500 euros : le prix de la baffe à élève de 11 ans (264)

avocats006_53.1185292579.gifLa sanction est tombée hier, dans le creux de l’été, pour une affaire qui avait défrayé la chronique au princtemps. L’enseignant qui avait maltraité en classe un de ses jeunes élèves âgé de 11 ans a été condamné, comme prévu, à 500 euros d’amende. Mesure d’apaisement dit la défense qui attendait une relaxe quoique le condamné se demande encore s’il ne va pas faire appel; satisfaction de la part des parents du jeune qui pourtant ne reçoivent pas les dommages et intérêts demandés. 

Il n’est pas inintéressant de s’arrêter quelques instants sur cette histoire dont on a voulu faire un symbole : celui de la difficulté des enseignants, mais en fait de toute la société, d’imposer son autorité à une jeunesse qui ne respecte plus rien et qui n’hésite pas à entrer dans des attitudes de rébellion sinon d’agression à l’égard de tous ceux qui incarnent l’autorité.

On se souvient que cet élève n’avait pas hésité à traiter son maître de connard suscitant l’ire de ce dernier qui l’avait alors tiré à travers la salle de classe avec violence après lui avoir mis une gifle. L’enseignant se justifia devant les médias et à l’audience en avançant qu’il n’avait pas supporté cette insulte, viscerablement intolérable pour un enseignant. On se souvient aussi de ce que l’expression « connard » a volé bas la saison dernière dans certains salons et dalles de banlieues. Ce que l’on peut tolérer des uns – et encore – il est sûr qu’on ne le supporte pas venant d’un enfant de 11 ans à l’encontre de son professeur.

En tout cas, il est déjà intéressant de relever, qu’une fois de plus, l’information tronquée fait le débat. Comme on a souvent scandaleusement résumé l’affaire du mariage annulé de Lille au fait qu’un homme, musulman en l’espèce, ait demandé l’annulation de son mariage au prétexte que sa femme n’était pas vierge oubliant que c’est le débat portait d’abord sur le mensonge sur un point tenu par lui comme essentiel, ce que la jeune épousée a volontiers reconnu, de la même manière, dans notre histoire de gifle, on oublie dans de nombreux commentaires que l’élève n’en est venu à traiter son professeur de connard qu’après que celui-ci lui eut renversé au sol toutes ses affaires posées sur une table au prétexte qu’il ne l’avait pas débarrassée suffisamment vite. En d’autres termes, la vérité ce n’est pas un enfant qui agresse un professeur en l’insultant, mais un élève qui ne supporte pas la violence physique de son  professeur, se sent humilié devant ses copains et qui qualifie « connard » un comportement objectivement choquant plus qu’il n’insulte un professeur.

Laissons de côté, ce qui pourtant n’est pas négligeable dans l’histoire, le fait que la gifle n’est pas le seul comportement de violence du professeur sur l’enfant. Il le traine dans la classe devant les autres élèves et le rudoie.

En escamotant le début de l’histoire on fait de cette affaire l’histoire d’un gamin qui agresse un adulte quand il n’en est rien sachant qu’en l’espèce tout converge pour dire que cet enfant – qu’est-on d’autre à 11 ans qu’un enfant ? – ne posait habituellement strictement aucun problème de comportement. Entre parenthèses, à l’inverse de l’enseignant présenté par le parquet et à l’audience comme fragile sans qu’il soit nécessaire d’entrer ici dans des détails privés.

En vérité, ce qui est en jeu c’est bien d’abord le rapport pédagogique des enseignants à leurs élèves et non pas le rapport d’autorité de l’élève à l’enseignant comme on veut nous le faire croire.

Pourtant l’audience publique du procès qui s’est tenu en juin à Avesnes sur Helpe avait bien pris tous ces éléments sur table. Malgré cela certains n’hésitent toujours pas à procéder à une analyse sélective pour argumenter leur thèse.

Ce qui me choque à la lecture de l’article de Libération consacre ce jour à cette histoire c’est bien les commentaires des certains leaders syndicaux enseignants qui n’ont rien compris au film ou feignent de n’avoir pas compris. Comment affirmer que cette gifle est « un reflexe de père de famille, un acte reflexe »comme l’avance Michèle Houel du Snalc ? Comment la même peut-elle dire parlant de son collègue : « Il a été insulté. Son autorité a été remise en cause devant les autres élèves. Or, nous n’avons aucun moyen à notre disposition pour nous faire respecter. On nous demande de dialoguer avec les élèves. Les colles, ils ne les respectent pas. Les punitions ils ne les respectent pas. » Comment se prétendre enseignant, qui plus est responsable syndical, avec de telles analyses ?

On invitera volontiers Mme Houel à relire Freinet avant  la prochaine rentrée scolaire ou simplement à faire un séjour dans une classe Freinet. Quelle image les enfants ont de ce prof qui pête les plombs et ne sait que crier ou frapper pour une table qui n’est pas débarrassée suffisamment vite ? Comment justifier ainsi la violence ? Comment travestir les faits à ce point et vouloir être crédible ? Comment déraper et procéder par amalgame ?

La décision des juges d’Havesnes est équilibrée. Il fallait condamner pour le principe ce professeur sans en en rajouter. Ce qui a été fait. La justice a fait son « job » comme on dirait ailleurs.

Il faut aussi que sa hiérarchie et ses Collègues viennent en aide à cet enseignant pour qu’une telle attitude ne se renouvèle pas.

Mme Houel craint que la condamnation de son collègue ne soit un signal laissant à penser aux enfants qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. aygestin uk. tablets and read with your healthcare provider about whether you should take AYGESTINMedication guide for AygestinAygestinMedStore. Generic Aygestin aygestin Side Effects. Find medical information for Aygestin Oral including side effects, drug interactions, images and pictures, medication uses, warnings, user ratings and reviews. On peut penser à l’inverse que le message retenu sera que les enseignants comme tout un chacun se doivent d’être respectables pour être respectés et que le code pénal s’applique dans toutes les enceintes, à l’égard de chacun, l’école et sur les stades (conf. mon blog sur le coup de boule de Zidane) : on n’ a pas le droit d’agresser physiquement un « adversaire » sur un terrain de sport.

Les enseignants et d’autres ont été choqués de ce que le père de l’élève giflé, gendarme de profession, n’ait pas hésité à venir demander des comptes, en uniforme, mais il était en service ce jour-là, à l’école. Mais les mêmes veulent-ils bien avoir en mémoire que les enseignants savent se serrer les coudes entre eux pour leurs enfants élèves. Qui le leur reproche ?  Le père gendarme connaît la loi et a veillé à la faire appliquer pour son fils; tout simplement il n’a pas supporter cette violence gratuite sur son fils, qui peut le lui reprocher ? J’aimerai voir ce que ferait un enseignant dont le fils serait ainsi violenté par un collègue.

Je suis convaincu que ce professeur qui par ailleurs est apprécié sait qu’il a mal géré cette situation. Cela arrive à nombre de professionnels – y compris des juges des enfants -; il n’y a pas de quoi en faire un plat, mais il n’y a pas non plus)  à reconstruire l’histoire et à faire un procès d’intention à ce gosse. N’importe qui à sa place, y compris les collègues de ce prof, n’aurait pas accepté la violence initiale infligé par celui qui était censé porter la loi, la justice te l’autorité.

Une nouvelle fois il ne s’agit pas de nier la violence verbale ou physique de certains enfants, mais ne repartons pas avec des discours simplistes et des manipulations factuelles.

161 réflexions sur « 500 euros : le prix de la baffe à élève de 11 ans (264) »

  1.  » On se souvient que cet élève n’avait pas hésité à traiter son maitre de connard suscitant lyre de ce dernier … »

    La Lyre d’Apollon sûrement ;), sinon très intéressant point de vue.

  2. lyre
    viscerablement
    …n’était pas viergen oubliant que c’est le débat portait…
    qui qualifie “connard” un comportement
    les commentaires des certains leaders syndicaux

    S’en prendre aux enseignants sans s’être préalablement relu, c’est de l’inconscience 😉

    Voilà pour la forme – pour ce qui est du fond, je suis de tout coeur avec vous.

  3. « Lyre » pour l’ire.
    « viscerablement  » pour viscéralement.
    « Havesnes » pour Avesnes.
    « violence initiale infligé » au lieu de « infligée »
    « renouvèle » pour renouvelle

    J’en oublie car je n’ai pas tout lu … trop affligé qu’un magistrat ignore l’orthographe à ce point.

    Je rends hommage aux enseignants qui ont pourtant essayer de la lui apprendre.

  4. Bonsoir,
    «Mais les mêmes veulent-ils bien avoir en mémoire que les enseignants savent se serrer les coudes entre eux pour leurs enfants élèves. Qui le leur reproche ? »
    Beaucoup de gens. Et ce n’est pas aussi vrai que vous semblez le croire.
    Mais il est vrai qu’il n’y a pas de corporatisme dans la justice, ni dans la police ou la gendarmerie.
    Juste une perception aiguë des intérêts communs, et une défense sans faille des collègues.
    À moins que vous ne viviez dans un autre monde, vous avez sans doute pu constater que la parole d’un gendarme vaut plus, devant la justice, que celle d’un vulgaire quidam.

    Que vous défendiez la reconstitution de votre collègue procureur est louable, mais, sauf corporatisme, est-on certain qu’elle n’est pas due à un rejet de la procédure du plaider coupable ?

    Quand à votre stupéfiante ignorance de la langue française, elle me laisse rêveur sur la magistrature et ses compétences.

    Ps : Je suis professeur, de mathématiques, et mes (nombreuses) fautes d’orthographes amusent mes élèves.
    Mais, quand on écrit sur un ordinateur, il y a des correcteurs d’orthographe. Certains sont même gratuits.
    Si ils ne peuvent rien contre les fautes de sens, au moins évitent-ils de taper «aps» au lieu de «pas».

  5. J’ai souvent approuvé vos prises de position publiques en tant que Magistrat dans d’autres affaires, mais dans celle-ci, vous êtes un peu à côté de la plaque.
    Je passe sur les erreurs d’orthographe, qui montrent le peu de cas que vous avez fait de ce billet. Et je remarque avec un peu plus d’horreur que vous commencez à utiliser les mêmes expressions familières que le plus haut magistrat de France qui s’est permis d’écorcher publiquement vos compétences.
    Sur l’affaire :
    1) le gendarme, puisqu’il était en service, ne DEVAIT PAS se présenter à l’Etablissement, et aurait dû attendre la fin de son service pour ce faire -ou y envoyer son épouse, l’incident ne revêtant pas un tel caractère d’urgence (je sais de quoi je parle car mon propre frère est gendarme-OPJ).
    2) écrire que l’élève qui a dit « connard » n’a pas adressé l’insulte à son professeur directement est une idiotie, et l’on sait, si on est un pédagogue en situation d’enseignement, qu’un élève qui tarde à obéir à une consigne tente de montrer à la classe dans laquelle il est qu’il défie à dessein l’autorité professorale.
    3) je trouve que le collègue, puisque je suis prof moi-même, n’a pas agi au mieux ; cela étant,
    4) comme vous l’écrivez vous-même, « il n’y a pas de quoi en faire un plat » : c’est pourquoi l’enseignant est condamné en justice aujourd’hui, tel un délinquant.
    5) il a comparu « au creux de l’été » : merci au Parquet d’avoir repoussé la comparution dudit enseignant à une date si opportune… C’est l’été, mais les enseignants aiment tellement faire des vagues en se tenant les coudes….
    6) vous refusez les amalgames mais profitez de cette affaire pour en faire un parallèle avec celle du mariage annulé de Lille, dont votre commentaire vous a déjà valu bien des critiques.
    7) « qu’est-on d’autre qu’un enfant à 11 ans? » Un élève, à 11 ans, peut hélàs être, le phénomène de groupe y poussant, un perturbateur, voire un meneur déclencheur de rébellion dans certains cas, et que vous ignoriez cette réalité du terrain est aussi significative que votre silence sur l’état mental du collègue et de sa dépendance naissante à l’alcool (et c’est une partisane des ordonnances de 45 qui vous l’écrit).
    8) en 30 ans d’enseignement, ce professeur n’a PAS PU n’être qu’un prof « qui pète les plombs » – ce qui, au passage, est parfois salutaire dans certaines situations- « et qui ne sait que crier ou frapper » : vous réduisez considérablement ce qu’a été son comportement et son apport -colères comprises-à des centaines d’élèves pendant aussi longtemps.
    9) Michèle Houel a parfaitement raison dans son analyse (et Dieu sait que je n’apprécie que peu les prises de position du Snalc), et vous n’avez aucune légitimité à lui ôter la sienne en tant que représentante syndicale pour ses propos, qui reflètent bien la REALITE d’un grand nombre de situations scolaires à l’heure actuelle.
    10) votre voeu pieux d’un soutien de la part de la hiérarchie de cet enseignant prouve à quel point vous maîtrisez mal ce dossier : si vous connaissiez les tenants et les aboutissants de cette affaire, vous sauriez que dans un 1e temps, le Rectorat s’est retourné, par des déclarations officilelles dans la presse, CONTRE l’enseignant, bien seul à part le soutien de plusieurs de ses collègues (avec un petit c-), et ce AVANT MEME d’avoir tous les renseignements et d’avoir ENTENDU le prof incriminé pour, dans un 2e temps, se retourner comme une crêpe à la suite de la déclaration de François Fillon qui, profitant de la vague d’indignation populaire causée par cette affaire, a voulu se faire un coup de pub. Dès lors, le Rectorat a plus que modéré ses déclarations et a même proposé son « aide » à l’enseignant (mieux vaut tard que jamais, diront certains). Certains Rectorats font plus de dégâts chez les profs que la Chancellerie sur certains magistrats… A bon entendeur.
    11) Ne vous en faites pas pour l’enseignant et son risque de récidive : il était sur le point de partir à la retraite et ne pourra donc plus gifler d’autres « enfants ».
    Il n’aura donc pas l’occasion de restaurer son autorité, qui a forcément dû être juste la plupart du temps pour une carrière d’une telle durée… et seuls les « enfants » qui sont passés par ses classes peuvent savoir à quel point il a dû être une autorité juste, et savent ce qu’ils lui doivent aujourd’hui -des connaissances et, allez savoir, un peu de rectitude aussi…

  6. Avec toutes les fautes d’orthographe qui se battent en duel dans votre texte, il est bien compréhensible que vous souteniez un cancre et le système qui produit ces cancres

  7. Si j’étais juge, je lui aurais mis une seconde baffe !

    Ce n’est pas à l’honneur d’un gendarme de faire un procès pour cet acte justifié et encore moins d’avoir un gamin si mal élevé !

  8. Vous dites que les enseignants n’ont rien compris au film, mais vous, à 15 ans, assis au dernier rang de la classe à faire des bulles, vous aviez déjà compris que dans notre société médiocre, une orthographe médiocre et la promotion de la médiocrité seraient suffisants pour devenir un magistrat médiocre

  9. En tout cas, chers cousins français, je vois que votre société, vos juges et vos écoles sont aussi décadentes qu’au Québec.

    Chez nous, nos ‘pédagogues’ ont jugé qu’il fallait remplacer les notes des élèves par des petits soleils, des petits nuages ou des pastilles de couleur, au gré des commissions scolaires.

    À la lecture de l’écriture « Balzacienne » de vos juges, je me dis qu’il est loin le temps où la France était un modèle pour la francophonie.

    Allez, je vais me coucher, beubye les maudits cousins 😉

    1. Bravo ! C’est exactement ce qu’il arrive quotidiennement dans certaines classes. En Belgique comme ailleurs, l’élève est devenu l’Enfant-Roi . Et il peut toujours compter sur ses géniteurs, abrutis ou alcoolisés, ou les deux à la fois, pour venir exiger des « comptes » auprès de l’enseignant incriminé, subitement lâché par sa direction et soutenu mollement par ses collègues.
      Le pire, le plus souvent, c’est que la direction baisse régulièrement son pantalon devant ces agités-assistés qui polluent réellement l’ambiance de l’école…

  10. Je suis très choquée par vos considérations.
    Vous martelez la doxa à propos de « l’enfant », qui a tous les droits; au passage, vous justifiez ainsi le célèbre précédent au Salon de l’Agriculture!
    Quel parent sensé serait prêt à porter plainte quand son enfant a traité son enseignant de ce terme? Vous faites de la catégorie « parent » une entité intouchable. Bien dans l’air du temps…quelle démagogie!
    Parallèlement, les exemples récents ( Devedjian, les condamnations…) eux, ne méritent pas qu’on s’y attarde.Deux poids, deux mesures!

  11. Magistrats et politiques sont deux groupes TRES représentatifs de la décadence des valeurs de notre société !
    Leurs dérives répétées ne peuvent que les couper de la nation ( et ça ….. ce n’est que justice ! )

  12. Effectivement un « enfant » qui n’exécute pas une consigne « suffisamment vite », ça cache souvent une attitude caractérisée de défi, et est perçu comme tel par les autres élèves de la classe. Pour que l’enseignant ait été ainsi poussé à bout le phénomène a dû se reproduire copieusement pendant le cours.

    Votre analyse me semble montrer une profonde méconnaissance et une fausse idéalisation de la réalité scolaire. Peut-être gagneriez-vous à visiter quelques classes, à moins que l’école ne vous ait laissé de trop mauvais souvenirs, si j’en juge par votre conception sidérante de l’orthographe.

    A la place du père, y seriez-vous allé en robe de magistrat, pendant votre service ?

  13. Entièrement d’accord avec votre analyse et l’objectivité des faits.
    Les violences comportementales sont aussi destructrices sinon plus que la violence dit verbale surtout que le rapport physique n’est pas le même entre un jeune mineur et un(e) adulte.

  14. Et quand j’emploie « violence verbale » ce serait plus exactement insulte ponctuelle de désarroi.

  15. de même que la violence, la judiciarisation monte dans notre société. pourquoi ? profonde mutation des valeurs, des habitudes sociales,dans un contexte de mondialisation, de médiatisation, et d’individualisation. les lois sociales ou judiciaires ont toujours un train de retard. l’éducateur, parent , enseignant ou législateur perd lui-même ses repères. lesquels peut-il offrir à ses adolescents épris de justice et d’humanité ? aux idéaux à la fois nobles et déjà pervertis… la liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui

  16. Il s’est dit au moment des faits que cet enseigant buvait trop, quoique toujours en dehors de ses heures de cours .
    Même si ses élèves ne l’avait jamais vu saoul, ils avaient -certainement déviné son addiction alcoolique – les enfants voient ce genre de choses, surtout dans un département comme le Nord ( sans donner dans le cliché des Chtis, c’est un fait statistique qu’on y boit beaucoup trop ) . Onze ans, cet âge est sans pitié pour les faiblesses des adultes, car les adolescents se sentent eux-mêmes vulnérables et mal-aimés . Gageons que cet enseignant n’était peut-être pas méprisé, qu’il était peut-être plaint, en tout cas qu’il n’était pas respecté par ses élèves, qu’il n’amait sans doute pas ou plus . Un professeur franc-ivrogne ( j’en ai eu un , de philosophie ! ) qui reste un bon enseignant, patient, maître de lui, gentil, et aimant son métier, s’attire la sympathie des ses élèves, surtout si son ivrognerie a une excuse tragique – c’était le cas – mais celui qui est l’esclave de son vice est craint et détesté .

  17. Cher Monsieur,

    Je lis avec un grand plaisir votre article -et j’utilise ce mot à dessein-. Enfin une analyse rigoureuse et objective de cette affaire…

    Les faits, les faits, les faits, puis l’empathie et la réflexion.

    Le problème que vous abordez en surface est celui de la presse en France, pourtant il est d’importance.

    Je suis particulièrement sensible au traitement des affaires judiciaires dans la presse parce qu’à mon sens il reflète parfaitement la partialité et l’incompétence de nos journalistes.

    Les faits des dossiers, dont on sait que les journalistes parviennent ou en tout cas pourraient parvenir facilement à connaître le détail, sont déformés à souhait et par répercussion, les commentaires sur les décisions de justice qui en découlent aussi.

    Les répercussions sur l’opinion publique sont perverses puisque de ces analyses tronquées les français déduisent que la justice est plus qu’incertaine et perdent toute confiance (et respect) envers lui.

    Merci de rétablir quelques vérités.

    Cordialement,

    CL

  18. Les syndicats ne sont pas là pour couvrir leurs propres délinquants, et la phrase que j’ai entendu il y a long temps à Saint Mandé au bureau des « victimes de violence » : « ils (ou elles) se couvrent entre eux ».
    Au sujet de l’alcoolisme ce n’est pas la spécificité des chtis, les bretons ont aussi cette réputation, en fait c’est national sans parler de certains médicaments qui ont aussi des effets sur les troubles du comportement humain. Des médecins boivent fument et ont aussi des comportements humiliants etc en plus ils font de la politique (rire).

  19. 500€ la baffe à un petit imbécile mal élevé, pourquoi pas, mais ça devrait passer en frais professionnels alors…
    Pour ma part si le forfait incluait une seconde mandale pour 700, je n’aurais pas hésité une seconde.

    Ah, monsieur le magistrat en robe électronique, plus intéressé par la défense de la veuve et de l’orphelin de gendarmes opprimés que par l’orthographe, comme on vous l’a sûrement dit en première année de droit (mais écoutiez-vous ?) : les dommages et intérêts, ça n’existe pas. Ce sont les dommages-intérêts. Mais Le Monde faisait la faute tout aussi souvent, et constituant certainement le champ de votre vision culturelle…

    A bientôt pour, j’imagine, légitimer la Croix Rouge dans son action de caissière avec les Roms.

  20. terrifiant de voir le texte d’un magistrat émaillé de fautes grossières (orthographe ou syntaxe) non imputables à la faute de frappe et ce, dès le premier paragraphe :
    dommages-intérêts qu’ils avaient demandé…demandés..,
    suscitant lyre… l’ire,
    viscerablement.. viscéralement,
    viergen…vierge,
    que c’est le débat portait…,
    renouvèle…renouvelle,
    il n’a pas supporter…supporté
    J’aimerai…j’aimerais (souhait)
    .. et ne pas être conscient de ses faiblesses de rédaction au point de faire publier le message sans l’avoir relu ou fait relire…!
    On sait bien que l’orthographe est une convention, mais tout de même…!
    JL

  21. Il aurait été souhaitable que nombre de commentaires sur les différents sites relatant (mal) les faits n’estiment pas que c’était la profession entière des professeurs qui était sur le banc des accusés. Que révèle cette solidarité envers une personne qui en a frappé une autre?
    Ensuite il est intéressant de noter que nombre de ces commentaires au mépris des faits et des aveux de l’accusé estiment que l’injure est partie gratuitement et non suite à des violences de l’adulte sur cet enfant. N’aurait-il rien du dire, n’aurait-il pas du réagir? Aurait-il du se taire face à cette agression? Moi personnellement enfant je n’aurais sans doute rien dit et je le trouve aujourd’hui assez courageux dans sa réaction.
    Encore une fois c’est un « fait divers » qui a été jugé et non une quelconque « ambiance délétère dans l’enseignement aujourd’hui » qui ferait le lit des violences envers les enseignants de la part des élèves. Peut-être qu’un des biais des commentaires se trouve là: que nombre d’enseignants se sentent abandonnés face à leur classe et des conditions d’enseignement difficiles et qu’ils ont le tort de penser que la réponse à leurs problèmes se trouvera au tribunal.

    Sinon une dernière question face à tous ces commentaires: Doit-on comprendre qu’il faut laisser les enseignants frapper les élèves? J’en frémis.

  22. terrifiant – affligeant – de lire le commentaire d’un magistrat émaillé de fautes grossières (d’orthographe et de syntaxe) non imputables à la faute dactylographique et ce, dès le premier paragraphe de son texte. Et en outre, l’arrogance de publier celui-ci sans manifestement l’avoir relu ou fait relire.
    Je ne détaillerai pas les fautes qui se révèlent à chaque paragraphe puisque j »ai tenté un premier envoi pour les dénoncer et vous l’avez refusé arbitrairement au prétexte d’un doublon alors que c’était la première fois que j’intervenais sur votre site. JL

  23. 500 € d’amende pour avoir brutalisé un élève en public après avoir jeté ses effets au sol, c’est nettement moins cher que la condamnation encourue par un militant de RESF pour avoir comparé la politique de Sarkozy à celle de Vichy dans un e-mail adressé au cabinet de celui qui n’était à l’époque que Ministre de l’Intérieur. L’insulte, qui n’était en fait qu’une simple constatation car la comparaison Sarko-Pétain n’est nullement idiote (voir à ce propos « De quoi Sarkozy est-il le nom » de Badiou), nb’était donc pas publique ! En février dernier, Romain Dunant a écopé de 800 € d’amende (Trib. Corr. Paris).

    Même l’outrage à la bagnole du dit Sarkozy est beaucoup plus lourdement sanctionné : 4 mois de prison avec sursis (+ 300 € de dommages-intérêts à un policier qui prétendait avoir été victime d’une rébellion) pour avoir jeté un yaourt périmé sur l’auto ministérielle à Toulouse.

    A Strasbourg, un tribunal a collé un mois FERME à un jeune homme sans antécédents judiciaires accusé d’avoir conseiller à Sarkozy d’aller « niquer [sa] mère », alors qu’il niait fermement avoir proféré de telles paroles (le Parquet avait requis 2 à 3 mois).

    La violence dans une salle de classe, dès lors qu’elle est le fait de l’enseignant, est donc traitée avec une particulière bienveillance par la Justice !

    PS : M. Rosenczweig, quoique n’étant pas de ceux qui croient que les mystère de l’orthographe française font le génie de notre langue et qu’à son scrupuleux respect on distingue l’homme d’esprit, je trouve quand même que vous pourriez faire l’effort minimum de vous relire. C’est une question de respect pour vos lecteurs. Si c’est un trop gros effort, utilisez Firefox et le module complémentaire Hyperwords, vous aurez un très bon correcteur orthographique parfaitement gratuit et efficace.

  24. Pauvre gosse vraiment. Une baffe pour une insulte à son professeur, quelle maltraitance, quelle violence ! Il le droit de, le droit , le droit…ne fait pas la morale.
    Et s’il vous plaît : L’ire et on pas lyre ! Hummm, je me demande si je ne vais pas porter plainte pour violence à l’orthographe et à l’honnêteté intellectuelle. Mais continuez votre leçon, nous vous en prions…

  25. Un enfant maltraité et humilié par un enseignant a le droit d’être protégé et respecté, au sujet de l’argent c’est autre chose, 500€ pour une baffe no comment ! Un enfant qu’il soit juif chrétien musulman bouddhiste etc et toutes nationalités, toutes classes sociales, a le droit de s’exprimer avec son propre langage. Le rapport de force n’est pas le même entre un homme et un enfant !

  26. Vive les fotes d’autographes !
    Cé les vacances ; il faut se lacher !!
    C’est la faite au village tous les jours !!!

  27. Et le pere de l enfant, un gendarme qui vient en UNIFORME dans l enceinte de l ecole, et qui place ledit professeur en garde a vue pour 24 h pour une gifle!!!!

  28. Continuons de nous dresser les uns contre les autres, apres l’abrutissement de masse des 20 dernieres années, la phase 2 a commencé : diviser pour mieux regner, qui est d’autant plus facile dans un pays d’ignorants. Profs contre flic, flic contre jeunes, magistrats contre profs, prive contre public. Pendant ce temps là, le petit chef continue de gaspiller notre argent, de regner de maniere de plus en plus arbitraire et de se muer quand il le faut en producteur de show biz pour chanteuse sans voix et sans talent (un peu comme renaud tiens…)

    D’autre part, quand je lis que cette affaire n’est qu’un fait divers, je rigole : elle l’est certes au depart,sa mediatisation en a fait le proces de l’enfant roi contre l’éducation…et l’enfant roi a gagné.

    Alors, continuez a elever vos enfants rois comme bon vous semble, nous autres continuerons a elever nos enfants autrement, a l’ancienne. Si mon gosse insulte un prof et que cela me revient aux oreilles, s’il ne s’est deja pris une gifle, il aura droit a un bonus. Et que les pourfendeurs de la fessée viennent m’en toucher un mot qu’on rigole un peu !

    quant au prof en question, il devait etre tres fatigué, il y a tellement de moyens autres que la gifle (meme si elle fait un bien fou ! ) a essayer avant, et des moyens tout aussi jubilatoires (testés et approuvés), il a pété un plomb, visiblement pour l’une des rares fois de sa carriere…, ca arrive, mais il le paye…

    quand d’autres petent les plombs avec des grosses erreurs de prononciation (pov’ au lieu de pauvre), ils s’en sortent. quand un patron d’une grande entreprise pete les plombs en cedant a son caprice de sortir un 4×4 gourmand en carburant en pleine periode de petrole cher et de recession, il s’en sort presque grandi, et 5000 employés trinquent et pointent au chomage.

    Le petage de plomb n’a pas les meme consequences pour tous.

  29. Est-ce vraiment un magistrat qui est l’auteur de ce texte à la ponctuation aléatoire, mal construit et mal orthographié ? Effrayant.

  30. Tom : « Je rends hommage aux enseignants qui ont pourtant essayer de la lui apprendre. »
    -> « …ont essayé… », comme le remarque justement Un gendarme, qui lui-même fait une faute, certes moins catastrophique : « Si ils ne peuvent rien contre les fautes de sens, au moins évitent-ils de taper «aps» au lieu de «pas». »
    -> « S’ils ne peuvent… »

    Grizzly : « Il le droit de, le droit , le droit…ne fait pas la morale. »
    -> Cela ne veut rien dire, à moins que vous ne soyiez en train de tutoyer l’auteur du blog, auquel cas ce serait « ne fais pas la morale ».

    Mizette : « une orthographe médiocre et la promotion de la médiocrité seraient suffisants »
    -> »…seraient suffisantes… »

    Janie Lugarini : « “De quoi Sarkozy est-il le nom” de Badiou), nb’était donc pas publique ! En fév »
    ->Vous reprochez à l’auteur de manquer de respect pour ses lecteurs en ne se relisant pas, mais vous laissez des coquilles dans votre commentaire.

    Il est consternant de voir que tout ce beau monde pédant veut se prendre pour Molière en reprochant l’un après l’autre à l’auteur de faire des fautes d’orthographe et en insinuant qu’il ne mérite pas d’être magistrat. Cela est d’autant plus choquant que plus de la moitié de ces commentaires méprisants comportent une faute d’orthographe.

    L’orthographe de ce blog est nulle, mais il ne s’agit que d’un blog et la vie est trop courte pour être passée à rendre son blog parfait. (je vous accorde que ce que je fais en ce moment est également stupide).

    Laissez les professeurs ou les recruteurs à l’embauche s’occuper des problèmes d’orthographes de notre société. Tout le monde peut remarquer tout seul comme un grand les fautes dans le texte ci-dessus et il n’est donc pas nécessaire de nous les répéter sans arrêt.

    Au sujet du contenu, n’ayant pas été à l’audience, je n’ai aucune idée des faits réels, mais j’aurais tendance à avoir confiance en la justice. Je viens d’un lycée très favorisé (situé dans la Vallée de Chevreuse, il y pleuvait des enfants de professeurs, de chercheurs et d’ingénieurs). Cela n’empêchait pas un professeur alcoolique de ridiculiser ce qu’il considérait être des « éléments perturbateurs », et qui en réalité n’étaient que les cancres (qui auront tous une mention Bien ou Très Bien au bac) qui se mettent au fond de la classe et bavardent. Il nous traitait de « clowns », de « marioles » et d’autres mots doux. Evidemment, déjà adultes, nous acceptions ces violences verbales gratuites et il n’y a pas eu de Une du Monde. Tout allait bien…

    Au sujet du papa gendarme qui a abusé de son pouvoir, le professeur peut s’estimer heureux de ne pas avoir eu affaire avec un gendarme un peu plus musclé qui aurait pris d’autres mesures moins conventionnelles. En outre il est tout fait normal et bienvenu qu’un père place la priorité sur ce qui arrive à ses enfant plutôt que son service.

  31. Siouplein arêté de baver sur dé faits d’hiver , en plein été ( sic ! ), maime scie sa sê passé y a long tant que sa m’ennuie . En France ya même pas d’orthographe, donc pas de justice ! Tu te crois malin petit juge a déblatérer sur les dérives d’un petit prof ? Où sont les droits ? Où sont les devoirs ? ….puisque  » pas de droits sans devoirs « . Moi, mes enfants n’insultent pas leurs profs, qui n’ont pas besoin de péter un seul câble pour s’adresser à eux, même si mes chers petits trésors adorés et si géniaux ne les apprécient pas d’emblée….Il faut dire que mon job ne consiste pas non plus à faire du service d’ordre avec menace de violence potentielle à l’encontre des quidams n’obtempérant point. Papa-flic vs papa-prof : 1 – 0. Liberté Egalité Fraternité . Y a pas marqué: justice pour tous sur le fronton de notre fameuse république. Fermez le ban et allez vous « faire plaisir à vous-même » ( hihi !) avec du réel ! M’enfin !

  32. Les fotes d’orthographe ??? vous pouvez écrire à la perfection et être un ou une parfait(e) sale eau,
    rien à voir avec ce blog opérationnel

  33. Ce qui est effrayant, c’est qu’une majorité d’enseignants apportent leur soutien à un professeur qui a commis deux fautes professionnelles gravissimes, à savoir se présenter au travail en état d’ébriété et violenter un enfant sans raison.

    Au vu de ce que rapportait le Procureur de la République Bernard Beffy peu après l’affaire, la sanction est parfaitement ridicule :

    « Il ne s’agit pas du tout d’une simple gifle, mais bien d’une vraie scène de violence longue de 1 minute qui dépasse largement les bornes. La classe entière a été choquée par ce qui s’est passé, et ce sont deux élèves traumatisées qui, à la fin du cours, se sont rendues à l’infirmerie pour raconter ce à quoi elles venaient d’assister.
    A aucun moment le professeur n’a demandé à l’élève de débarrasser son bureau. L’enseignant a tout renversé sans un mot et c’est alors que l’élève de 11 ans, qui en paraît 8 physiquement, lui a demandé pourquoi il avait fait cela. Le professeur l’a saisi par le col et poussé contre le mur, l’enfant l’a insulté, la gifle est partie. Le professeur a ensuite traîné l’élève en larmes, qui ne touchait pas terre, jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il a exigé des excuses qu’il a obtenues avant de ramener l’enfant dans la classe en lançant que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de ce qui s’était passé… »

    Le grand perdant, dans cet affaire, c’est l’honneur des profs.

  34. Tu t’emballes un peu vite mon petit Gabaha, prends donc un peu le temps de lire et de comprendre. A voix haute peut-être saisiras-tu davantage…
    Allez, c’est pas si grave, tu as voulu faire ton intéressant toi aussi !

  35. Ce que je constate, c’est que les professeurs et autres réactionnaires-libéraux (oui oui, vous avez bien lu) considère qu’il est normal de frapper un élève s’il a balancé une insulte. Mais ceux-ci considèrent par contre anormal qu’un élève balance une insulte à un a son professeur qui l’a violenté. Notons évidemment que l’élève n’était pas considéré comme difficile, blabla. Deux poids, deux mesures. Et de manière perverse, c’est à cause de telles réactions extrêmistes que l’école autoritaire a fait place à l’école du laxisme. Quand vous êtes élève, que vous voyez un professeur qui a tous les droits, qui peut arriver en retard sans problème, qui peut oublier ses photocopies, qui laisse sonner son téléphone une ou deux fois dans l’année, et qui -comble du comble- devrait avoir le droit de frapper un élève pour une insulte… et que vous en tant qu’élève, on considère que vous n’êtes pas responsable de vous même et qu’à la moindre erreur, vous devez être sanctionné. Comment voulez-vous que les élèves accepte dans ces conditions une école plus sévère?

    Je suis pour une école hierarchisée et très autoritaire. Seulement, pour être acceptée, il faut aussi que le professeur soit irréprochable en s’imposant une discipline stricte (pas de retard, rigueur dans son travail, aucune violence physique ni verbale). Sans ça, pas de respect mutuel. Sans respect mutuel, pas d’autorité ni d’ordre. Le seul défaut qu’avait nos modèles autoritaires d’autrefois étaient le respect à sens unique. Il convient de corriger simplement ce défaut en ne tombant surtout pas dans le piège du « tout laxiste » ou du « tout autoritaire ». Dans le contexte de cet évênement, dans une école stricte, le professeur et l’élève auraient du être réprimandés sévèrement en public. Le professeur pour une faute inadmissible, l’élève pour ne pas s’être contrôlé, s’être rendu justice lui même et ne pas être simplement aller se plaindre à l’administration et ses parents. Bref, vous le comprendrez, je me situe entre les extremistes pédagogues du laxisme et les autoritaires version après-guerre… mais dans l’histoire, ceux qui font le plus de dégâts ce sont ces syndicalistes enseignants qui voudraient avoir les avantages de l’autorité (je suis intouchable) sans ses inconvénients (pour mériter cette autorité, je dois être irréprochable). L’idéologie du SNES et de ses nervis c’est « j’arrive 30 minutes en retard, je respecte pas mes élèves, mais j’ai tous les droits, j’suis prof, merde ».

    Pour une école hierarchisée, disciplinaire et autoritaire, avec ses élèves ET ses employés.

  36. Bravo lAIgle, message parfait.
    Autant, j’estime moi aussi qu’un enseignant ne devrait pas être poursuivi ou sanctionné pour une simple gifle si elle est justifiée, autant ceux ci doivent être irréprochables dans leur conduite en tant qu’enseignant (absentéisme, rigueur, respect, qualité de l’enseignement, travail) et serviteur de l’Etat (neutralité politique, attitude mesurée sur le droit de grève respectant la décision politique des électeurs)
    Il faut rétablir l’école de la République laissée en déshérence aux jean-foutre gauchistes et aux branleurs.

  37. ..et rétablir aussi la justice affectée par les mêmes maux et mentalité de certains personnels!

  38. Chers lecteurs,
    Les fautes d’orthographe sont le détail sur lequel les enseignants se sont focalisés.
    Quoi qu’il en soit, la gifle n’est pas acceptable. Le « connard » pas plus.
    Le problème vient de ce que la société tout entière est gangrenée par le cléricalisme de ses différents corps.
    J’aimerais savoir ce que ce gendarme fait quand un gardé à vue est violenté. Il doit le comprendre.
    L’alcoolisme est-il avéré ? En tant que médecin je sais que dans de nombreuses professions (dont les médecins) l’alcoolisme est présent et que, dans la majorité des cas : a) rien n’est fait d’un point de vue soutien individuel au patient, b) rien n’est fait d’un point de vue administratif (on se tient les coudes entre professionnels) et c) on se moque des conséquences pour les élèves, patients, usagers de la SNCH, automobilistes…
    Pour en revenir aux fautes d’orthographe, la responsabilité de l’Education Nationale et de ceux qui décident pour elle (politiques, pédagogues, syndicalistes, parents d’élèves,…) est totale.
    Mais nous n’y pouvons plus rien, il est trop tard.
    Meilleurs sentiments à tous.
    jcgrange

  39. Vous avez admis avoir par vous même, dans un autre billet « baffé » du haut de votre grande taille et de votre masse de muscles votre fille qui vous avait exaspéré.

    J’espère que vous êtes allé spontanément au poste de police le plus proche et que vous avez requis à votre encontre une garde à vue pour que les faits soient établis, avant de confier votre cas à un juge compétent qui vous a condamné à au moins cette amende! Sinon, votre propos est pour le moins… décalé.

    J’imagine que dans votre bureau, un môme peut vous traiter de « connard ». Oh vous ne le frapperez certainement pas, vous vous contenterez de rajouter une petite couche sur sa fiche, et ce détail sera peut être ce qui l’empêchera, quoiqu’il ait fait pour s’amender ensuite, de pratiquer une profession à laquelle il aspire.

    En application de la loi, le professeur dont il est question aurait pu adresser un grand sourire à son élève, puis porter plainte avec constitution de parie civile. 3.750 euros d’amende sont prévus, plus des dommages intérêts (en écrivant au doyen des juges d’instruction, parce que je doute qu’une gendarmerie quelconque aurait saisi la demande de plainte)

    Sûr que le papa aurait alors complimenté son fiston – surtout que dans la maréchaussée, quand on est traduit en justice – fût-ce en raison des agissements de son enfant – c’est une carrière sérieusement compromise. Je subodore que dans ce cas le gamin aurait reçu autre chose, comme sanction, qu’une simple baffe.

    La garde à vue n’est-elle pas, dans cette affaire, une violence tout à fait disproportionnée et êtes vous sûr que si le père de ce gosse n’était pas gendarme, la maréchaussée locale saisie d’une demande de plainte par un parent quidam ordinaire ne se serait-elle pas contentée d’une convocation pour prise de déposition?

    Esprit de corps, quand tu nous tiens… et pas seulement esprit de corps des enseignants.

    Il me revient en mémoire le cas de ce magistrat juge des enfants qui pratiquait lui même des « fouilles corporelles » très poussées sur les mômes qu’on lui présentait, qui a été traduit en justice pour en avoir masturbé un pendant un séjour de vacances qu’il encadrait et dont le moins qu’on puisse dire est que la sanction pénale dont il a hérité n’était guère à la hauteur de ce qu’il aurait ramassé s’il avait été un vulgaire quidam.

    Il a certes été révoqué ensuite (sanction administrative collatérale), ce qui était bien le moins et qui a néanmoins tiré des larmes à certains de vos collègues.

  40. Cher magistrat,

    Un peu facile de dire que ceux qui critiquent vos fautes d’orthographe sont tous des enseignants.

    Je ne suis pas enseignant, je suis entrepreneur et je dois faire 6 ou 7 fois le salaire d’un magistrat de votre niveau.

    Ne vous déplaise, gageons que mon orthographe et mes études dans des écoles privées avec le système à l’ancienne m’ont permis d’arriver là où vous ne serez jamais.

    Bonne journée (ou plutôt soirée) à vous et vos cancres

  41. J’avais rarement vu un blogeur se faire allumer comme ça… ^^
    Merci les gens, ça valait le coup d’être recadré.

  42. Quel parent aurait accepté cela ??? Cette humiliation publique. Le prof aurait pu le mettre à la porte et exiger ensuite des excuses… On a déjà vu ça et c’est pas plus mal…

  43. L’auteur de ce texte passe complètement à côté du problème :

    -une gifle d’un enseignant n’a absolument pas à passer au judiciaire. S’il faut le sanctionner, les sanctions administratives existent – et les réactions de la hiérarchie, très hostile à l’enseignant, montrent qu’elles étaient prêtes à le faire – mais judiciariser cette affaire est un dangereux précédent.

    -Votre explication de l’uniforme du parent ne vaut pas : si le gendarme est en service, il n’a pas à s’occuper de ses affaires privées. Règle de base, que vous semblez ignorer.

    -l’affaire du mariage n’a rien à faire ici. Mais puisque vous en parlez, soyez honnête et reconnaissez que ce qui a fait débat (et pour cause !) c’est que la justice ait reconnu comme qualité essentielle la virginité. Qu’elle le soit aux yeux de l’époux n’a aucune valeur.

  44. Ce qui crie au scandale et défende le prof corps et âme devraient faire preuve d’un peu d’honnêteté en se demandant ce qu’ils feraient s’ils vivaient la situation. Les faits: un gamin de 11 ans pas particulièrement considéré comme agitateur se fait violenter parce que son attitude ne convient pas à un prof. Ce gamin, sous le coup de la pression, insulte son prof. Le prof le frappe en retour. Si on reconnait au prof le droit de répondre avec violence tout en étant dans son plein droit, on doit reconnaitre la même chose à l’éleve. Il ne faut pas travestir les faits, ce n’est pas comme si l’élève avait insulté gratuitement le prof ou parce qu’il n’était pas d’accord avec lui. Il a répondu verbalement a un prof à l’intégrité discutable lors d’une agression physique illégitime et illégale.

    Vous avez 30 ans, un casier judiciaire vierge, un travail, une vie de couple, vous payez vos impôts, vous lisez le journal, vous votez. Une vie simple, sans déranger les autres et la société. Là, vous traversez en dehors des clou, et un policier vous demande de vous arrêter. Vous tardez à réagir ou autre, et là il vous traine de force sur le bas côté et vous plaque contre un mur. Vous l’insultez. Ils vous frappe en retour. Il y a de nombreux témoins et il s’avère que ce policier a des états de service vraiment pas très propres. Osez dire que vous affirmeriez publiquement « ce représentant de l’Etat est dans son plein droit, je suis un délinquant, je mériterait même une sanction pour outrage, n’inversons pas le débat » !! Non, ce que vous diriez -et vous auriez raison- c’est que ce policier doit être condamné pour une violence injustifiée, le tout agravé par le fait qu’il est quand même sensé représenter l’Etat, la loi. Et ensuite, vous aussi vous mériteriez une condamnation symbolique puisque vous avez ripostez de manière illégale, alors que si on n’est pas d’accord avec un policier on a le DEVOIR LEGAL de subir le contrôle sans broncher, puis de porter plainte ou de faire valoir ses droits par un autre recours. Si on transpose les faits dans n’importe quel contexte en retirant le mot « prof » (car c’est tabou d’attaquer un prof) la personne ayant effectué les violences physiques serait lynchée par l’opinion. Il ne faut pas se tromper de débat, là la situation n’illustre pas du tout le laxisme ambiant, il illustre même les abus inverses. Le laxisme ambiant c’est un élève de Terminale ES qui ne connait pas Marx, des élèves qui font un souk incroyable en cours et à qui on ne dit rien… ce n’est pas un pauvre enfant de 11 ans qui insulte un prof violent qui vient de comettre un abus manifeste sur lui.

    Ceux qui prône la défense de l’autorité sans son contrôle ne croit pas en le pouvoir de l’autorité. Ce sont des fabatiques irréflechis ou bien des opportuniste défendant l’autorité quand elle les arrange. Ca m’étonnerait que les profs qui défendent actuellement le respect de leur fonction défende avec tant de force le respect de la fonction et de l’autorité d’un policier, qui est pourtant une personne prennant bien plus de risque et qui subi de plein fouet le laxisme engendré par ces mêmes professeurs. Alors comme je l’ai déjà dit: soyons intolérant face à l’indiscipline, aussi bien avec ceux qui se doivent de la respecter qu’avec ceux qui sont sensés l’imposer. Soyons même doublement intolérant avec eux. La fonction, l’ordre et l’autorité n’en seront que grandi.

    –
    Bien à vous,
    Un citoyen pour le retour de l’autorité et de la sélection à l’école, et le renvoie de la moitier des lycéens pour cause de manque de niveau ou de discipline. Mais un citoyen qui sait aussi rester calme et être lucide quand manifestemment, cette l’autorité fait preuve d’abus.

  45. un fils d’un gendarme peut il être autre chose qu’un connard ?

  46. Trop facile de dire : « c’est une histoire privée » dans un établissement en plus public d’Etat, il y a énormément de dérives criminelles que l’on qualifie de privé et, le fameux « ça ne nous regarde pas » veut rien dire ! Il y a des enfants qui payent trop et des adultes qui abusent de leur autorité. 500€ UNE BAFFE c’est très intéressant ? je ne pense pas que le môme souhaitait ça.

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