notre déontologie.
Cette affaire va au delà de la simple situation des « sans papiers » et répondre à cet article en ne soulevant que la situation des étrangers en France est hors sujet.
Le sujet est bien qu’une professionnelle a contrevenue à la loi sur le secret professionnel.
Que cette faute est bien une faute professionnelle.
Trouver une excuse à cette faute revient, plus tard, à excuser n’importe quelle faute, n’importe quelle délation.
Pour remettre les idées claires, relisez « Matin brun de Franck Pavloff » récit qui est une métaphore sur les petites lâchetés, petites compromissions que tout un chacun peut, un jour ou l’autre, pour une raison ou une autre tolérer.