La sanction est tombée hier, dans le creux de l’été, pour une affaire qui avait défrayé la chronique au princtemps. L’enseignant qui avait maltraité en classe un de ses jeunes élèves âgé de 11 ans a été condamné, comme prévu, à 500 euros d’amende. Mesure d’apaisement dit la défense qui attendait une relaxe quoique le condamné se demande encore s’il ne va pas faire appel; satisfaction de la part des parents du jeune qui pourtant ne reçoivent pas les dommages et intérêts demandés.
Il n’est pas inintéressant de s’arrêter quelques instants sur cette histoire dont on a voulu faire un symbole : celui de la difficulté des enseignants, mais en fait de toute la société, d’imposer son autorité à une jeunesse qui ne respecte plus rien et qui n’hésite pas à entrer dans des attitudes de rébellion sinon d’agression à l’égard de tous ceux qui incarnent l’autorité.
On se souvient que cet élève n’avait pas hésité à traiter son maître de connard suscitant l’ire de ce dernier qui l’avait alors tiré à travers la salle de classe avec violence après lui avoir mis une gifle. L’enseignant se justifia devant les médias et à l’audience en avançant qu’il n’avait pas supporté cette insulte, viscerablement intolérable pour un enseignant. On se souvient aussi de ce que l’expression « connard » a volé bas la saison dernière dans certains salons et dalles de banlieues. Ce que l’on peut tolérer des uns – et encore – il est sûr qu’on ne le supporte pas venant d’un enfant de 11 ans à l’encontre de son professeur.
En tout cas, il est déjà intéressant de relever, qu’une fois de plus, l’information tronquée fait le débat. Comme on a souvent scandaleusement résumé l’affaire du mariage annulé de Lille au fait qu’un homme, musulman en l’espèce, ait demandé l’annulation de son mariage au prétexte que sa femme n’était pas vierge oubliant que c’est le débat portait d’abord sur le mensonge sur un point tenu par lui comme essentiel, ce que la jeune épousée a volontiers reconnu, de la même manière, dans notre histoire de gifle, on oublie dans de nombreux commentaires que l’élève n’en est venu à traiter son professeur de connard qu’après que celui-ci lui eut renversé au sol toutes ses affaires posées sur une table au prétexte qu’il ne l’avait pas débarrassée suffisamment vite. En d’autres termes, la vérité ce n’est pas un enfant qui agresse un professeur en l’insultant, mais un élève qui ne supporte pas la violence physique de son professeur, se sent humilié devant ses copains et qui qualifie « connard » un comportement objectivement choquant plus qu’il n’insulte un professeur.
Laissons de côté, ce qui pourtant n’est pas négligeable dans l’histoire, le fait que la gifle n’est pas le seul comportement de violence du professeur sur l’enfant. Il le traine dans la classe devant les autres élèves et le rudoie.
En escamotant le début de l’histoire on fait de cette affaire l’histoire d’un gamin qui agresse un adulte quand il n’en est rien sachant qu’en l’espèce tout converge pour dire que cet enfant – qu’est-on d’autre à 11 ans qu’un enfant ? – ne posait habituellement strictement aucun problème de comportement. Entre parenthèses, à l’inverse de l’enseignant présenté par le parquet et à l’audience comme fragile sans qu’il soit nécessaire d’entrer ici dans des détails privés.
En vérité, ce qui est en jeu c’est bien d’abord le rapport pédagogique des enseignants à leurs élèves et non pas le rapport d’autorité de l’élève à l’enseignant comme on veut nous le faire croire.
Pourtant l’audience publique du procès qui s’est tenu en juin à Avesnes sur Helpe avait bien pris tous ces éléments sur table. Malgré cela certains n’hésitent toujours pas à procéder à une analyse sélective pour argumenter leur thèse.
Ce qui me choque à la lecture de l’article de Libération consacre ce jour à cette histoire c’est bien les commentaires des certains leaders syndicaux enseignants qui n’ont rien compris au film ou feignent de n’avoir pas compris. Comment affirmer que cette gifle est « un reflexe de père de famille, un acte reflexe »comme l’avance Michèle Houel du Snalc ? Comment la même peut-elle dire parlant de son collègue : « Il a été insulté. Son autorité a été remise en cause devant les autres élèves. Or, nous n’avons aucun moyen à notre disposition pour nous faire respecter. On nous demande de dialoguer avec les élèves. Les colles, ils ne les respectent pas. Les punitions ils ne les respectent pas. » Comment se prétendre enseignant, qui plus est responsable syndical, avec de telles analyses ?
On invitera volontiers Mme Houel à relire Freinet avant la prochaine rentrée scolaire ou simplement à faire un séjour dans une classe Freinet. Quelle image les enfants ont de ce prof qui pête les plombs et ne sait que crier ou frapper pour une table qui n’est pas débarrassée suffisamment vite ? Comment justifier ainsi la violence ? Comment travestir les faits à ce point et vouloir être crédible ? Comment déraper et procéder par amalgame ?
La décision des juges d’Havesnes est équilibrée. Il fallait condamner pour le principe ce professeur sans en en rajouter. Ce qui a été fait. La justice a fait son « job » comme on dirait ailleurs.
Il faut aussi que sa hiérarchie et ses Collègues viennent en aide à cet enseignant pour qu’une telle attitude ne se renouvèle pas.
Mme Houel craint que la condamnation de son collègue ne soit un signal laissant à penser aux enfants qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. aygestin uk. tablets and read with your healthcare provider about whether you should take AYGESTINMedication guide for AygestinAygestinMedStore. Generic Aygestin aygestin Side Effects. Find medical information for Aygestin Oral including side effects, drug interactions, images and pictures, medication uses, warnings, user ratings and reviews. On peut penser à l’inverse que le message retenu sera que les enseignants comme tout un chacun se doivent d’être respectables pour être respectés et que le code pénal s’applique dans toutes les enceintes, à l’égard de chacun, l’école et sur les stades (conf. mon blog sur le coup de boule de Zidane) : on n’ a pas le droit d’agresser physiquement un « adversaire » sur un terrain de sport.
Les enseignants et d’autres ont été choqués de ce que le père de l’élève giflé, gendarme de profession, n’ait pas hésité à venir demander des comptes, en uniforme, mais il était en service ce jour-là, à l’école. Mais les mêmes veulent-ils bien avoir en mémoire que les enseignants savent se serrer les coudes entre eux pour leurs enfants élèves. Qui le leur reproche ? Le père gendarme connaît la loi et a veillé à la faire appliquer pour son fils; tout simplement il n’a pas supporter cette violence gratuite sur son fils, qui peut le lui reprocher ? J’aimerai voir ce que ferait un enseignant dont le fils serait ainsi violenté par un collègue.
Je suis convaincu que ce professeur qui par ailleurs est apprécié sait qu’il a mal géré cette situation. Cela arrive à nombre de professionnels – y compris des juges des enfants -; il n’y a pas de quoi en faire un plat, mais il n’y a pas non plus) à reconstruire l’histoire et à faire un procès d’intention à ce gosse. N’importe qui à sa place, y compris les collègues de ce prof, n’aurait pas accepté la violence initiale infligé par celui qui était censé porter la loi, la justice te l’autorité.
Une nouvelle fois il ne s’agit pas de nier la violence verbale ou physique de certains enfants, mais ne repartons pas avec des discours simplistes et des manipulations factuelles.
J’ai une histoire drôle ; c’est des tétus décérébrés qui disent tais toi ! à quelqu’un qui a déjà parlé.
A votre avis ; cela se termine comment ?
Etats-Unis – Des enseignants bientôt armés au Texas.
C’était à la une aujourd’hui.
Finalement, on est plutôt petits joueurs…500 euros pour une baffe… à combien la balle en pleine tête aux US!… Ceci-dit, et cette fois-ci sans rire, on a bien raison d’ouvrir le débat… pour ne jamais avoir à en arriver là.
Je ne suis pas surpris par les commentaires des enseignants français qui n’imaginent pas les alternatives à la gifle. Ils l’acceptent sans réfléchir à long terme: le problème est dans cette incapacité du système à inventer une école sans gifle. En fait, ils pensent comme la majorité en France, ni plus, ni moins. Mais, c’est refuser l’évolution vers un monde plus civil que de tolérer la gifle. Pour créer une nation de disciplinés c’est peut être parfait. Pour créer une nation hyper-moderne d’individus éclairés et progressistes, on en reparlera. Ma vision est simple: une fleur ne pousse pas en tapant dessus. Donc, toutes les gifles administrées dans les écoles par les professeurs diminuent les enfants, et ne les font pas grandir. Pire, ces violences se diffusent dans la société (les fameux « happy slapping »). En d’autres termes, le gain de pouvoir pour l’individu professeur est immédiat avec la gifle, mais pour la société c’est une perte à long terme. Dans notre société hyper-moderne où les individus sont tous égaux (sans hiérarchie), la gifle administrée à un enfant n’est plus acceptable. Avec le jugement, les professeurs sont les premiers à subir ce timide ajustement des valeurs. Certains refusent cela par conservatisme, et ils le nomment décadence. Franchement, vive cette décadence qui permet d’évoluer vers une société plus intellectuelle, basée sur le verbe, et moins corporelle, basée sur la gifle.
Du grand n’importe quoi ce billet et quelques commentaires!
C’est un manque de respect total toutes ces fautes, ne serait-ce sur un blog, lorsque l’on parle d’un enseignant.
Je ne suis fort heureusement pas prof, c’est un noble métier mais « maitriser » ces bambins et les parents qui n’ont plus aucun respect, je n’aurais pas la force et peut-être tomberais-je dans l’alcoolisme.
Quant à certains commentaires, on peut ne pas être prof et trouver qu’un minimum d’orthographe est justement un minimum! Et parler de réaction de gauchiste ça fait froid dans le dos 🙁
Une petite anecdote:
Je ne suis pas fils de gendarme, mon père était DRH d’un grand groupe automobile français, lorsque j’avais 12ans (en 6eme, 1986) j’étais ce que l’on peut appeler un élève très turbulent et me faisais souvent envoyer chez le principal, un jour ce principal m’a giflé et a ensuite convoqué quelques jours plus tard mon père pour discuter de mon attitude. Ils discutaient dans son bureau et j’étais là un peu penaud quand j’ai dit à mon père que ce monsieur m’avait donné une baffe, je m’attendais à une réaction de mon père et il y en a eu une, il a répondu « si il continue comme ça, vous lui en mettez deux ».
Je ne suis jamais plus allé dans son bureau, la leçon était comprise.
Je ne suis bien sur par pour la violence mais un minimum d’intelligence de la part du gendarme aurait peut-être changé la donne.
On en parle pas trop de l’enfant, il a 11ans, la condamnation du prof, il la gère comment? Il est à plaindre lui aussi, d’un mot mal placé une telle histoire et vu la réaction de son père je ne pense pas que le gamin ait compris…
500 menhirs ça fait rien ; quand il y a astérix, obélix et leurs petits copains (tant qu’il y a du sanglier à la fin…)
…cuisiné à toute les sauces, sauf à la « mentent »
vous avez raison.
tout est toujours de la faute des profs et jamais des élèves.
ces derniers expriment leurs doutes et leur mal-être à travers des comportements violents que les adultes doivent comprendre et systématiquement accepter.
vive le laxisme !
Rien à redire sur les arguments et le ton du billet.
Trois remarques sur les commentaires :
Le recours au judiciaire et à la police pour traiter les problèmes de violence physiques et verbales à l’école a été amplifié ces dernières années par les décisions des gouvernements successifs. Les profs y recourent assez souvent. Ayant été membre de conseils de discipline, j’ai pu constater quelquefois que ces formations à but, aussi, pédagogique, se réunissaient alors que les professeurs concernés avaient déjà, de leur côté, porté plainte au pénal, pour des faits moins graves que ceux évoqués plus haut.
Les lois « divines » de l’orthographe : ayant eu accès à des manuscrits d’auteurs connus, et contemporains, je peux vous affirmer qu’ils avaient particulièrement besoin de l’activité soutenue des correcteurs fournis par les maisons d’édition. Dans notre production d’écrits, nous souffrons tous des bizarreries de l’orthographe. Dans des situations de concours, y compris les agrégations de lettres, quel est le candidat qui n’a pas choisi un synonyme moins précis, de peur de faire une faute ?
Il faudra bien réformer un jour l’orthographe ; sinon, elle se délitera complètement dans l’usage, sous le double effet du contact avec l’anglais écrit et du code des SMS.
Pour les enseignants :pardon, mais il ne suffit pas de souligner des fautes, mais il serait utile d’en faire la « grammaire » (voir la méthode de Frei), et tenter une interprétation. Voilà qui serait amusant.
500 baffes à un euros sans toucher personne ; la distribution n’est pas encore terminée, venez nombreux.
Ceux qui sont visés seront réformés (puisqu’ils sont bizarres), c’était orthographié avant de commencer (là, la grammaire ne peut plus rien pour personne)
Cherchez la méthode…
Je suis enseignant, et ce corporatisme bête et méchant de certains collègues est désastreux. On ne défend pas un professeur réputé pour sa rudesse, qui jette les affaires d’un élève réputé sans problèmes par terre et l’humilie en public. C’est ainsi qu’il impose son autorité?
Le débat est ridicule, car pour ceux qui savent ce que c’est d’enseigner en zone dite pudiquement « sensible », une telle violence aurait fait de l’enseignant une cible vivante pour toute la cité. Là, une procèdure judiciaire d’un père qui hélas pour l’enseignant était gendarme et donc au courant du droit (et des siens). Mais il est vrai que dans le secondaire, le parent d’élève est d’abord vu comme un ennemi.
Quand on sème la violence, il ne faut se plaindre du feedback. Ah, remarquez, le très conservateur SNALC et le très corporatiste SNES se retrouvent bien là sur ce mal de la société française: le corporatisme à tout-va.
Votre lyre apaise mon ire à l’encontre de ceux et celles qui sortent leurs ergots bien mal affutés. Merci d’avoir si bien resitué cette gifle dans son contexte, qu’on avait un peu tendance à oublier. Il y a des « connards » qui se méritent plus que d’autres.
Bonsoir,
monsieur le magistrat. Vous cherchez a pardonner l insulte de cet enfant sous pretexte que cette derniere avait elle meme une cause: le courroux du professeur n appreciant pas le manque de celerite dans le rangement de la trousse.
Poursuivons la logique et demandons nous pourquoi le professeur c est enerve pour une simple histoire de trousse? Peut etre que ce derniere n est que la goutte qui a fait debordee le vase? Si l eleve avait passe son cours entier a faire l idiot, notamment en jouant avec sa trousse et par consequent avec les nerfs de l enseignement, il est logique que ce dernier ait craque…
De mon temps ( les annees 80…), le simple titre de professeur imposait le respect et peu d entre nous tentions le diable de la provocation… simple question d education…
Bref, un professeur en tant qu autorite legitime ne devrait meme pas etre discute et meme pas conteste…
Vous qui actuellement demandez une plus grande fermete a l egard des delinquants et autres criminels, ne pensez vous pas qu une plus grand fermete des le plus jeune age eviterait la situation actuelle?
cad
-Surpopulation carcerale
-Banalisation de la petite delinquence
Ceux qui defendent cet enfant ne devront pas « pleurer » le jour ou ces enfants, ces plantes sauvages, viendront bruler leur voiture, cracher sur la police/gendarmerie (ici celui de son pere)
Quand je pense que l ecole etait un ascenceur social… ce n est desormais qu une creche, un zoo…
Madames, messieurs, les gardiens de zoo, je vous tire mon chapeau
Un enfant d enseignant ayant pris des coups de pieds au cul lorsqu il le fallait et desormais… docteur es science…
Bonjour à toutes et à tous (les profs),
Je suis consterné par ce « lynchage » pour une question d’orthographe.
Si vous n’êtes pas capable de vous faire respecter dans votre classe qui pourra le faire à votre place !
Manifestement, enseigner n’est plus une vocation.
Changer de métier, s’il vous plaît.
Résumons les choses simplement pour les mal-comprenants (c’est d’autant plus gênant que la plupart sont profs… être prof sans rien comprendre) :
L’élève n’a pas insulté son prof par hasard. Il l’a insulté après s’être fait balancer contre le mur par son prof, un mastodonte d’1m90.
Dans la chronologie des faits, le premier acte, AVANT l’insulte, c’est celui là : un prof balance un élève de onze ans contre un mur.
Le reste (l’insulte, la baffe, la suite), on s’en fout. Le fait, c’est qu’un prof a balancé un élève de onze ans contre un mur sans raison.
Et ça, c’est un acte de violence qui mérite une judiciarisation, quoi qu’on en dise.
Le fait que l’élève aie eu le trouillomètre à zéro au point de lâcher un gros mot n’y change rien.
Si vous, en tant que prof, vous sentez capable de balancer un élève de onze ans qui n’a (encore) rien fait contre un mur, attendez-vous effectivement à vous faire traiter de connard et pas que par l’élève. Mais avant cela, à vrai dire, je n’aurais qu’un conseil à vous donner : démissionnez.
Moi en tout cas c’est clair – puisqu’apparamment c’est la mode chez les profs : si vous me balancez contre un mur, non-seulement je vous traite de connard, mais en plus je vous en met une.
Capice ?
Outre l’appropriation du nom de Jules Ferry, mal venue et ridicule, tout aussi révélatrice que le style d’une démarche intellectuelle exclusivement tournée vers le « moi je sais » et cherche à démontrer l’insanité d’un monde qui se délite malgré lui. « Mon parcours est exemplaire », comprendre que c’est l’aulne du bien.
Un adulte qui fait métier de professeur ne « s’énerve » pas ainsi avec ses élèves. Rudoyer, et oui, pousser ou traîner un enfant de onze ans dans une enceinte dans laquelle il est le seul adulte à avoir autorité parmi d’autres enfants, cela ce nomme ainsi et n’entre pas dans ce que l’Ecole prévoit pour ses pédagogues ! La fermeté d’une éducation ou d’une approche ne prévoit pas des coups ou des méthodes d’intimidation de voyou.
L’autorité, celle que l’on respecte, vient du savoir et de la qualité de transmission. La légitimité de l’autorité de l’enseignant est issue de sa qualité de pédagogue. Il se doit de connaître son sujet et , peut-être plus encore, la qualité et la nature de ses élèves. Ainsi la « simple question d’éducation » n’est pas si simple selon le milieu et l’environnement des enfants. Dans sa classe l’enseignant n’est pas soustrait du monde, d’autant plus qu’il se propose de l’expliquer à des enfants.
Pour en revenir à cet enfant, il est clair qu’il doit à présent regretter ses mots et son attitude qui ont conduit à tout ce bruit. Cependant je trouve quasiment salutaire que rudoyé il ait régi, sottement certes, mais ne soit pas resté passif. Si tel avait été le cas peut-être que notre intervenant « Jules Ferry » y aurait vu un rempart contre ces hordes de criminels, plantes sauvages assoifées de voitures à brûler ?
Le monde qui se délité et les corrections de plus en plus dure pour les enfants la prison, cela a déjà été voté, ou le bagne pourquoi pas ?
Air ancien, entonné par le mêmes qui ont voté les réductions d’effectifs et de crédits à l’éducation.
Sinon Monsieur Rosenczveig, je vous trouve bien silencieux sur ce qui s’est passé récemment en corse : ces deux enfants mis en prison pour avoir jeté des pierres.
C’est une drôle de façon de procéder : pleurer ses enfants morts en enfermant ses enfants vivants.
Y avait-il urgence à placer en détention provisoire pour une connerie d’ado qui a tourné au drâme bien malgré eux ?
Était-ce bien malin de rajouter au chagrin d’une famille celui de deux autres familles ?
A quoi bon jeter en prison deux jeunes ados déjà rongés par les remords ? S’agit-il d’incitation au suicide ? Parce qu’aux dernières nouvelles, ils n’en sont plus très loin.
A quand une responsabilité directe pour les magistrats des conséquences de leurs actes ? Histoire que si ces deux gamins se foutent en l’air comme on semble vouloir les y pousser, nous, le peuple au nom duquel vos collègues s’expriment, puissions leur demander des comptes.
Vous connaissez les conséquences psychologiques d’une garde à vue et d’une incarcération sur un gamin de 13 ans sans histoires ? Moi oui. C’est pas beau à voir. Ça apporte quoi à la société, de rajouter du traumatisme au traumatisme ?
Il est passé quoi, au juste, dans la tête de la magistrature française des tribunaux pour enfants, au moment de cette prise de décision hallucinante ?
« Lorsque le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt » Lorsqu’on essaye d’avoir un débat de fond sur un problème de société, des idiots ne voient que la forme et se croient plus malins que l’auteur du blog et l’insultent. Décidément l’orthographe est bien la science des ânes aux têtes bien pleines plutôt que bien faites.
J’ai subi une agression de femme très grande à l’intérieur d’un établissement scolaire et bien le rapport de force physique n’était pas le même, il y a eu complicité environnemental en l’occurence d’enseignante et d’ados filles avec délit de fuites. J’ai compris après que c’était une sorte d’expédition punitive venant de femme intégriste et qui s’en prenait ouvertement à des mineurs, à des jeunes. Il n’y a pas que des hommes qui abusent de leur autorité et font leur justice de « merde ».
Comme toujours en France ce sont les juges de notre système judiciaire qui portent l’estocade aux grandes valeurs…..et par effet induit c’est le « MAL » qui est toujours le grand gagnant ….. Pauvre France !
Comme toujours en France ce sont les juges de notre système judiciaire qui portent l’estocade aux grandes valeurs…..et par effet induit c’est le « MAL » qui est toujours le grand gagnant ….. Pauvre France !
Par pitié, que les magistrats se cantonnent aux salles d’audience: ils y font déjà assez de dégats.
Un merci sincère pour ce point de vue éclairer. Eclairer parce que pondérer.
Ça fait tellement de bien de lire une opinion qui ne tronque pas les faits pour argumenter dans son sens …
Vraiment : Merci !
Je suis pourtant pas « vieux », mais qd j’étais a l’ecole jamais un eleve n’aurait osé insulté un enseignant.
Maintenant c’est différent (ma tante est prof ce qu’elle me raconte me fait vraiment bondir), et si les eleves insultent les profs, c’est un manque d’irrespect et l’irrespect ca s’apprend c’est le role des parents. L’ecole n’est pas la pour faire se suppléer aux parents, surtout si on ne lui en donne pas les moyens et si les parents s’imaginent que c’est a l’ecole d’elever leurs enfants.
Meme si effectivement dans les faits cette affaire n’est pas le meilleu exemple elle sert d’exemple d’une certaine manière.
Si les parents ne sont pas capables d’elever leurs gamins dans le respect des autres qu’ils se fassent assister …
assister ??? par qui ? par le curé du coin ?? à condition qu’il ne soit pas pédo’ (ne pas généraliser)
En résumé ; quand on s’attaque à moins fort que soi, il ne faut pas venir pleurer après si des plus forts s’en mèlent…
@ Gabaha :
Quand on veut faire la leçon à tout le monde, on commence par apprendre à lire.
Cela vous aurait évité d’imputer systématiquement vos reproches divers et variés à des gens qu’ils ne concernaient pas (pour votre info, les « signatures » apparaissent SOUS les commentaires et non au-dessus).
Mais comme vous avez le mérite de reconnaître vous-même que vos propos sont stupides, il vous sera beaucoup pardonné.
Quant à l’orthographe : il y a une différence entre des coquilles ou fautes d’inattention et la confusion qu’induit le faire de prendre un mot pour un autre (« lyre » au lieu de « l’ire » est un sommet du genre) qui finit par rendre la lecture pénible, voire par brouiller le message.
M. Rosenczveig, que j’estime beaucoup, pousse vraiment le bouchon très loin, et je parie que cela décourage beaucoup de lecteurs.
L’orthographe, même si elle est inutilement compliquée, a une fonction utilitaire, et ne sert pas qu’à rassurer les fins lettrés sur leur statut social et intellectuel. Il faut savoir faire la différence entre « sans fautes » et « cent fautes ».
Autorité… Entendre tous ces gens se gargariser de ce mot, me fait pleurer. Enseignante moi-même depuis plus de 25 ans, j’ai pu constater que la prétention à l’autorité de mes collègues était toujours inversement proportionnelle à leur compétence. Il faut vraiment n’être qu’un petit caporal frustré, pour s’imaginer qu’un élève qui tarde un peu à ranger ses affaire fait un acte de rebellion caractérisé, et commet un crime de « lèse orgueil enseignant » !!! Le travail d’enseignant est difficile, mal payé, mal considéré, c’est vrai. Et la conséquence logique, est une énorme frustration et une tendance à la médiocrité aussi bien humaine qu’en terme de compétence. L’école est mécaniquement un milieu très favorable à la médiocrité professorale, car c’est un milieu clos, où le « public », (ie les enfants) n’ont aucun droit, et où l’absence de moyens matériels est criante. L’analogie avec la prison, faite par bien des auteurs, n’est pas fortuite, et les enfants eux-mêmes en ont parfaitement conscience, il suffit juste de parler avec eux (du moins pour les enseignants qui daignent considérer que les élèves puissent être doués de parole et de raison…). Toute institution qui n’a pas de contre-pouvoir devient nécessairement un lieu d’excès de pouvoir, pour rester polie (et dire qu’on « enseigne » Montesquieu au lycée…)
Pour ceux qui naturellement vont hurler à la gauchiste, je précise que j’enseigne en banlieue dite difficile, que je n’ai JAMAIS eu le moindre problème avec mes élèves, qui ne sont « difficiles » qu’avec mes collègues qui se gargarisent d’autorité, que je suis une femme de petit gabararit, et que j’enseigne une discipline spécialement rebarbative, les maths et la physique. Je ne vous parle donc pas du haut d’ideaux fumeux, mais de la réalite concrète quotidienne que je vis tous les jours.
Mon secret, chers collègues ? Il est très simple : j’ai un profond et sincère respect pour mes élèves, et je ne me crois pas « supérieure » parce que je suis son altesse l’enseignante. Car, voyez vous chez collègues, les enfants ne sont pas des monstres vicieux attendant en permanence l’occasion de vous sauter à la gorge. Les enfants sont tout simplement des êtres humains, et particulièrement sensibles à l’injustice. Et si l’on faisait un jeu de rôle, genre « vis ma vie », et qu’on vous mettait à leurs places, vous chers collègues qui n’avez que le mot « autorité » à la bouche, et bien je donnerais sans risques mes deux mains à couper que vous finiriez par agir exactement comme eux !
Et puisqu’on parle de respect, je terminerais par deux citations célèbres, (dont malheureusement j’ai oublié les auteurs) ; la première c’est « le respect ne s’exige pas, il se mérite », la seconde c’est « on doit le respect aux plus faibles, jamais aux plus forts ».
Je suis rarement d’accord avec l’auteur de ce blog, mais pour cette fois, je salue la qualité de son texte. Et je renvois ceux qui n’ont pour tout horizon de reflexion que de se moquer de l’orthographe, à l’histoire de celui qui regarde le doigt quand on montre la lune.
Cordialement
Personne ne peut justifier la baffe. Personne. On peut néanmoins « comprendre » ce qui s’est passé. Certains commentateurs parlent de prof « brutal », « alcoolique », qui aurait « jeté l’enfant à terre ». Ce qui nous démontre que beaucoup de fantasmes se sont déversés sur ce dossier et que la presse n’est pas toujours bien lue… un signe supplémentaire de l’échec de notre système éducatif? Quoi qu’il en soit, notre brave magistrat s’empêtre dans des considérations oiseuses (comme il l’avait déjà fait dans l’affaire « Mariage et virginité ») qui ont de quoi terrifier. Car cet homme confit de certitudes très discutables est un juge! Ses conceptions morales sont pour le moins élastiques, pourtant il est abilité à juger les autres. Brrr. Il est en outre un peu fâché avec le dictionnaire, ce qui n’est pas trop grave, mais témoigne quand même d’une appréhension limitée de ce qu’on appelle les « Humanités » (désolé pour les guillemets, j’abuse, je sais). Reste finalement l’histoire de ce père gendarme, qui vient punir – en uniforme et pendant son service – le vilain professeur en massacrant son honneur et en le plaçant illico en garde-à-vue. On n’en est pas encore à la justice expéditive, mais celle-ci approche à grands pas. Et quand elle sera là, les juges n’auront plus guère d’utilité.
Petit complément : pour ceux qui s’intéressent à la pédagogie (ce qui est rare chez les enseignants, surtout avec notre ministre actuel…), qu’il se renseignent un peu sur le dressage des animaux à simple tite de comparaison. Eh oui ! Il y apprendront (allez vérifier…) qu’un animal se dresse avec de l’affection et des récompenses, jamais avec des punitions et de l’autorité. Que si l’on essaie la « manière forte » avec eux, non seulement on n’obtient pas ce qu’on veut, mais en plus l’animal se rebelle. (tiens tiens…)
Mais il faut croire que dans la mentalité enseignante française, les enfants soient encore en dessous des animaux dans l’échelle de l’évolution…
Regardez un peu l’ecole en Finlande, où l’élève est valorisé et où il n’est pas question « d’autorité » à la française. Et surprise ! c’est la meilleure du monde en termes de fonctionnement et de résultats…
Dans toutes les professions, il y a des personnes nulles et incompétentes, c’est inévitable. Mais dans très peu d’entre elles, on peut sans problème masquer sa nullité sous le manteau de la force, c’est à dire « l’autorité ». Pas étonnant que cela attire…
Si le corps enseignant veut retrouver de l’estime, et veut améliorer les choses, la première chose à faire, est d’accepter de voir et corriger ses propres défaut et d’accueillir avec reconnaissance et modestie la critique. Et non pas de se draper avec autisme et arrogance dans la toge corporatiste.
Mes amitiés à ceux des enseignants qui font bien leur travail, et qui pour cette raison, ont le respect sincère de leurs classes et n’ont que faire de « l’autorité ».
50/50…
c’est ainsi que j’intitulerais la responsabilité des protagonistes de cette malheureuse affaire…
coupables sont donc prof et élève…
coupable ce prof de ne pas avoir agit avec discernement, de ne pas avoir bien sur respecté ce gosse.. on ne jette pas les affaires a terre..
coupable ce gosse qui n’a bien sur, légitime défense ?, pas eu d’autre possibilité pour « répondre » à cette violence…
connard… nous sommes hélas toujours le con ou le connard de quelqu’un (revoir le diner de con ça aide)
la baffe, la gifle.. peu importe c’est l’escalade dans la violence de trop..
les enseignants font preuve d’autorité certes mais aussi de pouvoir et ce n’est pas toujours très sain malheureusement. Mais pourtant nos jeunes ne sont pas des saints non plus, et il est difficile de les canaliser tout en leur faisant accepter les responsabilités qui sont les leurs….
votre analyse est bonne mr le juge, je passerais sur les fautes d’orthographe, qui n’en fait pas ?
vous relatez avec justesse les faits… et l’on comprend aiséments les différents corporatismes qui se font jour sur ce genre d’histoire…
si cela n’avait pas été le fils d’un gendarme, l’affaire n’aurait sans doute pas été aussi loin…
si les difficultés perso du prof avaient été traitées par sa hiérarchie…
bref avec des si… le gamin n’aurait pas traité de connard le prof parce que justement le prof n’aurait pas jeté à terre les dites affaires du gamin…
Avec des si (et non des scies) on mettrait Paris en bouteille !
J’ai deux enfants et je fus enfant il n’y a pas si longtemps que cela.
A l’époque, si j’avais pris une claque d’un enseignant, mon père m’en aurait mis une autre sur l’autre joue pour qu’il n’y ait pas de jalouse.
Mais c’était une autre époque, il y a 25 ans, le jurassique quoi…
Aujourd’hui, j’apprends à mes enfants à rendre coup pour coup dans la cour de récréation. Je sais, ce n’est pas bien mais quand on voit les surveillants (enseignants ou non) papoter dans un coin de la cour en faisant confiance à leur 6ème sens pour prévenir tout incident, cela fait peur. Sans parler de la tendance à minimiser les incidents que l’on n’a pas pu éviter parce que l’on ne regardait pas. Nombre de parents reconnaîtront ce genre de situations.
Je leur apprends aussi à respecter l’enseignant, à l’écouter, à faire ce qu’il demande, etc… En contrepartie (car c’est bien de cela qu’il s’agit, j’ai un contrat avec la république et par extension avec l’enseignant lorsque je mets mes enfants à l’école publique.), l’enseignant enseigne… mais pas seulement. Il participe, tout comme moi, à la transformation de mes enfants en adultes, et pas seulement en leur apportant un bagage intellectuel et culturel mais aussi en leur donnant les clés de la difficile pratique des relations humaines.
Les enseignants sont un modèle pour nos enfants, une mesure à laquelle ils se jaugent. Cet élève a probablement provoqué son enseignant, soit. Mais qu’a-t-il appris ce jour-là ? Qu’en position hiérarchique supérieure, si il est provoqué il doit répondre par la violence…
Un élève ne doit pas insulter un enseignant, en aucun cas.
Un enseignant ne doit pas frapper un élève sauf en cas de légitime défense. Et là, il n’y avait pas de tentative de coups de la part de l’élève.
Il y a toujours une autre solution.
Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, l’enseignant était un notable de la communauté, une personne qui n’a rien à prouver, juste à être respectée quoiqu’il ou elle fasse.
Ce n’est plus le cas…
De nos jours, le profil de l’enseignant doit évoluer, il n’est plus le détenteur du savoir. Il ne guide plus les enfants vers la lumière. Et les enfants ne sont plus non plus les chères petites têtes blondes. Peut-être que les personnes fragiles n’ont plus leur place à l’Education Nationale ? Peut-être que certains tests de résistance au stress et aux situations délicates devraient être intégrés aux concours ? Ou bien des stages en classes réputées difficiles pendant plusieurs mois dont plusieurs jours à enseigner seuls en face des élèves ? Après tout, une infirmière a 3 années pour se rendre compte qu’elle n’a pas ce qu’il faut pour embrasser la profession, avec des stages en psychiatrie, en gériatrie, aux urgences etc… A ma connaissance (ma femme est enseignante), ce n’est pas franchement le cas des enseignants.
Ceci dit :
L’élève a été sanctionné (pour son incivilité ou l’insulte peut importe), il a pris une baffe….
L’enseignant a été sanctionné (ok, la justice c’est un peu fort, mais c’est le droit du père, j’aurais plutôt vu une sanction administrative…) parce que la baffe était disproportionnée.
Je pense honnêtement que dans les 2 cas, justice a été faîte. Sans compter que l’élève pourra se gargariser d’avoir « gagné » contre cette manifeste injustice que la société toute entière lui a faîte et que l’enseignant a maintenant à dormir avec ce que je qualifierai de faute professionnelle.
Laissons le temps nous faire oublier cette anecdote, personne n’est mort et, à moins que le gosse ne deviennent serial killer suite à ce mauvais traitement, leur vie à tous deux ne devraient pas en être affectées outre mesure.
Cordialement.
Article intéressant et juste, mais il y a quelque chose que je ne peux pas « supporté » dans votre écrit… je me demande ce que ça peut être ?
L’article est intéressant et m’a permis d’avoir mon opinion sur ce sujet.
A tous ceux qui déplorent l’orthographe de cet article je ne dirais qu’une chose:
L’othographe est la science des ânes.
Mon père, instituteur retraité, confirme.
« l’irrespect ca s’apprend c’est le role des parents. »
Je suis tout à fait d’accord avec ce qu’écrit « une âme soulagée » même si elle écrit « soulager ».
En revanche, je ne suis pas certain qu’insulter son professeur soit « un manque d’irrespect », bien au contraire.
Monsieur,
Pour reprendre certains des commentaires de ce blog, je confirme egalement que si un de mes profs m’avait colle une baffe, mon pere se serait allegrement charge de m’en coller une deuxieme. Je ne suis pourtant pas un vieux c…. (pas encore 50 ans!) mais il y a encore peu de temps, les parents se chargeaient de donner une education ou le respect des choses, des biens, des personnes, des anciens et des institutions etaient une cle de voute pour la vie future.
Rendons au RESPECT la place qu’il merite (et ce, a TOUS niveaux) afin que notre societe retrouve certaines bases et evite nombres de ce errements actuels. Ceci est valable pour l’ensemble de etages de notre societe car, comme vous le savez bien, l’exemple vient souvent de plus haut!
PS: Pour l’orthographe, plutot un errement qu’un manque de …… respect envers les lecteurs n’est-ce pas? 🙂
Formons les enseignants comme des militaires : esprit fort dans un corps sain ! les fragiles à exterminer..! un peu simpliste non ? il y a une forme de fascisme intégrisant entre service public et privé et beaucoup d’hypocrisie abstraite et d’interprétations subjectives dans tous les sens. Un juge est objectif non ?
le plus a pleindre dans tout cela , est le père de l’enfant et le comble est qu’il est gendarme, oui gendarme. qu’elle tristesse , mais comprendra t’il un jour.
qu’il soit rassuré , il a faillit gagner, cela doit le revaloriser.
cathy : Juste un mot : merci.
Jean : Les faits sont les faits. Que vous préfériez croire à la version Libé qu’à la version de ceux qui ont suivi le procès, c’est votre droit, mais la réalité est la suivante : l’agresseur fut d’abord le prof, ensuite l’élève (à moindre échelle), et ensuite à nouveau le prof (à très grosse échelle).
Quant au père, s’il s’est présenté au collège en uniforme, c’est tout simplement parce qu’il a été convoqué toute séance tenante par la direction de l’établissement alors qu’il était en service : ce n’est pas son initiative mais celle du collège. C’est ensuite la police – et non la gendarmerie – qui s’est occupée de l’affaire : aucun corporatisme donc.
Les premiers commentaires sont très intéressants, pour le reste, la critique sur l’orthographe est si mesquine!!!! mais quelle importance, bien plus que le fond, c’est la forme qui compte dans ce milieu d’intelectuels qui se prend pour l’elite de la france (France!!!).
Pour le père, je ne vois pas de quel droit il intervient en tenue militaire!!!! c’est de l’abu de pourvoir inexcusable. Pourquoi pas mettre les menottes et pointer son révolver!!!
Pour ceux a cours d’argument qui veulent critiquer mes fautes, faites vous plaisir et flattez votre ego.
on a tous été témoin ou confronté à ce genre de scène dans nôtre scolarité…
la plupart des gens ne porte pas plainte.
après lecture de cet article je comprend la réaction des profs, mais cela supose que cette enfant n’aurait pas droit à un défense.
Certes son attitude est irrespectueuse mais celle du proffesseur ait irrespectueuse et négatif, par ce que moi je considère mes profs comme des personnes exemplaires. Parconséquent je ne peux exuser son comportement violent, comme celui de l’élève qui mériterait une punition pour ses propos, non une gifle de son enseignant mais de ses parents.Néanmoins cet article pousse à la réflexion et mène le débat très loin.
Mon fils (qui n’a JAMAIS reçu de gifle de sa vie, tout comme mes élèves : par principe moral et éducatif) m’a posé cette question : « Si son père le gifle, le gamin a-t-il le droit de porter plainte ? » et puis celle-ci « Et ira-t-il à la gendarmerie pour porter plainte ? » et puis enfin « Si à la rentrée, un autre élève insulte ce prof, celui-ci pourra-t-il porter plainte ? » Là, je lui ai dit d’arrêter les questions…
Je me pose la question suivante (c’est de famille) : combien de personnes qui ont écrit un commentaire sur ce blog (toutes tendances confondues) n’ont jamais giflé quelqu’un ? quelqu’un de plus petit ou de plus faible ? c’est-à-dire combien renoncent à toute forme de violence physique ?
(s’il vous plaît, pas de commentaire sur mon autorité : prof heureuse depuis 30 ans, je suis autoritaire « assez/pas trop » en classe, mère heureuse depuis 20, je suis autoritaire « assez/ pas trop » à la maison)
Mes félicitations sincères prof pseudo AAAA
Qui n’a pas giflé au moins une fois dans sa vie un être humain en état de vulnérabilité ???
Les violences psychologiques ou violences affectives font plus de dégâts ou tout autant que les violences physiques, tout simplement j’ose dire ça ne se voit pas !
Claquer ou baffer une porte puis une deuxième porte sans toucher physiquement mais psychologiquement sur la durée est psychiquement destructeur.
un exemple : le fait de jeter des affaires scolaires à même le sol est extrêmement humiliant tout particulièrement devant des élèves, et ces mêmes comportements violents dans la vie privée ? un enfant est isolé.
non il s’agit bien d’un problème d’autorité, pas un problème de pédagogie
Au-delà de la gifle elle-même, ce qui fait problème, c’est le soutien corporatiste d’un certain nombre de profs à leur collègue (mais il est vrai aussi que le Snalc ne représente pas tous les profs, heureusement). Il y a tout lieu de s’inquiéter devant les projets de formation des futurs enseignants, qui s’appuient uniquement sur les savoirs théoriques et rejettent toute approrche professionnelle : on pourrait donc être prof sans rien connaître de la psychologie des enfants, de la gestion d’un groupe, de la maîtrise de ses propres réactions etc.
A mon avis, on n’a pas fini de parler de la violence à l’école, mais il ne faudra pas venir en accuser les élèves.
Un prof de collège