Le tribunal administratif de Besançon vient donc d’annuler la décision du Conseil général du Jura qui refusait l’agrément à une femme pour être candidate à l’adoption au prétexte de sa sexualité; E n l’espèce elle revendiquait haut et fort son homosexualité et de vivre en couple.
Il convient de rappeler que l’adoption d’un enfant confié à un service de l’Aide sociale à l’enfance, à une œuvre habilitée ou un enfant venant de l’étranger suppose que le candidat à l’adoption ait reçu prélablement un agrément à cet effet.
Le tribunal affirme – réaffirme serait plus exact – une jurisprudence administrative bien assise selon laquelle les orientations sexuelles d’un homme ou d’une femme ne doivent pas être prises en compte pour l’agrément. Au final l’adoption est prononcée par le tribunal de grande instance.
En revanche, mais c’est une autre sujet, un comportement sexuel pourrait amener à s’interroger sur l’opportunité de confier un enfant à cette personne. Encore faudrait-il être assuré de ce que les conditions de vie faites à l’enfant seraient préoccupantes. Ainsi rien ne doit interdire, par principe à une jeune femme d’adopter alors quelle se prostitue, mais si l’on peut craindre que l’enfant soit plus ou moins embarqué dans un univers prostitutionnel, il faudrait savoir renoncer à ce projet d’adoption.
Dans le passé d’autres décisions administratives sont déjà venues sanctionner des refus d’agrément de présidents de conseils généraux (dans le Doubs notamment).
Donc rien de véritablement neuf sous le soleil avec le jugement de Besançon malgré les gros titres des journaux qui y voient une avancée substantielle dans la reconnaissance du droit à adopter des personnes homosexuelles!
En vérité il convient immédiatement de nuancer singulièrement deux types d’informations diffusées dans la foulée.
Tout d’abord avoir un agrément ne signifie pas que l’on va adopter. Ne parlons pas du cas particulier qui donne prétexte à réflexion car la jeune femme est aujourd’hui âgée de 48 ans – âge objectivement déjà avancé pour adopter – et surtout il faudra encore vérifier si un enfant de ce département du Jura est dans le besoin de l’environnement qui lui serait ainsi proposé
Si l’on reste dans le registre général, deux difficultés peuvent se présenter, sinon trois
1) L’agrément n’entraine pas juridiquement nécessairement adoption. Il est nécessaire, mais insuffisant. Le tribunal, judiciaire cette fois-ci, qu’est le Tribunal de Grande Instance devra au final consacrer le nouveau lien de filiation et il peut toujours refuser l’adoption une fois qu’un enfant a été confié à la personne retenue.
2) Il n’est pas évident qu’il y ait des enfants à adopter dans le ressort de l’agrément. Je rappellerai qu’il y a en tout et pour tout, et il faut s’en réjouir 2 300 enfants pupilles de l’Etat en France et donc à ce titre adoptables. Ces enfants souvent âgés, présentant des particularités, fréquemment de couleur de peau ou en fratrie, intéressent guère les gens qui veulent adopter et tout logiquement au regard de leur parcours veulent adopter un enfant très jeune, plutôt un bébé, de type européen et en bonne santé. En 1900 il y avait 1250 000 pupilles de l’Etat, 40 000 encore en 1980, 20 000 en 1990.
3) Dans ce contexte de pénurie d’enfants adoptables rien ne dit que les services administratifs ne préféreront pas orienter un enfant en recherche de famille vers un couple hétérosexuel plutôt que vers une personne célibataire ou vers une personne se revendiquant homosexuelle vivant en couple. C’est le besoin de l’enfant de chair et de sang qu’ils ont en charge qui doit les guider. Un enfant peut avoir le besoin d’un couple; un autre pas.
Deuxième erreur d’analyse de certains commentateurs dans les médias : la décision de Besançon ne vaut pas droit pour les couples homosexuels d’adopter ce qui est la vraie et grande revendication du moment. La question reste posée. La loi ne permet pas actuellement de créer une double filiation paternelle ou maternelle : il faut un père et une mère.
Le gouvernement – avec un certain courage reconnaissons-le – reste hostile à l’adoption par un couple homosexuel. Il n’a pas manqué de rappeler dès hier qu’il n’était pas question de changer de positionnement.
Même si cette approche est inaudible par certains il faut continuer à affirmer que
1° l’adoption de mineur d’âge n’est pas là pour satisfaire une personne ou un couple, mais un enfant sans famille. Maintenant si cela est possible pourquoi ne pas répondre aux deux attentes : celle de l’efnant qui en en étant privé a besoin d’une famille ; l’attente de celui ou de ceux qui, sans enfants, au regard d’un projet familial souhaite(ent) en accueillir.
Depuis 1984 tout enfant a le droit d’être adopté même s’il présente des handicaps. Jusque-là seul un enfant en bonne santé pouvait être « servi à l’adoption » pour reprendre l’expression utilisée par les services sociaux. En revanche, la loi ne consacre toujours pas au bénéfice des adultes – et comment pourrait-elle le faire à défaut de pouvoir en garantir l’exercice concret ? – un droit à adopter.
2° la création d’un lien juridique entre un enfant et deux hommes ou deux femmes, sachant que cet enfant peut avoir et a généralement un père et une mère, n’est pas une chose banale au regard de notre organisation sociale. Les règles de la filiation sont essentielles dans la société. Poussons-le bouchon : si l’on se détache de la référence paternelle et maternelle pourquoi ne pas admettre que trois personnes ou quatre forment une famille et accepter que ces trois ou quatre là puissent adopter le même enfant ?
Un couple de personnes du même sexe peut élever tout à fait correctement un enfant ; et l’on peut admettre que celui ou celle qui n’est pas le père ou la mère biologique ou juridique se voit délégué des droits d’autorité parentale sur lui. C’est d’ailleurs ce que la justice fait petit à petit. Les penchants sexuels n’ont rien à voir avec la capacité à élever un enfant.
On nous assure qu’aujourd’hui, en France, 35 000 enfants seraient élevés par des couples homosexuels. Je ne sais pas d’où vient ce chiffre et quelle est sa fiabilité, mais admettons ! L’argument développé veut alors de dire que ce fait doit désormais créer le droit, sinon beaucoup d’enfants vont en pâtir ! L’argument est bien sûr spécieux.
Mais la réponse est simple : notre droit actuel permet déjà de consacrer les responsabilités d’un adulte sur un enfant. Aujourd’hui, comme je l’ai déjà relevé, on peut atteindre ce résultat par délégation partielle de l’autorité parentale ; demain avec le statut des tiers en cours d’élaboration on améliorera sans doute ce jeu de responsabilités. (Reste seulement à trancher entre les trois propositions sur table)
Faut il aller jusqu’à donner deux pères légaux ou deux mères légales à un enfant en plus de ses géniteurs ? Personnellement je doute que ce soit « l’intérêt supérieur de l’enfant » visé à l’article 3 de la Convention internationale sur les droits de l’enfant.
Pour une fois je n’ai rien à redire aux propos du juge qui d’habitude ne fait que répercuter la pensée conforme, sauf peut-être sur le courage du gouvernement qui n’est vraisemblablement qu’une posture à visée électoraliste. Si la droite défendait les valeurs de la droite, on le saurait depuis longtemps. La même chose se voit à gauche où des leaders se positionnent de façon mécaniquement politique en faveur de « l’égalité des droits » (les adultes n’ont absolument aucun droit vis-à-vis des enfants sauf s’ils sont les parents biologiques) alors qu’ils n’y sont pas forcément favorables, Jospin par exemple.
Pouvez-vous expliquer/justifier cette phrase? Pourquoi un couple de même sexe ne pourrait pas satisfaire l’intérêt supérieur de l’enfant? Par ailleurs, que pensez-vous de l’adoption par des personnes célibataires?
Voilà,j’ai adopté avec mon épouse deux enfants coréens (à partir de la Belgique il y a 28 ans)…
En effet,il aurait fallu au moins 7 ans d’attente ici en France.
Donc,il y a des milliers de couples qui désirent adopter un enfant.
Où en est le concept d’équité dès lors que certains couples d’homosexuels pourraient « bénéficier » de l’adoption AVANT les couples hétérosexuels ?
http://filvert.blog.lemonde.fr
Désolé j’ai oublié d’indiquer la phrase en question qui est : Faut il aller jusqu’à donner deux pères légaux ou deux mères légales à un enfant en plus de ses géniteurs ? Personnellement je doute que ce soit « l’intérêt supérieur de l’enfant » visé à l’article 3 de la Convention internationale sur les droits de l’enfant.
Sur le fond, je reprends l’exemple d’une prostituée qui voudrait adopter et à qui l’on opposerait qu’il n’est pas admissible de placer délibérément un enfant dans un milieu prostitutionnel. Si une prostituée est la mère d’un enfant, celui-ci sera de fait placé dans un milieu défavorable mais la société n’aura rien à en dire sauf s’il y a des sévices caractérisés. C’est là toute la différence entre l’adoption et la filiation directe et cela remet en cause l’argument selon lequel il vaut mieux un bon couple homo pour élever un enfant que de mauvais parents hétéros (mais pourquoi ne pas comparer avec un bon couple hétéro ?) : c’est faux quand il s’agit des véritables parents à moins là encore qu’il y ait des sévices caractérisés qui relèvent d’une décision de justice.
Pour Filvert : pourquoi dites-vous que des couples homos pourraient être favorisés par rapport aux hétéros? Où voyez vous des éléments pour penser cela??
pour Mike : D’après vous un couple homo représente par définition un milieu défavorable pour un enfant? Pourquoi?
Comment vous remercier pour avoir écrit ce que l’on ne saurait dire tout haut de peur d’être qualifiée de « mère morale » ?
Une fois de plus, les médias disent et écrivent n’importe quoi.
Une fois de plus, l’enfant n’est pas au centre du débat.
C’est pourtant ce dernier qu’il importe, par dessus-tout de protéger.
Or à ce jour aucune certitude en matière d’adoption d’un enfant apr un coupel de même sexe.
Seules des questions devraient être posées. Sans réponse péremptoire possible.
Qu’il suffise de constater les dégâts personnels, psychologiques sinon psychiatriques des enfants élevés sans référent paternel à la suite du départ du père ou « géniteur » dans le cadre d’une procédure de divorce.
Qu’il suffise encore de se rapprocher d’enfants adoptés devenus adultes et d’écouter leur questionnement existentiel.
Et que l’on ne nous oppose pas la souffrance d’adultes en mal d’enfants. Elle ne saurait être niée.
Mais là est une autre question, celle du droit à l’enfant.
Question devenue centrale quand celle des droits de l’enfant devrait l’être.
j’aime beaucoup dans votre article les termes « penchants » sexuels et la comparaison implicite entre l’enfant handicapé et le parent homosexuel
A croire qu’un long chemin reste à faire quand on lit cet article dans le monde….
Pour Emmapeel : Pouvez-vous indiquer vos sources (enquêtes? études?) lorsque vous écrivez « Qu’il suffise de constater les dégâts personnels, psychologiques sinon psychiatriques des enfants élevés sans référent paternel à la suite du départ du père ou “géniteur” dans le cadre d’une procédure de divorce. »? Par ailleurs, si vous vous mettiez en contact avec l’association des parents gays et lesbiens je suis sûr qu’ils vous indiqueraient des études menées auprès d’enfants de couples de même sexe et vous verriez -O surprise!- qu’ils n’ont rien de spécial par rapport aux autres…
Jean-Pierre Rosenczveig écrit : « Poussons-le bouchon : si on se détache de la référence paternelle et maternelle pourquoi ne pas admettre que trois personnes ou quatre forment une famille et accepter que ces trois ou quatre là puissent adopter le même enfant ? »
Cet argument me parait fallacieux. Il consiste à prétendre qu’être en faveur de telle ou telle évolution de la législation n’est pas défendable puisque cela obligerait aussi à cautionner une autre mesure plus extrême, qui va plus loin et qui n’a finalement qu’un lointain rapport. C’est un peu comme si je vous disais que votre opposition à l’adoption homoparentale fait que vous êtes forcément pour la suppression du PACS et le retour à la pénalisation de l’homosexualité, par exemple.
Jean-Pierre Rosenczveig écrit : « Faut il aller jusqu’à donner deux père ou deux mère légaux à un enfant en plus de ses géniteurs ? Personnellement je doute que ce soit « l’intérêt supérieur de l’enfant » visé à l’article 3 de la convention internationale sur les droits de l’enfant.
C’est justement ce que je n’arrive pas à comprendre dans votre positionnement. Qu’est-ce qui selon vous est contraire à l’intérêt de l’enfant dans le fait d’avoir deux pères ou deux mères ?
Pour une fois je n’ai rien à redire aux propos du juge qui d’habitude ne fait que répercuter la pensée conforme, sauf peut-être sur le courage du gouvernement qui n’est vraisemblablement qu’une posture à visée électoraliste. Si la droite défendait les valeurs de la droite, on le saurait depuis longtemps. La même chose se voit à gauche où des leaders se positionnent de façon mécaniquement politique en faveur de « l’égalité des droits » (les adultes n’ont aucun droit vis-à-vis de l’enfance sauf s’ils sont les parents biologiques) alors qu’ils n’y sont pas forcément favorables, Jospin par exemple.
Vous écrivez: « Poussons-le bouchon : si l’on se détache de la référence paternelle et maternelle pourquoi ne pas admettre que trois personnes ou quatre forment une famille et accepter que ces trois ou quatre là puissent adopter le même enfant? »
Quel argument intelligent! Vous avez raison, on ouvrirez la porte à toutes les dérives. Que ferait-on, demain, si on homme dit vivre en couple avec une grenouille et veut que celle-ci soit considée comme la mère d’un enfant qu’il compte adopter?
Plus sérieusement, cet argument est affligeant – et c’est malheureusement un des clichés homophobes qu’on entend le plus souvent. Prenons le PACS par exemple. Combien de fois n’a t-on pas entendu la même chose? Si on détache une union officielle de l’idée qu’il faut un homme et une femme, qu’est-ce qui va arrêter les unions polygames?
Si on accepte l’homosexualité, ça entraîne un relâchement de moeurs qui entraîneront la normalisation de pleins d’autres « débauches » comme la polygamie, que vous mentionnez, et d’autres (zoophilie, voire même pédophilie) que vous ne mentionnez pas mais qui font traditionellement partie intégrante de cet argument.
Je trouve ça assez déprimant que Le Monde laisse passer un argument aussi affligeant.
Perso ca me gave d’entendre rabacher les mêmes conneries type « Famille de France ».
Arretons de se ramener perpetuellement l’image d’Epinal sur la famille gentillette avec Papa qui va au travail et Maman qui fait les gateaux. Comme la majorité des enfants aujourd’hui je suis issu d’une famille monoparentale et nombreuse (on etait trois) et je n’ai jamais ressenti le « manque du père ». Et pourtant je vivais avec mes deux soeurs et ma mère, ca ne m’a pas empéché de voir des « mâles » durant mon enfance et mon adolescence. Aujourd’hui à 25ans, ingénieur, je ne peux que réagir contre ces bétises de réacs qui ne souhaient qu’une chose: voir se perpetrer la famille telle qu’elle était avant 1968.
Wake up! On est au XXIe siècle et ca me génerai pas d’avoir des parents homos tant qu’ils m’aiment, m’aident, me soutiennent et m’éduquent comme ma mère l’a fait toute seule! Arretons de vouloir toujours régenter la vie paisible des gens qui n’enlève rien à personne. Je parierai même que les enfants issues de familles homoparentales sont plus ouverts d’esprits et paisibles que ceux de familles hétéroparentales!
J’ai posté deux fois le même texte. Voilà le bon qui répond à jpc :
Il n’y a pas d’étude valable concernant les effets de l’homoparentalité (expression absurde mais bon…) sur les enfants. Il s’agit d’un phénomène social trop récent. Les études dont on dispose sont rares, sujettes à caution sur le plan méthodologique (pas d’étude prospective à grande échelle, pas de critères objectifs de ce qu’est un développement psychique harmonieux) . Statistiquement les homosexuels constituent un groupe à risque de MST (les Centres de transfusion sanguine en tiennent compte), l’instabilité des couples est plus grande que chez les hétérosexuels. Et il y a cette évidence que la parentalité naturelle concerne deux adultes de sexes différents
» la jeune femme est aujourd’hui âgée de 48 ans » : il serait peut-être temps d’arrêter de la qualifier de jeune, non ?
Afin de recontextualizer à quel point l’argument que j’ai cité dans mon commentaire précédent fait partie intégrante de l’arsenal homophobe, je voudrais juste citer un ancien sénateur américain de Pennsylvania, Rick Santorum, qui a créé une controverse en 2003 pour des propos très similaires.
Il ne s’en prenait pas, lui, à l’adoption, mais à la décriminalisation d’actes sexuels américains. Son argumnet était EXACTEMENT le même. Si on décriminalise ça, pourquoi ne décriminaliserions nous pas la polygamie ou l’inceste? Voilà: « If the Supreme Court says that you have the right to consensual [gay] sex within your home, then you have the right to bigamy, you have the right to polygamy, you have the right to incest, you have the right to adultery. You have the right to anything. »
Monsieur Rosenczveig, votre argument est exactement le même. On peut toujours « pousser le bouchon. » Mais pour voir un paralléle entre un couple homosexuel et un groupe polygame, il faut déjà être homophobe.
Sur la monoparentalité, sa nocivité est prouvée sur le plan statistique de même que celle de la famille recomposée (voir sur ce blog un sujet précédent récent qui en traite). Il ne sert à rien de mettre en avant une expérience personnelle réussie. Pendant longtemps les joiurnalistes nous on fait croire le contraire avec des arguments style « il vaut mieux la monoparentalité qu’une famille qui se déchire », etc. Sur le plan épidémiologique, c’est faux !
Je crois que les couples homosexuels qui ont une indiscutable légitimité à élever des enfants perdent leur temps dans un combat aussi difficile que l’adoption, vu l’évolution du nombre d’enfants à adopter en France.
Le parallèle entre des couples homosexuel et polygame ne dépasse pas le fait qu’il s’agit de deux formes de situations sociales qui existent et peuvent prétendre toutes deux à une reconnaissance par la loi. La polygamie est même officiellement admise dans les pays musulmans. Effectivement, qu’avez-vous à répondre quand elle concerne des « adultes consentants ». Qu’elle va contre la dignité des femmes ? On peut en dire autant de la sexualité libre…
Je trouve cet article affligeant. Il révèle une méconnaissance de la société actuelle, et un ravissement dans les préjugés hétérosexistes de la société.
Je ne reviendrai pas sur les autres arguments qui ont bien démontés par certains mais une chose me tient à coeur : « On nous assure qu’aujourd’hui, en France, 35 000 enfants seraient élevés par des couples homosexuels. Je ne sais pas d’où vient ce chiffre et quelle est sa fiabilité, mais admettons ! L’argument développé veut alors de dire que ce fait doit désormais créer le droit, sinon beaucoup d’enfants vont en pâtir ! L’argument est bien sûr spécieux. »
Monsieur Rozenczveig, oui il y a des gens homosexuels qui ont des enfants. il y a aussi des bisexuels. Il y en a qui ont découvert tardivement leur homosexualité. Il y en a qui veulent des enfants assez pour aller en concevoir avec le sexe opposé même si elles n’en ont aucune envie. Mon oncle a deux enfants de 20 ans et est sorti du placard il y a environ 8 ans. La transition a été difficile pour eux ? oui bien sûr. Est-ce qu’en tant qu’enfant de mère monoparentale j’ai eu des commentaires étranges de parents ou d’enfants : oui bien sûr. C’est la vie Monsieur. Il y a des gens qui ne peuvent pas s’empêcher de faire des commentaires et des jugements sur la vie des autres, parfois motivés par leurs propres insécurités, souvent parce que ça leur permet de pas se poser de questions sur la leur. Ça ne traumatise pas la plupart des enfants.
L’intérêt supérieur de l’enfant est d’être dans une famille aimante et qui prenne soin de lui. J’ai en horreur l’argument quelque peu sous-jacent à votre discours à savoir qu’il faut des études pour être surs que ces enfants vont être « normaux ». C’est pas nouveau des parents homosexuels. Il y a assez de cas pour montrer que ça n’amène pas à plus de problème. D’ailleurs, il serait bien de rappeler que ces parents homosexuels viennent de familles hétéro aussi.
En reconnaissant des droits identiques à tous les individus peu importe leur genre, leur orientation sexuelle ou leur origine sociale (je passerai sur nationale, autre débat) l’État sera enfin un État de droit. Je trouve ça lamentable que l’on refuse le mariage à des gens sous prétexte de leur orientation sexuelle, que l’on refuse l’adoption alors que ce sont tous des choses qui se passent avec ou sans l’aval de l’État et qui ne sont pas illégales (i.e. le PACS, avoir des enfants tout en ayant des pratiques homosexuelles). L’État ne fait que réenforcer une vision passéiste de la famille.
Courageux de la part du gouvernement ? Laissez moi rire ! Courageux ça serait de refuser à tous les intégristes et à tous les intolérants d’imposer une vision de la vie sur NOS vies.
Sophie, hétéro, issue d’une famille monoparentales.
PS : En tant que fille d’une mère monoparentale (pas de père sur mon acte de naissance, et c’était totalement volontaire des deux parts) non je n’ai légalement pas de père. Alors faudrait déjà arrêter avec les tout le monde a un père et une mère. Oui tous le monde a des chromosomes, on va loin avec cet argument. Pourquoi faire des difficultés à des parents monoparentaux qui voudraient adopter ?
Sophie : La monoparentalité multiplie par quatre la mortalité infantile. Voilà pour les faits objectifs (il est difficile d’évaluer statistiquement les conséquences psychologiques mais parlez-en avec des pédo-psychiatres)
L’adoption par un couple homosexuel ?
http://uniqueetcommun.blogspot.com/2009/11/ladoption-par-un-couple-homosexuel.html
Qu’il est réconfortant de lire un article qui ne cède pas au politiquement correct, ni a la mode un peu lâche consistant a jeter aux orties tous les principes et toutes les valeurs qui ont fonde et soutenu notre société jusqu’à ce jour! Et que ceux qui prônent un laxisme toujours plus grand de la Loi ne s’etonnent plus ensuite de la déliquescence de notre société dans tous les domaines. Sodome et Gommore sont en vue!
Bonjour,
Je comprends bien la portée du débat néanmoins de nombreux arguments développés ici me paraissent douteux :
– pourquoi sans cesse opposer les couples homosexuels et les couples hétérosexuels ? Nous sommes dans une société où l’on parle de lutter contre les discriminations et dans laquelle les citoyens affirment haut et fort ne pas être homophobes ou du moins avoir l’esprit large…. toutefois en opposant systématiquement ces 2 formes de couple, le fait est que l’on induit automatiquement une différence de perception, une hiérarchie entre les 2 (les bons et les mauvais), et de la discrimination.
– Pourquoi lorsque l’on aborde la parentalité, on aborde la filiation. N’y a-t-il pas à être précis dans ce débat et parler de la parentalité et de la parenté ? Les 2 ne renvoyant pas aux mêmes fondements.
– Pourquoi nécessairement aborder des cas extremes lorsque l’on aborde l’homoparentalité ? Prostitution…. en est un exemple.
N’oubliez pas que lors des débats du PACS, on a parlé de zoophilie de pédophilie…. et même de pacs entre frères et soeurs (d’inceste donc ?).
Tout démontre actuellement que tout cela n’était que fantasme…
En quoi les homosexuels font-ils tant fantasmer les hétérosexuels ?
– Enfin pourquoi ne parle-t-on pas de ces couples hétérosexuels en recherche absolue d’enfants et qui vont jusqu’à voler des enfants dans des pays étrangers… sans s’attarder sur les séquelles d’un tel traumatisme chez l’enfant adopté ? La société cautionnerait-elle ces pratiques pour les couples hétérosexuels parce que eux « sont normaux et garantiront un bon environnement pour l’enfant » ? Quide de L’intérêt de l’enfant dans ces cas là ?
Sans parler des médecins qui autorisent des femmes (hétérosexuelles s’il fallait le préciser) à enfanter à 63 ans.
– Les parents héroinomanes, aclooliques, des parents de 14 ans, des parents endettés jusqu’au cou, des parents maltraitants, des parents chômeurs en fin de droit, des parents handicapés, des parents ayant des casiers judiciaires : ces personnes là se posent-elles la question de leur parentalité, de leur filiation ? De ce que vont engendrer comme séquelles psychologiques leurs agissements sur un enfant qui aura leur sang, leur gêne ? Quel traumatisme pour un enfant devenu adulte de savoir que dans sa filiation ses parents étaient « marginaux » ?
Est-ce que la société n’a pas à légitimer là dessus non plus ?
Qu’en pense l’église ?
encore des milliers de questions à aborder pour prendre de la hauteur.
Arrêtez de regarder les homosexuels de haut comme vous le faites.
Quelle légitimité avez vous pour affirmer qu’il faut faire une loi, pas de loi… etc… ? Votre hétérosexualité ?
Les homosexuels sont identiques aux hétérosexuels. Malheureusement pour certains…
Il n’y a pas de suprématie de l’un vis à vis de l’autre mais bien un principe d’égalité à respecter : le fait d’être tous des citoyens à part entière (sur le plan des droits mais également des devoirs).
Or actuellement les droits des homosexuels sont largement inférieurs aux droits des hétérosexuels, par contre en terme de devoirs, sachez que les homosexuels paient plein pot (impots, cotisations sécu, cotisation chomage, loyer, taxes diverses….).
Pourquoi ?
Pour Mike qui a écrit : Sophie : La monoparentalité multiplie par quatre la mortalité infantile. Voilà pour les faits objectifs (il est difficile d’évaluer statistiquement les conséquences psychologiques mais parlez-en avec des pédo-psychiatres)
Mike, d’où tirez-vous ces chiffres svp?
Pour Emmappel toujours. Voici un texte trouvé tout simplement/facilement sur Wikipedia (tapez « homoparentalité) :
De nombreux doutes sont régulièrement exprimés quant à la validité des études réalisées essentiellement par les opposants à l’homoparentalité. En particulier, les critiques portent sur les mauvais échantillonnages réalisés (couples choisis pour les études et non sélectionnés aléatoirement, sélection de groupes de contrôle – couples hétérosexuels – inadéquats…) et sur l’absence de suivi des enfants sur la durée (difficultés à suivre le développement de l’enfant de sa naissance ou de son adoption jusqu’à l’âge adulte). Les adversaires de l’homoparentalité arguent que les études ne sont pas fiables parce qu’elles présenteraient trop de biais.
Il est pratiquement impossible de transformer une relation sociale complexe telle que la relation parent-enfant en éléments complètement quantifiables et ceci est vrai quelle que soit la population étudiée. Les études basées sur une méthode qualitative par entretiens ne prétendent pas avoir une représentativité statistique.
Du fait de l’« invisibilité » des gays et des lesbiennes à cause de l’homophobie et du regard social, on ne peut pas savoir si les participants d’une étude sont représentatifs de tous les homosexuels. Les échantillons statistiques seraient trop petits, constitués de quelques dizaines à quelques centaines et ne pourraient être représentatifs. Lorsqu’on sait que mille personnes suffisent à représenter la population française dans son ensemble, la taille des échantillons pour étudier les familles homoparentales ne semble pas ridicule compte tenu du fait que cette population est également petite (entre 4 à 10% de la population générale).
Faire une étude de cohorte, c’est-à-dire suivre des enfants depuis leur plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte, ne peut pas concerner des centaines d’enfants mais seulement une ou deux dizaines ;
Si les effectifs apparaissent quelquefois assez faibles, le cumul des études est suffisant pour la prise en compte des résultats. Certaines études portent sur des centaines de participants. L’étude sur les familles homoparentales33 de Suzanne M. Johnson et Elizabeth O.Connor, réalisée en 2001, porte sur un échantillon de 415 personnes. En France, Martine Gross, sociologue au CNRS, a réalisé plusieurs études34 portant sur plusieurs centaines de parents, qui confirment la banalité des familles homoparentales, confrontées aux mêmes joies et peines que les familles plus traditionnelles. En tant que sociologue, elle ne se penche pas sur le développement psychologique des enfants élevés par des parents homosexuels.
Les couples homosexuels ne seraient pas sélectionnés de façon aléatoire, et seraient choisis par d’autres personnes sélectionnées ou par des associations de défense des droits des personnes homosexuelles. Les participants ne sont pas choisis. Les chercheurs, pour étudier une population qui n’est pas particulièrement visible, du fait de la non-désirabilité sociale de l’homosexualité, n’ont pas d’autre choix que de s’adresser au réseau associatif gay et lesbien ou à la presse spécialisée. Les associations homosexuelles sont certes militantes mais leurs adhérents sont pour 90% d’entre eux des gens qui veulent rencontrer d’autres personnes comme eux et qui ne sont pas particulièrement militants.
Il est extrêmement difficile de contacter des gens hors association et même en passant par voie de presse, il n’est pas exclu de retomber sur des membres d’associations ou des personnes encore plus militantes que celles appartenant à une association de parents homosexuels.
Ensuite la méthode « boule de neige » pour recruter des personnes est bien connue des sociologues : il s’agit de demander à une personne qui a accepté de se soumettre à l’enquête si elle peut indiquer au chercheur d’autres personnes qui d’après elle, pourraient accepter de répondre. C’est une méthode largement utilisée en sciences sociales.
Les études qui se sont penchées sur les familles homoparentales et leurs enfants sont aussi fiables que peuvent l’être les études dans d’autres domaines du développement de l’enfant et de la psychologie.
Les études en question ont été publiées dans des périodiques à comité scientifique très sélectifs, dont les standards représentent un consensus d’experts sur les standards scientifiques pour la recherche sur le développement de l’enfant. Ces périodiques incluent Child Development et Developmental Psychology, deux journaux reconnus pour leur sérieux dans le champ disciplinaire du développement de l’enfant.
Sans rentrer dans les batailles de méthodes entre les tenants de la quantification et ceux des approches qualitatives, les tenants de la psychanalyse et ceux des théories cognitives, les centaines d’études présentées dans le « guide bibliographique de l’homoparentalité 2007 » de l’APGL sont le reflet de la diversité des approches. Les protocoles utilisés sont validés par la communauté scientifique des différentes écoles de la discipline concernée.
Les critiques de ces études sont donc des attaques « biaisées » de méthodes validées en sciences sociales. Elles ne soulèvent par ailleurs aucune objection sur des études pourtant moins rigoureuses et généralisables portant par exemple sur l’impact du divorce sur les enfants. Ces critiques concernent les études sur l’homoparentalité non pas à cause des méthodologies qu’elles utilisent et qui seraient différentes ou inférieures à celles utilisées dans la plupart des études sur les relations familiales, mais parce qu’il s’agit de s’opposer politiquement à l’égalité des droits en matière de famille pour les gays et les lesbiennes.
Les textes cités par les détracteurs de l’homoparentalité tels que ceux de P. Morgan35 en Grande Bretagne ou celui de Joy Holloway36 ou encore de Fontana, Martinez et Romeu30 en Espagne, ne sont pas des études scientifiques, mais des compilations critiques de textes épars. Leurs auteurs n’ont procédé à aucune étude sur le terrain, ils n’ont vu aucun parent gay ou lesbien, ni aucun de leurs enfants.
Ils dénoncent l’orientation sexuelle supposée de certains auteurs (de l’American Psychological Association), la partialité ou le « politiquement correct » d’autres auteurs (de l’Association américaine de pédiatrie), qui concluent à l’absence de dommages pour les enfants (2002). Cette méthode consistant à mettre en avant une supposée partialité des auteurs peut tout à fait se retourner contre les détracteurs de l’homoparentalité. Ces auteurs critiques sont eux-mêmes des membres du Christian Institute (Grande Bretagne) ou des militants des milieux catholiques conservateurs ayant tenté en vain de s’opposer à la modification de la législation espagnole en 200530. Le texte de Fontana, Martinez et Romeu a été décrédibilisé lors des travaux parlementaires ayant donné lieu à la nouvelle législation espagnole sur l’adoption. Ces auteurs s’étaient vus opposés un contre-argumentaire pertinent de la part de la Fundacion Triangulo por la igualdad social de gais y lesbianas lors de l’audition parlementaire du 6 juin 2005, intitulé : « no es verdad « no es igual » (« ce n’est pas pareil ne dit pas la vérité »).
De même le texte de Fontana, Martinez et Romeu a été contredit en Espagne par les nombreux travaux de l’équipe de Maria del Mar Gonzalez37
Ces militants conservateurs se sont emparés de l’étude de Golombok38 ou de celle de Stacey et Biblarz39 pour mettre en avant et exagérer les résultats qui pouvaient accréditer leurs thèses. Stacey et Biblarz indiquent en effet dans leur synthèse des études (2001), qu’il existerait quelques (rares) différences entre les enfants élevés dans un foyer homoparental et les autres.
Aucune de ces différences ne s’applique cependant à l’estime de soi, au bien-être, au développement psychologique ou à l’ajustement social des enfants. Ces différences de plus, ne sont pas des déficits mais plutôt des avantages. Par exemple, de nombreuses études montrent que les co-mères partagent de manière plus équitable que les couples hétérosexuels les tâches domestiques et parentales et les résultats indiquent que les enfants tirent un bénéfice de ce partage égalitaire.
Quelques études montrent que les lesbiennes s’inquiètent moins que les parents hétérosexuels de la conformité aux normes de genres pour leurs enfants. Aux yeux des auteurs « conservateurs », ces différences sont préoccupantes.
Autre chose qui est franchement affligeant: Vous dites que cette femme a 48 ans pour vous moquer de l’idée qu’elle puisse adopter un enfant. Mais ça fait 11 ans (ONZE!) que le tribunal du Jura lui dénie le droit d’adopter. Elle avait 37 ans quand elle a commencé.
De plus, il n’y aucune loi (bien heureusement) contre le fait qu’un homme puisse enfanter un enfant à 70 ans. Personne ne va lui dire que l’enfait doit être avorté. Donc votre critère d’âge – voilà un commentaire sexiste.
@Mike : citez moi votre étude svp, c’est juste ridicule. Je doute que ça soit une vraie stat, ensuite il faudrait contextualiser un peu. Qui est monoparental ? de quel milieu socio-économique vient cette personne ? Quel est l’état de santé de ces enfants ? Quel âge a le parent ? Qu’est-ce qui a mené à la monoparentalité ? Est-ce que ceux qui adoptent ont le même profil ?
Des stats ça se contextualise. Enlevez tous les enfants aux monoparentaux et aux homosexuels ! allez si on pouvait le faire juste avec les conservateurs on sauverait bien plus d’enfants des troubles de ne pas pouvoir avouer leur homo/bisexualité à leurs proches ! Que d’arguments spécieux qui ne résistent pas aux faits de la vie.
jpc : C’est un fait, il n’y a pas d’étude scientifique valable à ce jour. Sur quoi pourraient-elles être fondées ? Des enquêtes de satisfaction ? Sans compter qu’il y a quelques chances qu’elles ne soient pas dépourvues de partialité idéologique. Pour la monoparentalité j’ai évoqué les chiffres de mortalité infantile non qu’il soit en lui-même plus intéressant qu’un autre mais parce qu’il est indiscutable. On peut toujours dire qu’un enfant grandit bien, n’a pas de problème, etc. c’est subjectif. On recense les familles monoparentales, on compte les décès chez les adolescents (par suicides, accidents, maladies, overdoses, peu importe) et on compare avec un groupe témoin de familles biparentales, il s’agit de données précises.
« La monoparentalité multiplie par quatre la mortalité infantile. Voilà pour les faits objectifs »
Ne confondriez vous pas corrélation avec causalité ? Or seule une relation de causalité vous autoriserait à indique que la « La monoparentalité multiplie par quatre la mortalité infantile ».
« (il est difficile d’évaluer statistiquement les conséquences psychologiques mais parlez-en avec des pédo-psychiatres) »
Des pédopsychiatres qui comme vous confondront leurs croyances et leurs observations ?
L’étude sur la monoparentalité a été publiée dans le Lancet le 25/02/03. Elle est prospective, comparative, à grande échelle et sert de référence.
Les procédures d’adoptions sont extrêmement dures et encadrées. Je pense que n’importe quel couple, s’il s’avère qu’il est stable et qu’il réunit les conditions d’adoption, a le droit d’adopter un enfant. Et cela indépendamment de l’attirance sexuelle des personnes qui le composent.
Ce genre de procédure est un parcours du combattant, ça ne sert à rien de rendre encore plus complexe une situation pour des personnes qui se sentent prêtes à accueillir un enfant.
@Mike : vous êtes vous déjà demandé si le mal-être des enfants issus de familles monoparentales, recomposées ou homosexuelles ne vient pas d’attitudes comme la votre ? De préjugés si persistants que les adultes font toujours un commentaire à ce sujet ? Qu’il leur est difficile de trouver sur quoi s’appuyer dans une société qui leur dit qu’ils sont des délinquants et des déviants en puissance ?
La monoparentalité multiplie par quatre la mortalité infantile, c’est un fait. Pour la causalité, je vous laisse en penser ce que vous voulez. A noter que la pauvreté a été évoquée mais récusée car là aussi il y a des données chiffrées (revenus, aides sociales, etc.)
en voilà un texte bien sexiste aux relents homophobes… Il se trouve que c’est un fait mon cher monsieur, c’est un fait que lorsqu’on annonce son homosexualité lors d’une procédure d’agrément on n’a jamais l’agrément ! Jamais ! Et ce bien que cela soit contraire à la loi… Voilà l’avancée d’aujourd’hui : que la loi non discriminatoire soit enfin appliquée ! Et si la loi avait été correctement appliquée cela ferait 10 ans que cette femme aurait eu son agrément… Quant à vouloir rapprocher la prostitution à l’homosexualité pour justifier « qu’un comportement sexuel pourrait amener à s’interroger sur l’opportunité de confier un enfant à une personne »… c’est vraiment abject… vous me dégoûtez…
@ mike; vous écrivez : La monoparentalité multiplie par quatre la mortalité infantile, c’est un fait ; or d’après ce que vous dites vous m^, ce n’est pas un fait ms une construction statistique, désolé; les autres éléments de ma réponse sont les ^m que ceux donnés dans les posts des autres personnes qui vous ont répondu ; j’ajoute juste que l’homoparentalité n’est pas assimilable à la monoparentalité
Toujours ce même débat stupide. Peu importe ce que l’on peut avancer comme arguments, les homophobes bien à l’abri derrière leur hétérocentrisme archaïque continueront toujours de considérer les homosexuels comme des sous-êtres, voire des erreurs de la nature. Leur confier des enfants? Quelle horreur! Pauvres petits êtres sans défense qui seraient à la merci de ces pervers dégénérés!
Au contraire, chaque enfant doit avoir un père et une mère capables de leur apprendre les véritables valeurs familiales (de la France de Pétain?), et surtout la haine des pédés. Comme ça, leurs chères têtes blondes auront bien raison d’insulter à la récré leurs petits camarades élevés par des couples homosexuels, ce qui justifiera d’autant plus le rejet de ce schéma familial pour le bien de l’enfant. La boucle sera ainsi bouclée, et le débat pourra continuer, encore et encore, toujours en stigmatisant un peu plus toute une partie de la population.
C’est une tradition millénaire que de se trouver un ennemi afin de se rassurer sur ses certitudes et d’affirmer sa place au sein d’une communauté. Il serait peut-être temps d’évoluer, non?
« Faut il aller jusqu’à donner deux pères légaux ou deux mères légales à un enfant en plus de ses géniteurs ? »
Bien sur que non il ne le faut pas, ça serait juste céder à la démagogie ambiante, mais un enfant n’a pas 2 pères ou 2 mères sauf dans la tête de certains bobos et autres démago.
Un enfant à un père et un enfant à une mère. Ca c’est la réalité, tout le reste n’est que du vent dans le seul but de satisfaire des pseudos revendications identitaires où certains veulent s’approprier des enfants.
Mais un enfant c’est un père et une mère et non pas 2 pères ou 2 mères mais ça ne plait pas aux démago
Je pense que le débat de l’agrément ou non à des couples homosexuels est un leurre.
Comme le dit très bien l’article, l’agrément n’est qu’un « permis d’adopter », après commencent les vraies démarches vers un enfant adoptable. Or, s’il y a hélas des millions d’enfants abandonnés dans le monde, il y a très peu d’enfants légalement adoptables.
Soit, cette femme a l’agrément. Je crains qu’elle n’aille au devant d’une grande déception : un conseil de famille, en France, ne lui confiera pas d’enfant. Et au bout de trois passages en conseil de famille sans aboutir, on est rayé des listes. Quand à l’adoption internationale pour une femme célibataire homosexuelle de son âge, je lui souhaite beaucoup de courage pour trouver un pays acceptant son dossier. Madagascar peut-être, avec des années d’attente. Quel âge aura-t-elle alors ?
Le problème a déjà été soulevé ici : vu le nombre d’enfants adoptables, il faudrait faire passer des couples homosexuels avant les couples hétérosexuels ?
Un enfant adopté est un enfant qui vivra toute sa vie avec une particularité : celle d’avoir été abandonné. Dans la société d’aujourd’hui, avoir des parents homosexuels est aussi une particularité : expliquer à l’école qu’on a deux mamans, le regard de l’autre, etc. Cela se passe souvent très bien. Mais tout ceci s’ajoute dans le vécu de l’enfant, qui a déjà son abandon à surmonter. Or, comme le concluait très justement l’article, l’adoption ne prend pas en compte les désirs des adultes, mais les besoins de l’enfant. Point barre. Un enfant ne doit pas servir les besoins d’une cause, toute juste et noble soit elle.
Avec ce jugement d’agrément, on est bien loin du vrai débat.
@ onigh : merci pour votre argumentation développée, fine et puissante
Je n’ai pas dit que l’homoparentalité est assimilable à la monoparentalité mais qu’une étude fiable est fondée sur des comparaisons de groupes à effectif important et selon des critères méthodologiques précis et indiscutables. Les chiffres de mortalité ne sont hélas pas des vues de l’esprit.
Le numéro du Lancet que vous citez n’existe pas… il y en a eu un le 22/02/2003 mais il parle de l’Irak.
c’est fou comme certains sont rapides à nier l’identité des gens : on ne peut pas ne pas avoir de père : si, si, c’est très possible. Vous ne voulez pas que ça soit possible c’est une autre histoire. C’est même très compliqué. Avortement pour toutes les femmes en cloque de gars qui se cassent dès qu’ils entendent le mot ‘enceinte’ ?
Définissez donc ce qu’être français que je puisse enfin légitimement nier votre identité !
Sur ce je laisse ce débat, j’ai des choses plus productives à faire que de répondre à du monde qui aiment ses petits préjugés et se rappellent de numéros du Lancet qui n’existent pas mais qui servent de référence à on ne sait qui.
Caricature amusante !
« Et toi tu voudrais quoi pour ta Saint-Nicolas ? »
http://file2.ws/voudrais
Ya déjà assez de « fous » dans la société (suffit de prendre le métro pour voir que certains dijonctent avec la société « moderne »)
Avant de confier des enfants a des homosexuels il faudrait faire des études sérieuses et profondes afin d’être sûr que ça ne nuisent en rien leur équilibre (et leur futur équilibre) mental.
Pardonnez moi mais j’ai comme un doute.
L’étude publiée dans le Lancet existe, elle est très célèbre. J’avais lu l’intégralité de l’étude qui est disponible sur simple inscrption sur le site du Lancet. Je ne vais pas rechercher à nouveau mais voilà une référence que je viens de trouver sur le web Lancet, janvier 2003 ; vol. 361 : p. 289-295
bonjour à tous, je suis une femme homo de 34 ans,en couple depuis 6 ans. Bon,ça c’est pour les présentations! Je pense que le désir d’enfant est un désir naturel,instinctif et qui passe par la tête,le coeur et/ou les tripes de la plupart des femmes. Cette question « serions-nous à la hauteur pour élever un enfant? »,je me la pose et me la repose fréquemment.La plupart du temps,dans un couple homo,cette question d’enfant est tellement profonde et sensible,qu’il est difficile d’y trouver une réponse rapidement.Le cheminement est long et semé de questions,pour ma part,je me projette tellement (environnement de l’enfant,école,camarades de classe,parents d’élèves…etc…etc…) que parfois j’ai du mal à y voir clair! Elever un enfant quand on est homo soulève tellement de questions,quand,comment mais aussi pourquoi? J’imagine qu’un couple hétéro passe par moins de questionnements… A la question « pourquoi? »,je dirais aujourd’hui que ce n’est pas de l’égoïsme (même si ça a dû l’être au début),je dirais que c’est la certitude d’avoir un environnement solide et sain,des règles de vie saines,et la possibilité de transmettre à un enfant un certain nombre de valeurs,d’avoir les épaules la tête et le coeur pour l’accompagner dans sa vie…
A la question « comment? », je répondrais que je n’en sais rien. Il est évident que techniquement,faire un enfant,c’est pas compliqué,j’ai vu ça à la télé 😉 mais ça implique de trouver un gentil monsieur dont je ne suis pas amoureuse et donc…de faire comme à la télé! Il y a,bien entendu,d’autres solutions en passant par l’insémination ou autres pratiques médicales (totalement possibles en Espagne ou Belgique). Et puis il y a cette question d’adoption,qui vient souvent taquiner mes pensées…voilà ce que je me dis: d’un côté un enfant ou un ado qui n’a pas démarré sa vie par les chemins classiques,d’un autre côté,nous,ma compagne et moi,qui ne marchons pas non plus sur les sentiers classiques de la société…ne pourrait-on pas faire ce chemin ensemble,sans faire de mal à personne,juste être bien ensemble à la manière classique d’une famille qui s’aime? Voilà comment je vois les choses sans affirmation ni généralité. Je ne demande rien,je me pose simplement des questions sur ce « débat » concernant les homo au même titre qu’un hétéro classique 😉 Bonne journée à tous.
vous dites que l’homoparentalité n’est pas assimilable à la monoparentalité…
or, c’est souvent ce qui se passe dans les faits: seule une des deux personnes de même sexe élevant un enfant (qu’il soit adopté ou obtenu par d’autres « méthodes ») a juridiquement des droits sur cet enfant, à la mort de celle-ci ou si le couple décide de se séparer, l’autre personne n’a, aux yeux de la justice, aucun droit sur l’enfant…
alors, oui, il faut changer quelque-chose, mais pas nécessairement en ayant une vision manichéenne des choses : ceux qui sont contre l’homoparentalité ne sont pas nécessairement homophobes et les autres ne sont pas nécessairement des dépravés ayant perdu tout ses moral !!
L’adoption par des couples homosexuels doit obeir à deux règles :
1- Rester exceptionnel et en dernier ressort (par rapport aux autres couples hétéro « normaux » candidats)
2- S’être assuré que ces couples ont eux-mêmes une vie « équilibrée » (à définir)
Je pleure en lisant certains commentaires ;(